AU TPI DE PORTO-NOVO : Les bacheliers mis aux prémices d’une véritable agonie à trois têtes

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À peine un mois après leur admission au baccalauréat session unique de juin 2019, certains bacheliers de la ville capitale vivent déjà le calvaire des tracasseries de dépôt et retrait d’actes administratifs devant servir à leur inscription dans les écoles universitaires. Leur fréquentation  au tribunal de première instance de première classe de Porto-Novo est de plus en plus accrue.

 

Les journées au tribunal de première instance de première classe de Porto-Novo sont grouillantes de monde ces dernières semaines. La plupart des usagers sont essentiellement sont les nouveaux étudiants nantis de leur quitus d’admission aux études supérieures.

Ils y viennent pour remplir les formalités d’usage aux fins de retrait des pièces constitutives des dossiers à déposer dans les écoles supérieures pour se faire sélectionner.  Entre 08heures et 12heures, l’affluence devant l’entrée principale du tribunal est grande. Le flot humain est hétérogène.  Vendeuses, étudiants, personnel administratif et autres se côtoient. Les étudiants sont là très tôt le matin pour avoir une bonne place dans les rangs.

les bacheliers en rang

Ils sont debout en file indienne tels les nouveaux soldats recrutés  pour assurer la sécurité. Ceci pour une seule raison. Vite retirer le certificat de nationalité, pièce maîtresse pour le dépôt des dossiers dans les différentes universités privées ou publiques. Dans ces longues files d’attente, ils sont debout sous le soleil pendant plusieurs heures. Et c’est une attente pénible qui n’est pas toujours comblée puisque les heures de fermeture les surprennent dans les rangs.

Il faut revenir le lendemain pour le même exercice en espérant un meilleur issu.  Ce constat triste et amer ne laisse aucun bachelier indifférent. Ceux-ci, dépassés déjà par les choses s’en plaignent. << Depuis 5h que je suis venu dans l’optique de vite me faire servir,  je suis encore là. Alors qu’il est 9h>> se désole Albertine Koukoui, bachelière de la série G2. Comme elle, Firmin Sacclamèto montre toute son indignation. Celui-ci affirme qu’il est déjà dépassé. <<Je ne savais pas que les choses étaient si difficiles que ça. Et je vais faire tout ça pendant trois d’affilié ?>> s’interroge-t-il. Comme pour dire à ceux-ci <<inutile de crier je ne suis pas sourd>>, certains agents du tribunal, tout doucement  leur dirent de se calmer qu’ils seront servît d’ici là. Mais, à ton besoin d’aller jusqu’aux cris plaintifs ?

La négation serait l’idéal. Puisque le chemin des universités n’a jamais été paradisiaque. C’est la course des vaillants. L’Université d’Abomey-Calavi en sait quelque chose. Avis donc aux bacheliers d’autres départements, car c’est trois ans de courage et de perspicacité sans relâche.

 

 

Par Pancrasse Gandaho Correspondant Ouémé/Plateau



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