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GESTION URBAINE DES DÉCHETS SOLIDES : Des mesures plus idoines pour la convenance du projet le Grand Nokoué

Alors que « Gestion municipale des déchets solides » est le thème choisi pour commémorer la 33e Journée mondiale de l’habitat, dont le lancement officiel des manifestations au Bénin s’est tenu à Sèmè-City le lundi 1er octobre dernier, José Didier Tonato, Ministre du Cadre de vie et du Développement durable, procédant audit lancement, a pris la balle au bond pour remettre en mémoire le projet du grand Nokoué, l’un des plans pouvant permettre de gérer au mieux les déchets solides dans cinq communes. La prise en compte des actions plus appropriées, à cet effet, semble nécessaire.

1 642 500 tonnes environ est l’évaluation de la quantité de déchets solides ménagers produite par an par les populations béninoises. Si le ministre du Cadre de vie et du Développement durable a fait savoir cette quantité déchets ménagers, lors de son allocution du lancement de la 33e Journée mondiale de l’habitat, la preuve que le quotidien des béninois dans certaines grandes villes comme  Cotonou, Porto-Novo, Abomey-Calavi et autres est confronté à un sérieux problème de gestion des déchets urbains n’est plus à démontrer. C’est ce qui explique également les raisons du gouvernement du président Patrice Talon à initier le projet le Grand Nokoué qui doit être opérationnel dans cinq commune où près de 350 000 tonnes de déchets sont produits annuellement. Une opérationnalisation qui, aux dires de l’autorité, consiste à la pré collecte, la collecte et le transfert des déchets, le traitement et la valorisation de ces derniers, l’enfouissement sanitaire des résidus non valorisables.

Une autre alternative

Aux vues de ceci, des interrogations sont suscitées. Quels résultats, autre qu’habituel, espérer ? Puisque des initiatives similaires d’antan entreprises n’ont fait, après s’être cognées la tête contre les murs, que chou blanc. Lesquelles initiatives consistent à la même pré collecte, à la collecte, à l’enfouissement…. Pour preuve, lors de l’événement, Augustin Houéssinon, Deuxième adjoint au maire par intérim de la ville de Cotonou a avoué : « Ce qui est vraiment capital pour nous, parce que s’il y a un mal dont souffre la commune de Cotonou aujourd’hui, c’est juste la gestion des déchets solides ménagers ; nous avons initié des programmes pour arriver à bout, mais nous n’avons pas pu… ». Au regard de cet échec, il convient de suggérer que la mise en opérationnalisation du projet le Grand Nokoué puisse être faite avec les spécialistes ayant acquis des connaissances avérées à cet effet. Pour une gestion optimale des déchets ménagers, le recours pourrait être fait, par exemple, à un centre comme celui de Toffo géré par Madoché Sèwanou où à partir de ces déchets le gaz domestique, l’énergie électrique et autres peuvent être mis à la disposition des populations. Un appui financier en vue d’une bonne organisation du projet aussi bien que des séances de communication et d’information à l’endroit des populations serait non moins important. Il serait également nécessaire que la phase pilote du projet ne soit guère un subterfuge politique.

Fidégnon HOUÈDOHOUN

Le Héraut
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