AFFICHAGE TOUS AZIMUTS SUR LES PLAQUES : L’autre désordre qui règne à l’Uac !

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L’implantation des plaques permet d’orienter les uns et les autres une fois à l’université d’Abomey-Calavi. N’empêche que certaines personnes les utilisent à des fins personnelles en collant des affiches publicitaires de part et d’autre sur ces plaques, ce qui semble donner main à l’incivisme.

Du grand portail de l’Uac en passant par le jardin U, le centre commercial de l’Enam pour le petit portail qui s’ouvre sur Zogbadjè, le fait n’est plus à démontrer. Les plaques aux enseignes des institutions et facultés à l’instar de Confucius, l’Institut National de l’Eau, la Faculté des Sciences Agronomiques… pour ne citer que ceux-là, censées orienter géographiquement tout usager de l’Uac, sont garnies d’affiches publicitaires. Lesquelles renseignent sur des offres de formations, des évènements, des chambres à louer, etc. Autre remarque importante, près de ces plaques, des débris de papier, grattage des inscriptions sur les plaques, etc.

Les raisons qui motivent les usagers de Uac et ses environs à s’adonner à une telle pratique sont diverses. Au premier abord, le désir de faire connaître son entreprise et de mettre les étudiants au parfum des offres de formations, d’activités disponibles. En d’autres termes, plus d’un utilise ces plaques à des fins publicitaires et commerciales. Odilon, gérant de l’établissement « Alliance in motion global » rencontré sur les lieux, alors qu’il collait son affiche, approuve cela lorsqu’il dit « nous mettons ces affiches ici afin de vite atteindre la cible qu’est les étudiants ». Ensuite, d’autres pointent du doigt le manque d’espaces ou de panneaux publicitaires dans l’enceinte du campus, puisque les tableaux et plaques qui y sont impliqués le sont à des fins académiques (affichages de notes ou communiqués importants par exemple). Un argument que combat Senon Victorin, chef service assainissement à l’Uac qui explique que des tableaux d’affichage sont réservés pour ces genres de publicité dans les départements.

Une incommodité

Si ces plaques sont implantées pour servir de guide aux usagers de l’Uac, « en l’occurrence les nouveaux bacheliers », la présence d’affiches publicitaires relève d’une incommodité. À la question de savoir si ces affiches publicitaires répondent aux besoins des étudiants, quelques-uns rencontrés ont gardé silence. Une attitude qui prouve que ces affiches ne servent quasiment pas les étudiants, si ce ne sont que ceux qui les ont collées aux plaques. C’est à raison que Sirouche Hounsa rencontré sur les lieux clame que « tout le monde n’arrive pas à s’arrêter pour lire ces affiches collées ». Cette situation ne facilite pas la tâche aux usagers du campus, même les anciens. Car, en croire Anato Bernandin, étudiant en deuxième année à l’Enam, « l’université est vaste, même les anciens n’arrivent pas à vite se retrouver et la plupart de ces plaques donne des indications, mais elles sont encombrées d’affiches ». « Tu peux être devant l’amphi que tu cherches, mais tu seras dans l’incertitude et tu continues le chemin », continue Sirouche Hounsa, étudiant à Pigier Bénin. D’un autre côté, ces affiches, en plus d’être un sujet d’encombrement, constituent aussi la cause tangible de la vétusté par anticipation des plaques. En dépit des mesures prises par les autorités, le fait semble perdurer. Au vu de ces déconvenues, il est impérieux de prendre des mesures plus « grandes ».

Une lutte exhaustive s’impose

« Les acteurs – ceux qui apposent ces affiches publicitaires – peuvent se rapprocher des secrétaires généraux des départements pour être mieux orientés ». C’est là, l’opinion du Chef service assainissement qui pense que ces acteurs peuvent exercer dans des conditions légales sans pour autant encombrer les plaques. Pour Kokou Juste, étudiant à la Fast (faculté des sciences et techniques), la sensibilisation sur l’utilité des plaques pourrait être une arme efficace pour vaincre ce mal. Pourquoi ne pas réprimer ceux qui s’obstinent à coller les affiches sur des plaques ? C’est l’avis de Emmanuel Adjimanvo de la Fast lorsqu’il invite les autorités à prendre des mesures répréhensibles afin de décourager les acteurs d’une telle pratique. Il va proposer par ailleurs aux acteurs ou chefs d’entreprise de faire recours à d’autres canaux de diffusion de l’information tels que les réseaux sociaux, les chaînes de radiodiffusion ou de télévision pour faire connaître leur entreprise, leur produit.

 

Ferdinand DANGBENON (Stag)



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