A l’Université d’IGIRB AFRICA:  Plusieurs filières porteuses sont disponibles

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Les universités Privées sont de plus en plus nombreuses et accompagnent celles publiques dans la formation des jeunes étudiants pour leur insertion dans la vie professionnelle. Au nombre de ces universités Privées, figure une qui depuis quelques années déjà travaille dans l’ombre. Votre journal le Héraut,  est allé à la rencontre du Vice-Président de l’université IRGIB Africa, le Professeur Virgile AHYI  pour faire connaitre au public béninois les formations qu’elle offre à ses étudiants.

Le Héraut : Bonjour Mr, présentez-vous aux lecteurs du Journal LE HERAUT.

Mr AHYI : Je me nomme Virgile AHYI, je suis directeur de recherche spécialiste de chimie, pharmacie et procédé et vice-président de l’université IRGIB AFRICA. Je suis également l’administrateur délégué, chef de projet de la création de l’institut École polytechnique à l’époque devenue depuis quelques années Universités  Inter-régional du Génie Industrielle de Biotechnologie et Sciences Appliqués.

 

Parlez-nous brièvement d’IRGIB AFRICA, de sa genèse.

IRGIB AFRICA remonte à l’an 2000 avec les bouleversements technologiques, où un ensemble de cadre militaire spécialiste de l’ingénierie industrielle a voulu sacrifier à la tradition parce que dans nos corporations  et dans nos milieux lorsque vous atteignez un niveau avec des unités de combats très sensibles vous avez  forcément des nuisances à l’environnement et à l’humanité Alors, nous avons l’obligation de faire  la réparation qui  consiste à servir la corporation civile, donc l’humanité. Dès lors,  avec des anciens nous avons entrepris de doper la formation et la recherche en Afrique au sud de Sahara. Ainsi, les pères fondateurs du projet avaient  pensé  à la Côte d’ivoire qui a une avance extraordinaire dans la sous-région en matière d’initiative industrielle et de tissu entreprenariat. Ce mariage entreprenariat est hors-pair pour ce qui concerne les pays francophones. Donc nous avons voulu faire une expérience qui a réussir dans les pays anglophones en Afrique au sud du Sahara au Ghana, au Nigeria dont des instituts polytechniques transformées par la suite en école militaire d’ingénieur, l’expérience a réussir à Singapour et dans la plupart des pays de l’Afrique du sud- Est depuis les années 1993-95-98 et si donc vous faites attention vous vous rendez compte de ce que cela correspond à  la montée en puissance de ces nations aujourd’hui appelées “les dragons”. Nous avions donc reculé et décidé parce que moi étant originaire du Bénin, j’ai privilégié le Bénin mais les conditions n’étaient pas réunies parce qu’ils avaient les obstacles administratifs, la béninoiserie, la jalousie autour de notre héritage colonial et à nos habitudes que nous partageons tous d’ailleurs. Nous avons du mal à nous en débarrasser et donc le projet finalement s’est installé  au Bénin avec  l’appui du feu général Mathieu KEREKOU et nous avons eu la première autorisation avec le professeur BAGNAN en 2006 et  nous sommes allés  l’année qui a suivi à l’agrément du CAMES Où nous sommes admis. Nous sommes le premier établissement privé d’enseignement supérieur a fait valider les programmes de sciences ingénieurs et nous avons continué avec tous les processus locaux au niveau des différents gouvernements béninois. Aujourd’hui nous sommes une université de plein droit avec un certain nombre d’entités. Nous sommes partenaires d’une  certaine institution, toutes les universités nationales, Parakou, Abomey-Calavi. C’est  un  vaste réseau d’une trentaine d’universités à l’internationale.

En quelle année remonte la création de l’IRGIB AFRICA ?

