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3e journée du colloque scientifique de l’UAC : Le professeur Roch Mongbo attire l’attention sur la facette politique des festivals culturels africains

A l’occasion du colloque scientifique qui se tient à l’université d’Abomey Calavi, les professeurs Roch Mongbo et Jeanne Zoudjihekpon ont instruit le 18 septembre les scientifiques venus à ce rendez-vous d’échanges sur la facette politique des festivals culturels africains. L’amphi Idriss Deby Itno est resté le cadre choisi pour ces conférences matinales.

« La politique des festivals en Afrique de l’Ouest : patrimoine culturel et génie novateur des africains d’aujourd’hui », c’est la thématique autour de laquelle s’est articulé une partie des débats du jour. Les festivals en Afrique de l’ouest sont devenus événements récurrents depuis les années 60. Cet état de choses qui devrait favoriser un essor culturel de la région, s’est malheureusement transformé en décor de prédilection pour des fins politiques.

Ainsi, depuis bien des lurettes les autorités politiques étatiques se servent de leur culte et culture pour affirmer leur identité ou pour façonner leur image perdue. C’est en effet ce qu’essaie d’illustrer le professeur Roch Mongbo, directeur du laboratoire d’analyses des dynamiques sociales et du développement, quand il a mentionné les festivals mondiaux des arts nègres. A l’en croire, le festival mondial des arts nègres de Dakar 1966 affirmerait l’identité culturelle noire, à l’instar de celui de 2010, dans un monde unipolaire globalisé. Celui de 1977 à Lagos quant à lui aurait essayé de restaurer l’image du Nigeria précédemment ternie dans la guerre du Biafra.

En outre le communicateur dans son enseignement, n’a pas manqué de mentionner que ces moments de divertissement et de promotion culturel étant plutôt des scènes de théâtre qui voilent en fait un côté purement politique, inhibent le génie créateur africain et empêchent une certaine évolution de son identité. Ceci dit, il sied d’affirmer tel le professeur que « les festivals d’art et de culture, malheureusement portent des objets d’art et de culture dans des décors de marchandage politique et ne donnent pas les chances aux gisements de connaissances que constituent ces éléments d’art et de culture pour la génération à venir ».

Par ailleurs, il est à notifier que contrairement aux autres facettes de la culture, la musique connaît une évolution indéniable, comme le remarque le professeur en donnant l’exemple du rythme Zinli qui déjà à l’époque du Roi Glèlè a subi des changements.

 

Marie Ange HOMEGNAN (Stag)

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