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Projet de réalisation cinématographique à Video Leader Formation : « Nous allons puiser dans notre culture et réaliser des films totalement béninois » dixit Didier TOULASSI

Didier Toulassi, PDG de VLF

Pour permettre à ses étudiants d’acquérir de l’expérience et en même temps promouvoir le cinéma béninois, Didier TOULASSI  le directeur de l’établissement  VIDEO LEADER  COM & MEDIA GROUP (vidéo leader formation) se lance désormais dans le cinéma. Découvrez ici, l’essence du projet.

Le Héraut : Qu’en est-il  du projet de réalisation cinématographique de VLF ?

Avant toute chose, il faut savoir que le cinéma est une source d’emploi inestimable. Ça vaut de l’or. En effet, l’industrie cinématographique génère des milliers d’emploi, ceci, sans oublier le profit pour tous les secteurs connexes. De ce fait, on peut comprendre aisément que le cinéma a quelque chose à faire dans la vie d’un pays comme le Bénin. Si le Nigéria, qui est juste à côté, est riche, c’est avant tout grâce à ses artistes, à son cinéma. Pendant ce temps, le Bénin ne fait rien.

Par rapport au cas spécifique de Vidéo Leader, en tant que maison de formation, de communication et de production, nous avons tout intérêt à nous investir dans le domaine, raison du projet. Par le passé, nous avons déjà fait les sauts dans le domaine du cinéma en faisant la co-production des films avec des partenaires. Nous avons eu à réaliser des films pour des institutions. Aujourd’hui, en réactivant ce pan de notre raison d’être, nous croyons, mieux que la formation, doper les connaissances de nos apprenants. Ce projet permettra d’utiliser efficacement les techniciens puisque ça ne sert à rien de former les jeunes et de ne pas les utiliser. Cela permettre également à nos étudiants  d’acquérir de l’expérience pour être plus compétent et en même temps faire la promotion du cinéma qui est une source de richesse.

Quels  genres de films voulez-vous réaliser ?

 Nous voulons réaliser des films qui répondent aux normes de l’Afrique  et qui parlent des réalités Afrique, de nos faits sociologiques, notre histoire, sachant  bien que chaque naissance, chaque être au Bénin est lié à une histoire ; des histoires qu’on pourrait bien moulées  pour obtenir de très bons films de société. Donc, nous n’irons pas chercher ailleurs d’autres choses. Nous avons déjà une culture très riche. Nous allons puiser dans notre culture et réaliser des films totalement béninois.

Qu’en  est-il de l’exécution du projet ?

Nous sommes déjà dans la phase active. Un casting a déjà été fait. De même, on a déjà finalisé les repérages et les rôles sont déjà distribués. Il ne reste donc que les derniers réglages pour démarrer le film.

Quelles sont vos ambitions pour le cinéma africain en général et celui béninois en particulier ?

Pour le cinéma africain, je ne veux pas trop rêver. Je préfère suivre les pas du Nigéria d’abord parce que si quelqu’un est plus fort que toi, il faut d’ abord l’imiter. Au-delà du Nigeria, nous avons la Côte-d’Ivoire, le Ghana et le Sénégal qui sont en avance sur nous. Donc, c’est petit à petit que nous allons faire ce travail-là. Et j’avoue que ce n’est pas le travail de vidéo leader seul, car vidéo leader n’a pas tous les moyens à lui seul pour faire cette compétition. C’est une cause commune autour de laquelle nous allons retrouver tous les acteurs actuels au Bénin. Malheureusement, ceux- ci ont été affaibli par le piratage.

Un mot de fin

Aux étudiants, je vais leur dire qu’il y a de l’espoir dans le travail et j’en suis un exemple. On peut quitter un point zéro pour aller à l’infini. Donc, c’est le travail, le travail et rien que le travail.

Réalisation : Frédéric  K. ACAKPO

Le Héraut
Le Héraut
Créé en novembre 1988, LE HERAUT est le tout premier journal des étudiants du Bénin. Informer, former, éduquer et divertir les membres de la communauté universitaire et la nation, tels sont les buts essentiels de ce mensuel. Pionnier dans la naissance et la floraison d’une presse privée libre et plurielle au Bénin, Le HERAUT fait office de lieu de baptême pour nombre des grandes plumes de la presse nationale et d’école de journalisme par défaut pour qui sintéresse au métier. Membre du Carrefour International de la Presse Universitaire Francophone (CIPUF) et initiateur de l’Union des Presses Universitaires Francophones de lAfrique de l’Ouest (UPUFAO), LE HERAUT a un lectorat potentiel de plus de cent mille étudiants (100.000) étudiants répartis sur tous les campus universitaires du Bénin. Le Héraut est entièrement conçu et réalisé par des étudiants venus de divers facultés, instituts ou écoles.

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