Le projet a démarré autour des années 2003, nous avons eu l’autorisation de création à cette année-là. Et en 2006 l’autorisation d’ouverture puis nous avons fait le CAMES en 2007.  Entre la période allant de  décembre 2015 à janvier 2016 nous avions obtenu le statut d’université et là, nous  avons fait le premier agrément en  2017-2018 avec une dizaine de filières  plus  un complément de quatre autres  filières en 2018-2019. Actuellement, nous attendons  homologation si tout se passe bien avec les actions  impulsées  par le gouvernement de rupture. Nous  pensons être dans le lot des homologuées. Je rappelle qu’au  aujourd’hui, au BENIN sur la multitude d’université privée, je crois que cinq Universités dont UCAO, UPAO, UATM GASA, IRGIB-AFRICA, UPIB-ONM qui sont agréés et  je souligne que l’agrément donne un  statut particulier contrairement à ce que les gens disent, l’agrément vous  rend  irrévocable sauf pour des motifs  très lourds et par contre  avec l’autorisation ordinaire vous êtes révocable a  tout moment. C’est cela qui crée l’insécurité. J’aimerais rajouter  donc qu’au cinq universités privées se rajoutent  23 établissements privés d’enseignement Supérieur, des collèges, instituts et grandes  écoles.

 

Quelles sont les offres de formation qu’offrent IRGIB-Africa à ses étudiants? 

À  IRGIB AFRICA, nous disposons de plusieurs offres  de formation. D’abord il y a les sciences juridiques et  politiques, les relations internationales  qui est la cadette de nos offres de formation. Pour nos formations nous avons, l’accompagnement de l’institut d’étude politique de Paris  et de Plusieurs Professeurs de l’Université d’Abomey Calavi et de Parakou. Il faut noter que pour les résultats nationaux IRGIB -AFRICA fait partir  des pelletons de tête. Nous avons le mérite d’être les innovateurs de l’ingénierie juridique. C’est l’un des métiers porteurs dans 20 à 25 ans. Nous avons voulu être l’un des pionniers là-dedans. Nous avons le génie de Merchandising qui forme des ingénieurs polytechniciens dans le domaine du management, marketing, commerce et communication. C’est tout un paquet et au niveau du master chaque étudiant se spécialise. Nous avons aussi l’intelligence stratégique  et économique. Ceux qui le font deviennent des  spécialistes des projets de la gestion des ressources humaines. Le suivie des carrières et des spécialistes des start-up. Le génie des procédés de l’ingénierie des technologies et de la communication. Ils se forment en informatique et en création d’application, en télécommunications, en génie logiciel doué en production de simulateur de fabrication de drone (qu’ils mettent au service de l’agriculture, la sécurité, la logistique). Il y a aussi des génies en fabrication et maintenance des équipements industriels. Ceux sont des spécialistes de l’énergétique, de la climatisation, la mécanique sur les nouveaux moteurs électroniques et hybrides donc solaire,  le gaz et l’électricité. Nous formons aussi en fabrication d’énergie solaire renouvelable. Les Sciences biologiques et chimiques avec les analyses biomédicales et bio-hydrique. Nous formons ces étudiants,  en génie d’analyse agroalimentaire de l’environnement  et les analyses chimiques. Actuellement, nous sommes loin des pourvoyeurs de l’État en matière d’analyse car plusieurs de nos étudiants travaillent déjà pour le laboratoire central de sécurité sanitaire des aliments. Nous formons aussi en sécurité agroalimentaire. Le génie pétrolier et  nous avons déjà formés  plusieurs étudiants dans ce domaine qui est la cadette de nos offres de formations.   Nos résultats aux examens nationaux nous ont permis d’avoir des accompagnements au niveau de l’institut d’étude politique de Paris et d’avoir aussi l’accompagnement de plusieurs professeurs dans les universités d’Abomey Calavi et Parakou.

 

Dites-nous, beaucoup d’étudiants ont pris par ici après le bac, que sont-ils devenus après la formation à IRGIB-AFRICA?

