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Taux de reussite dans les facultes de l’uac: Quel lien entre effectif pléthorique et échec massif ?

Taux de reussite dans les facultes de l’uac: Quel lien entre effectif pléthorique et échec massif ?

Taux de reussite dans les facultes de l’uac: Quel lien entre effectif pléthorique et échec massif ?

UacLa Faculté des Lettres arts et sciences humaines est la plus grande faculté de l’Uac en termes d’effectif. Mais elle n’est pas celle qui affiche le plus grand taux d’échec. Sur les deux dernières années académiques (2012-2013 et 2013- 2014, puisque l’année 2014-2015 est encore en cours dans certaines facultés), la Faculté de droits et de sciences politiques est la faculté qui a le plus faible taux de réussite à l’Uac. Selon les données du service de statistiques de l’Uac. En 2012-2013 la Fadesp avait 10 815 étudiants. Un chiffre qui passe à 6528 étudiants 2013-2014. Et pourtant le taux de réussite en 2013 était de 21,3 % et en 2014 il était de 11,6 %. Pendant ce temps, pour un effectif de 29 053 étudiants en 2012-2013, la Flash a eu un taux de réussite de 37,5 % et l’année qui a suivi 38,1 % des 32 379 étudiants du premier cycle était admis. La Faculté des sciences économiques et gestion (Faseg) a connu un taux de réussite de 31,2 % pour 10 199 étudiants inscrits au premier cycle pendant l’année 2012-2013. L’année suivante, la faculté a enregistré un taux de réussite de 31,9 % pour 9743 étudiants inscrits. La Faculté des sciences et techniques (Fast), quant à elle présente un taux réussite 36,7 % pour 9139 étudiants inscrits en 2012-2013. En 2013- 2014, 38,2 % des 8444 étudiants inscrits à la Fast sont passés en année supérieure.

Si on doit suivre la logique selon laquelle, plus il y a d’étudiants, plus il y a d’échecs, la Flash aurait le taux de réussite le moins élevé. Ce qui n’est pas actuellement le cas. Sciences douces et sciences dures Dans un raisonnement où on dit que les sciences exactes sont plus difficiles à étudier que les sciences sociales et humaines, on peut mettre la Flash et la Fadesp d’un côté et Fast et Faseg de l’autre. Et même de cette manière, la Fast aurait probablement le taux d’admission en année supérieure le plus faible. Une telle considération ne tiendrait pas compte du nombre de filières par faculté. Sur les deux dernières années académiques achevées, la Fadesp est passée de 21,3 % de taux de réussite à 11,6 % pour un effectif décroissant. Pendant que la Flash passait de 37,5 % à 38,1 % pour un effectif d’étudiants croissant avant la licence. On pourrait être tenté de conclure que dans ce cas, il n’y a pas de relation réelle entre l’effectif d’une faculté de l’Uac et son taux de réussite.

Mais à la Fadesp, il n’y a qu’une seule filière avant l’année de licence. Donc une seule première année et une seule deuxième année pour toute la faculté. En 2013-2014 par exemple, il y avait 5349 étudiants en première pour un taux de réussite de 8 %. En deuxième année pour 1179 étudiants, il y a eu un taux de réussite de 27,8 %. Dans ce cas quand le nombre d’inscrits a diminué le taux de réussite a augmenté. Le rapport devient entre inscrits et taux de réussite devient plus clair. A la Flash, il y a plus de filières qu’à la Fadesp. Ce qui permet une répartition du gros effectif par filière. À part la géographie qui malgré le nombre élevé d’étudiants fait un taux d’admission en année supérieure meilleur que les autres filières, les autres filières, plus il y a d’étudiants, plus il y a d’échecs. On n’est alors tenté de conclure que la politique qui consiste à envoyer les étudiants vers les centres universitaires est appropriée. Mais si ce sont les mêmes enseignants qui doivent enseigner dans ces centres, le résultat risque d’être décevant.

Gbenato Carolle TONOUKOUEN

Le Héraut
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Créé en novembre 1988, LE HERAUT est le tout premier journal des étudiants du Bénin. Informer, former, éduquer et divertir les membres de la communauté universitaire et la nation, tels sont les buts essentiels de ce mensuel. Pionnier dans la naissance et la floraison d’une presse privée libre et plurielle au Bénin, Le HERAUT fait office de lieu de baptême pour nombre des grandes plumes de la presse nationale et d’école de journalisme par défaut pour qui sintéresse au métier. Membre du Carrefour International de la Presse Universitaire Francophone (CIPUF) et initiateur de l’Union des Presses Universitaires Francophones de lAfrique de l’Ouest (UPUFAO), LE HERAUT a un lectorat potentiel de plus de cent mille étudiants (100.000) étudiants répartis sur tous les campus universitaires du Bénin. Le Héraut est entièrement conçu et réalisé par des étudiants venus de divers facultés, instituts ou écoles.

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