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Chronique Culturelle : Le vodoun ne tue pas, il est une culture !

Chronique Culturelle : Le vodoun ne tue pas, il est une culture !

Chronique Culturelle : Le vodoun ne tue pas, il est une culture !

Le Bénin, terre du Vodoun est un pays démocratique et laïque. Et cette laïcité tire son fondement de la constitution béninoise. S’y tenant, tous les citoyens sont libres d’exercer la religion de leurs choix. Mais, il ne faut pas non plus manquer de rappeler que le Bénin par tradition est un pays aux multiples pratiques endogène. Reconnaître donc la valeur culturelle des pratiques basées sur le vodoun ne constitue donc pas une « chose diabolique » comme pourraient penser les déracinés culturels. Tant que le Béni-noir aura honte d’affirmer ses convictions culturelles, il pensera toujours que le vodoun est mauvais et diabolique. Honte, peur ou ignorance ? Ce qu’il faut rappeler c’est que chaque peuple à son identité culturelle et celui du Bénin passe par le vodoun.

Mettons donc un terme aux blasphèmes et autres outrages. Le vodoun ne tue pas. C’est la mauvaise foi de l’homme qui tue. Le vodoun ne fait pas de mal, le vodoun est juste trop obéissant. De sorte que, les humains qui le pratiquent, en manipulent l’action. C’est d’ailleurs la caractéristique positive du vodoun qui a permis à nos aïeuls de conserver le peu de vertu dont nous héritons aujourd’hui pour nous soigner avec les plantes. Alors, comme toutes les autres religions au monde, le vodoun est aussi une religion de paix. Ce n’est pas une question d’athéisme ou de théisme, mais il s’agit d’une question de considération, d’affirmation de ses identités et marques culturelles.

Dans la mythologie Fon, il n’y a qu’un Seul Dieu appelé « Mahu », l’indépassable, Sègbolissa, la pureté. Mais parlant du vodoun et des religions au Bénin, certains intellectuels par ignorance appellent ‘’dieux’’ certains messagers tels que (Hèbiosso, le tonnerre ; le Lègba ; le Sakpata, etc.), qui, dans les autres religions bien structurées comme le Christianisme ou l’Islam sont vus et considérés comme des Anges ou Saints Interlocuteurs de Dieu auprès des Humains. Le vodoun est une religion monothéiste ayant les mêmes structures de base que les autres religions prosélytes, l’Islam et le Christianisme à proprement parler. Il serait donc de l’acculturation de continuer à prendre pour vraie l’erreur monumentale calculée et développée par les premiers Blancs missionnaires. L’erreur à laquelle tous les Béni-noirs ont crédulement cru, et en laquelle continue de croire certains d’entre eux, qui consiste à sataniser ou à diaboliser vodoun. Pire encore que le vodoun tue. Non ! Non ! Point de blasphèmes et d’outrages. Le vodoun ne tue pas, c’est l’Homme qui est mauvais.  Le vodoun est une culture, il est l’identité du Bénin et chaque Béninois, qu’il le veuille ou non, en tient un lien intrinsèque. Cessons de reléguer le vodoun au second rang afin de permettre au Bénin de profiter des riches couleurs qu’il présente pour l’essor et le rayonnement culturels du pays. Et comme l’a dit Jean-Jacques Rousseau dans Profession de foi du vicaire Savoyard, il n’est plus question de dire si une religion est bonne ou mauvaise, diabolique ou divine. Ce qui importe, c’est d’apprécier la religion au regard de son utilité, par rapport à ce qu’elle apporte à l’Homme…

Par Hervé FADONOUGBO

Le Héraut
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Créé en novembre 1988, LE HERAUT est le tout premier journal des étudiants du Bénin. Informer, former, éduquer et divertir les membres de la communauté universitaire et la nation, tels sont les buts essentiels de ce mensuel. Pionnier dans la naissance et la floraison d’une presse privée libre et plurielle au Bénin, Le HERAUT fait office de lieu de baptême pour nombre des grandes plumes de la presse nationale et d’école de journalisme par défaut pour qui sintéresse au métier. Membre du Carrefour International de la Presse Universitaire Francophone (CIPUF) et initiateur de l’Union des Presses Universitaires Francophones de lAfrique de l’Ouest (UPUFAO), LE HERAUT a un lectorat potentiel de plus de cent mille étudiants (100.000) étudiants répartis sur tous les campus universitaires du Bénin. Le Héraut est entièrement conçu et réalisé par des étudiants venus de divers facultés, instituts ou écoles.

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