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Licence professionnelle en hôtellerie et tourisme de l’UAC :  Un pôle d’excellence vecteur de l’auto-entrepreneuriat

Alors que l’Université d’Abomey-Calavi faisait son petit bonhomme de chemin depuis les années 70 avec des filières littéraires, scientifiques, agronomiques, économiques, en management, etc., un désir de faire intégrer dans les offres d’enseignement, des formations en hôtellerie et en tourisme s’est fait pressant. C’est ainsi qu’il a été créé en 2014, la filière professionnelle en hôtellerie et tourisme qui déjà, compte trois promotions dans ses rangs. Mais de quoi retourne en réalité cette filière professionnelle et quelles sont les opportunités dont ils regorgent ? C’est en réponse à cette question que votre journal s’est fait le devoir d’aller à la découverte de cette prestigieuse unité de formation qui fait déjà des merveilles sur le marché de l’emploi.

Aussi banals qu’elles puissent paraitre aux yeux de certains, l’hôtellerie et le tourisme sont deux piliers porteurs d’avenir et constituent des pôles de développement d’une nation qui se veut prospère. C’est en arrimage à cette réalité des plus évidentes qu’à l’université d’Abomey-Calavi, certaines autorités, de par leur ingéniosité et pourvues d’une vision plus large, se sont résolues à l’idée de la création d’une filière professionnelle en hôtellerie et tourisme puisque ce haut lieu de savoir n’en disposait pas. En effet, cette initiative a donc commencé en 2013 avec l’étude du marché et donc l’offre a été validée en 2014 par l’intermédiaire d’un arrêté rectoral pris par le professeur Brice Sinsin, recteur d’alors, qui a créé la convention. Fruit de l’initiative du professeur Expédit Vissin, cette unité de formation en hôtellerie et tourisme est la toute première école dans ce secteur sur le plan national qui soit logée dans une université publique. Elle est dirigée par le Professeur Expédit VISSIN, coordonnateur général ; Dr Martin GBEDJI SOKPA, coordonnateur adjoint ; Dr Marc SOHOUNNON, directeur des études de la formation ;  Dr Luc D. DOUGNON, responsable chargé des stages. Elle compte environ  320 étudiants, les trois années confondues et environ 80 enseignants. Les formateurs de cette école proviennent du monde professionnel. Ce sont entre autres des directeurs d’établissements touristiques ou des directeurs de centre de loisirs.

Ce centre est appuyé par le programme UAC/ARES, c’est-à-dire le programme d’appui institutionnel de la Belgique qui accompagne la formation pédagogique y compris les quelques appuis quant aux matériels de travail. Aussi, pour ce qui touche les modalités d’inscription dans cette filière, elles sont ouvertes à tout détenteur d’un Bac classique à savoir A, B, C, D, G et/ou professionnel, le DEAT en hôtellerie et en tourisme. Il y a une possibilité pour celui qui a fait par exemple un BTS en hôtellerie/restauration ou en tourisme de venir directement s’inscrire en troisième année puisque les deux premières années sont considérées comme de déjà acquises. L’autre avantage dont regorge cette filière réside dans sa capacité à donner la chance à celui qui a eu sa licence en géographie, en hôtellerie, en tourisme d’y venir faire le master.

De son organisation interne

Fort de ce que la pratique vienne en renfort considérable à la théorie dans n’importe quel domaine qui soit, les étudiants, à la fin de chacune des deux premières années, sont astreints à un stage obligatoire et pondéré de deux mois. Et une fois la troisième année achevés, ceux-ci font un stage de trois mois dans l’un des grands hôtels du pays. Qu’il s’agisse de Bénin Royal Hôtel, Marina hôtel, Paradizia hôtel, hôtel FF de Savalou, le bar fontaine, les trois mousquetaires de Ganhi, etc., ces étudiants en fin du premier cycle universitaire vont toucher du doigt, les réalités du terrain afin de s’y familiariser.  Après quoi, ils consignent leur expérience sur le terrain dans un document en guise de mémoire à soutenir pour enfin décrocher leur licence.

De même, avec la filière professionnelle en hôtellerie et tourisme de l’Uac, c’est une formation théorico-pratique. Car même en amphi, les étudiants inscrits en cuisine et restauration s’appliquent avec l’aide de leurs enseignants qui les initient et les habituent aux différentes manières d’accueillir, d’installer et de servir un client. Il en est de même pour la connaissance des matériels utilisés dans les restaurants, les hôtels, les cuisines professionnelles ainsi que la préparation de certains mets aussi bien nationaux qu’occidentaux.

Une école qui fourmille d’opportunités

L’auto-entrepreneuriat est la finalité de cette unité de formation. Raison pour laquelle ses autorités travaillent à orienter les étudiants vers l’ouverture de leur propre entreprise. Une chose qui leur confère la facilité à mieux s’insérer sur le marché de l’emploi afin de ne point se faire une place dans le rang des chômeurs qui s’allonge de plus en plus. On en veut pour preuve la promotion actuelle qui est en phase de soutenance. Sur les 28 qu’ils sont, deux sont déjà propriétaires de restaurants qui fonctionnent à merveille quand bien même ils sont en attente de soutenance. Aussi, ceux qui sont en première année jouissent déjà des fruits de leurs efforts puisqu’ils vendent déjà des gâteaux faits de leurs propres mains.

La première opportunité en s’inscrivant dans la filière professionnelle en hôtellerie et tourisme, c’est de trouver facilement des contrats dans les structures où les stages se font. Les deux premières promotions qui ont déjà soutenu sont déjà sur le marché de l’emploi avec des potentialités pas des moindres. Ils sont d’ailleurs recherchés. La différence entre cette école et celles de la ville est qu’elle s’est basée dans une université publique, donc la formation à plus de poids que dans celles de la ville.

Des visions projetées

Ce centre de licence professionnelle en hôtellerie et tourisme envisage la création d’une haute école de la sous-région qui prendra en compte Lomé, Ghana, Nigéria et le Niger pour former des professionnels qualifiés du secteur parce qu’actuellement, avec l’état des lieux fait en 2014, il ressort que le domaine est encore très vierge en professionnels qualifiés. Et forts de ce que le gouvernement en place fait la promotion du tourisme, la valorisation de la destination au Bénin, les dirigeants de cette unité de formation appellent les autorités à divers niveau à accompagner cette filière porteuse d’avenir qui fera du Bénin, une destination attractive qui pourra répondre à l’exigence internationale. De l’apport s’impose donc.

 

Emmanuel AZINHOU & Alexandre AGBOZO

Le Héraut
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Créé en novembre 1988, LE HERAUT est le tout premier journal des étudiants du Bénin. Informer, former, éduquer et divertir les membres de la communauté universitaire et la nation, tels sont les buts essentiels de ce mensuel. Pionnier dans la naissance et la floraison d’une presse privée libre et plurielle au Bénin, Le HERAUT fait office de lieu de baptême pour nombre des grandes plumes de la presse nationale et d’école de journalisme par défaut pour qui sintéresse au métier. Membre du Carrefour International de la Presse Universitaire Francophone (CIPUF) et initiateur de l’Union des Presses Universitaires Francophones de lAfrique de l’Ouest (UPUFAO), LE HERAUT a un lectorat potentiel de plus de cent mille étudiants (100.000) étudiants répartis sur tous les campus universitaires du Bénin. Le Héraut est entièrement conçu et réalisé par des étudiants venus de divers facultés, instituts ou écoles.

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