Kathryn Mayorga, une Américaine de 34 ans, accuse Cristiano Ronaldo de l’avoir violée le 13 juin 2009 dans un hôtel de Las Vegas. Une accusation jusque-là niée fermement par le quintuple ballon d’or qui voit ce dont il est incriminé comme un crime abominable allant à l’encontre de ses valeurs. Mais que risque concrètement le joueur au cas où l’affaire s’avérerait ?

Accablé par une affaire de viol depuis plus d’un mois, Cristiano Ronaldo vit une période assez critique sur le plan extra sportif. En effet, selon les témoignages de Kathryn Mayorga, la plaignante, l’ex-joueur de Manchester United et du Réal Madrid aurait tenu des rapports sexuels avec elle sans son consentement. Et pour ne pas ternir sa réputation, le capitaine de la sélection portugaise lui a fait signer sous pression un accord financier (325 000 euros, soit environ 212 875 000 F CFA) afin qu’elle garde son silence. Entendue à l’époque, la jeune femme n’avait pas souhaité dévoiler le nom de son présumé agresseur ni les circonstances des faits. Mais celle-ci entend désormais obtenir justice et éviter que ce qui lui est arrivé arrive à d’autres femmes. D’où la réouverture du dossier, il y a de cela un mois.

De quel œil voient cette affaire la Juve et la sélection portugaise ?

Après le démenti formel apporté par le joueur lui-même qui avoue avoir la conscience claire, son club, la Juventus Turin, n’a pas tardé à apporter son soutien et réaffirmer tout son amour pour le champion d’Europe. En effet, dans un communiqué, les champions d’Italie ont simplement écrit : « Cristiano Ronaldo a montré ces derniers mois un grand professionnalisme et dévouement, ce qui est apprécié par tout le monde à la Juventus. Les prétendus événements datant d’il y a presque dix ans ne changent pas cette opinion, partagée par quiconque a été en contact avec ce grand champion ». Malgré que cette affaire ait fait chuter de 6 % le titre de la Juve à la bourse de Milan, le club et tout le staff ainsi que les joueurs n’ont pas perdu l’estime qu’ils ont pour leur star. Pour rappel, Cristiano Ronaldo a rejoint les Turinois l’été dernier en provenance du Réal Madrid contre un chèque de plus de 100 millions d’euros. Par ailleurs, Fernando Santos, le sélectionneur du Portugal a tenté d’expliquer que l’absence du joueur pour les quatre prochains matchs n’a rien à voir avec cette affaire. Celui-ci va même jusqu’à affirmer que son protégé ne commettrait jamais un crime de ce genre.

Les sponsors du joueur très attentifs au dossier

Si la culpabilité du joueur arrivait à être prouvée, le joueur risque de perdre gros. En effet, Nike, équipementier avec lequel Ronaldo a signé un contrat à vie a déjà communiqué sur l’affaire. La firme américaine dit être profondément préoccupée par ces accusations dont fait objet l’un de ses ambassadeurs. En attendant les autres sponsors du joueur qui n’ont toujours pas réagi, EA Sports, l’éditeur du jeu FIFA 2019, sur lequel figure en couverture le quintuple ballon d’or a indiqué suivre l’affaire de très près. Pour l’information, Ronaldo gagne plusieurs dizaines de millions d’euros grâce à ses sponsors. Il est sans aucun doute l’un des sportifs les plus bankables de la planète.

Que risque Ronaldo dans cette affaire ?

Aux États-Unis, en cas de viol avéré, deux types de sanctions sont possibles. Au civil, la personne jugée coupable doit verser à sa victime une indemnité de l’ordre de plusieurs millions d’euros. Par contre, au pénal dans l’État du Nevada où les faits auraient eu lieu, le viol est passible d’une peine minimum de 10 ans de prison si le viol ne provoque aucune lésion corporelle substantielle. De même, une peine de prison à perpétuité peut aussi être prononcée.

Bidossessi Alexandre AYADJI