Oumar tchomogo, sélection nationale

STAFF TECHNIQUE DES ÉCUREUILS DU BÉNIN : Oumar Tchomogo poussé à la porte

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Le contrat de prestation de service signé entre le comité de normalisation et Oumar Tchomogo pour une durée de deux ans arrive à échéance ce 16 décembre 2017. En effet, dans une note adressée au président du comité exécutif de la FBF, le ministre Oswald Homeky a fait part de la volonté du gouvernement de ne pas poursuivre l’aventure avec Tchomogo.

Les attentes placées au nº1 de l’équipe nationale de football, Oumar Tchomogo, n’ont pas été comblées. Conséquence, son bail ne sera pas renouvelé. Ainsi, le ministre dans sa note a été clair : «Tout en saluant les efforts fournis par M. Oumar Tchomogo dans le cadre de sa mission de sélectionneur national, je me dois de vous faire part de la volonté du gouvernement d’impulser une dynamique plus forte à nos équipes nationales de football.» En juin 2015, Oumar Tchomogo prenait en main la destinée de l’équipe nationale suite au limogeage du sélectionneur d’alors, Didier Ollé Nicole. Après deux ans passés à ce poste, le bilan semble flatteur.

Certes, Tchomogo à la tête de la sélection nationale A, c’est 14 matchs disputés pour cinq victoires, cinq nuls et quatre défaites. Mais l’ancien joueur de Grenoble n’a jamais réussi à qualifier le Bénin pour une compétition officielle. C’est toujours le même son de cloche : «nous sommes à deux doigts de…». Si certains pensent qu’il lui manque d’expérience — surtout que c’est sa toute première expérimentation sur un banc de touche —, d’autres parlent d’une badluck.

On se souvient essentiellement du “tsunami” de Bamako (défaite 5-2 qui a coûté la qualification à la CAN aux écureuils), de l’élimination du Mondial 2018 par le Burkina-Faso ou encore l’éviction du CHAN par le Nigéria avec les locaux. Son dernier match disputé récemment face au Congo, qui devrait être une occasion de rattrapage pour lui, n’a été que la confirmation de son incapacité. Toujours aussi impuissant face aux assauts adverses. Néanmoins, s’il a échoué avec les A, Tchomogo a tout de même réussi, qu’on le veuille ou non, à mettre en place une équipe nationale plus ou moins compétitive. Il a pris cette sélection au moment où il n’y avait pas de championnat, mais, cahin-caha, a pu laisser son empreinte à ce niveau-là.

Des défis pour le prochain manager

Le successeur de Oumar Tchomogo devrait non seulement être un homme d’expérience, mais doit aussi et surtout réussir à panser les blessures laissées par Tchomogo dans le cœur du public sportif béninois. Panser ses plaies revient à mettre en place une équipe nationale de renom avec à la clé un fond de jeu clair.

Le futur dirigeant devra faire participer le Bénin à des compétitions d’envergure internationale. Hisser le Bénin au niveau des géants d’Afrique tels le Ghana, le Nigeria, le Maroc ou encore la Côte d’Ivoire. La fédération de son côté devra déconcentrer les pouvoirs afin d’éviter le cumul de poste. Le challenge semble lourd, mais il est temps que le vol sportif béninois décolle.

Bidossessi Alexandre AYADJI (Stag)



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