Les diplômés, de l’Ecoles normales d’instituteurs (ENI) et de l’Etablissements privés de formation des instituteurs (EPFI) et qui attendent que l’État les recrute, ont répondu présents, le week-end dernier,  à l’évaluation diagnostique du ministre des Enseignements maternel et primaire (MEMP), Salimane Karimou. Cette évaluation s’inscrit dans le cadre de l’améliorer de la qualité de l’enseignement du sous-secteur, le lancement de ladite évaluation a eu lieu aux Collèges d’enseignement général 2 de Ouidah et d’Ekpè.

17 640 diplômés de l’ENI et de l’EFPI ont pris d’assaut les 85 centres de composition prévu sur toute l’étendue du territoire national pour abriter l’évaluation diagnostique à l’endroit du corps enseignant. Ceci suite à une inscription volontaire dans les régions pédagogique, ils sont : 5 477 diplômés de Certificat d’aptitude pédagogique option Enseignement primaire (Cap/Ep), 10 443 du Certificat élémentaire d’aptitudes pédagogiques option Enseignement primaire (Ceap/Ep) et 1720 du Certificat élémentaire d’aptitudes pédagogiques option Enseignement maternel (Ceap/Em) à être candidat. Ces derniers ont composé, suivant chaque catégorie, dans des matières telles que la  dissertation en pédagogique appliquée, la dissertation en pédagogie générale, l’études de cas en pédagogie appliquée, la mathématiques et le français.

À l’occasion du lancement des épreuves, le ministre Salimane Karimou n’a pas manqué de rappeler l’objectif. « Tout cela vise à mettre en place un Plan de renforcement de capacités au profit de tous ceux qui interviennent dans les écoles maternelles et primaires comme enseignants en vue d’apporter de l’amélioration à la qualité de ce qui se fait aujourd’hui dans les écoles», a-t-il fait savoir. Outre, l’évaluation va permettre aussi de s’assurer de la qualité des programmes de formation dispensés dans les ENI et dans les EPFI et de disposer d’un fichier fiable de la liste des enseignants qui y sont formés et non encore recrutés par l’Etat.

À en croire le ministre, la promotion de l’excéllence doit retrouver sa place de noblesse dans le système éducatif maternel et primaire de l’école béninoise en vue d’espérer voir des talents aux autres niveaux.  « Il faut aider l’école béninoise à décoller. L’école a des difficultés. Elle est déficitaire et il faut trouver des remèdes. Il ne faut pas espérer avoir de bons résultats au niveau du supérieur si l’enseignement de base est malade», a fait remarqué l’autorité de tutelle. Une raison, d’après lui, qui amène le gouvernement à s’intéresser au sous-secteur.

« Le gouvernement met le paquet là pour que les produits qui sortiront soient des produits de qualité que le secondaire pourrait aider à aller de l’avant jusqu’au niveau du supérieur », a-t-il ajouté. Il a, par ailleurs, notifié que l’évaluation  diagnostique va s’étendre, les fois à venir, à d’autres établissements de formation d’instituteurs, qu’ils soient privés ou publics.

Fidégnon Hefi