 

Nous avons eu trois temps, la première période c’était les balbutiements où les gens les employeurs locaux et surtout l’administration ne savaient  rien de ce qu’on appelait un bâchelor et  ce qui était écœurant, c’est qu’on a institué des masters à l’université  qui n’avaient  pas de signification fort heureusement même avec le retard les gens commencement  à comprendre. Également, avec le savoir-faire de nos jeunes, ceux qui ont pris  l’habitude de nous suivre parce que nous les accompagnons dans les perspectives du marchés, ils avaient des formations polyvalentes dès le départ et dès qu’une perspective s’ouvre pour une spécialité, nous avons les capacités parce que nous avons un ensemble de laboratoire, ce que beaucoup d’établissement n’ont pas, on déverse les enfants dans les entreprises pour faire des stages et après c’est pour des photocopies et autres. Nous, nous les coachons avec les spécialistes locaux et internationaux. Donc aujourd’hui, nous avons quand   même sur le marché local et international beaucoup de cadres au ministère de l’agriculture, au ministère de l’environnement, au ministère de la défense. Aussi, nous avons dans les hôpitaux beaucoup de spécialistes, au niveau des agences,   centres,  des entreprises de télécommunications que ce soit Bénin télécom, que ce soient les réseaux  MTN, MOOV, nous avons des jeunes. Mais ce que nous avons remarqué c’est qu’il y a beaucoup qui entreprennent aujourd’hui à part les traditionnels de production de yaourt et autres, la nouvelle génération sont des anciens diplômés de l’IRGIB-AFRICA. Également, ils sont à AFRICA N°1,  à BBC, au niveau des centres de reporteur et des correspondants analystes, nous en avons qui sont en ingénierie juridique, ils sont donc des correspondants  internationaux, des  industriels donc ils sont représentants  légaux de la marque. Aujourd’hui, nous évoluons vers de nouveaux emplois pour accélérer l’employabilité.  Je vous rassure que avec ce qui est en train d’être mis en place, nous profitons de l’opportunité du programme d’action du gouvernement pour faire du Bénin, la West Africa Start Up Nation donc nous sommes une Université d’innovation et il ne sera pas question que notre environnement n’en profite pas.

 

 

Nous sommes pratiquement à la fin de cet entretien, avez-vous un mot à lancer aux étudiants qui vous suivent.

Aux étudiants qui me suivent, je voudrais dire que nous avons été tous étudiants, il n’y a pas d’étudiants du privé, il n’y a pas d’étudiant du public.  Nous  leurs offrons beaucoup d’opportunités des universités d’Abomey-Calavi et de Parakou, ceux qui ont par exemple des licences en science générale peuvent candidater pour profiter des facilités du LMD pour avoir des formations spécialisés pour avoir des qualifications donc nous faisons des formations de qualification. Nous avons l’année dernière introduit dans notre programme de partenariat avec l’union européenne, puisque nous sommes un centre correspondant d’excellence, nous ne sommes pas encore centre d’excellence.

 

 

Réalisé par Aimé AKEKE



Créé en novembre 1988, LE HERAUT est le tout premier journal des étudiants du Bénin. Informer, former, éduquer et divertir les membres de la communauté universitaire et la nation, tels sont les buts essentiels de ce mensuel. Pionnier dans la naissance et la floraison d’une presse privée libre et plurielle au Bénin, Le HERAUT fait office de lieu de baptême pour nombre des grandes plumes de la presse nationale et d’école de journalisme par défaut pour qui sintéresse au métier. Membre du Carrefour International de la Presse Universitaire Francophone (CIPUF) et initiateur de l’Union des Presses Universitaires Francophones de lAfrique de l’Ouest (UPUFAO), LE HERAUT a un lectorat potentiel de plus de cent mille étudiants (100.000) étudiants répartis sur tous les campus universitaires du Bénin. Le Héraut est entièrement conçu et réalisé par des étudiants venus de divers facultés, instituts ou écoles.


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