Homosexualité au Bénin, liberté sexuelle ou malédiction divine, Bénin, Le Héraut

BENIN : Les homosexuels se cachent pour vivre

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Alors que le phénomène de l’homosexualité semble être dépassé sous d’autres cieux, au Bénin, les sujets qui éprouvent de tels ressentis ou attirance pour un(e) partenaire du même sexe sont condamnés et rejetés par la société. Ils sont sujets à d’incessantes et crapuleuses violences, des actes d’atteinte à leur intégrité physique. Tout ceci, sans aucune réaction des institutions en charge de la sécurité et de défense des droits de l’homme qui estiment que ce choix de vie est à l’antipode de toute morale sociale.

Critiques, menaces, actes d’exclusion, et la liste n’est exhaustive. C’est bien là bien le quotidien des homosexuels en République du Bénin. Encore appelés « communauté LGTB » (Lesbiennes, Gays, Bisexuels, Transsexuels), ce groupe de citoyens est non-grata partout au Bénin. En effet, selon la morale sociale béninoise, un grand nombre de citoyens conçoit avec beaucoup de peines qu’un être humain en vienne à éprouver de l’envie sexuelle pour son vis-à-vis du même sexe. Dès lors, les intéressés n’ont aucune chance ou possibilité de s’afficher, car, certains citoyens aux aguets, ne tergiversent pas à leur faire subir le martyr.

C’est le cas à Onigbolo, une localité au Sud-Bénin dans la soirée du vendredi 10 Novembre 2017, à en croire Samuel Akada, un témoin. Couple homosexuel vivant sous le même toit, Charlotte et Sandrine ont toujours présenté dans la mémoire de ceux qui les côtoient, une apparence de sœurs.  Mais mal leur en a pris ce soir où, de retour d’un spectacle, elles étaient à s’amouracher à l’entrée de leur résidence. Elles ont été surprises par de jeunes gens, qui stupéfaits, ont alerté la population.

C’est bien le début d’une malheureuse aventure, car Sandrine n’ayant pas réussi à prendre le plutôt ses jambes au cou comme son amante Charlotte, a été appréhendée et bastonnée à mort. Les nombreuses alertes de certains témoins pour solliciter les services de sécurité n’ont pu connaître une suite favorable. Pour ces derniers, ces sujets ne les engagent guère. Et pour cause, aucune disposition juridique n’encadre le phénomène au Bénin.

À les en croire, cela relève d’une immoralité et d’un trouble psychologique ; s’amouracher avec un être humain du même sexe que soi.Très remontée, la population présente sur les lieux a opté pour l’incinération du ‘’coupable’’. Mais il retrouvera la vie sauve, grâce à l’intercession de quelques citoyens éclairés qui ont souhaité qu’elle soit relâchée après lui avoir infligé un sévère châtiment corporel. Mais cette option n’est pas partagée par d’autres, selon qui, la vindicte populaire  est la meilleure solution pour finir cette catégorie de citoyen et les éradiquer définitivement de la société.

C’est le cas de Hippolyte un témoin pour qui ‘’ l’homosexualité est une malédiction et une source de malheur’’. Comme lui, d’autres citoyens estiment que les homosexuels  sont à la base de la rareté des pluies, des mauvaises récoltes, des maladies incurables telles le Lassa, l’Ebola qui ont sévi et sévissent encore au Bénin.

Il faille donc coût que coût finir avec eux.  Face à toutes ces menaces et violences, les autorités en charge de la sécurité restent toujours inactives et les homosexuels sont contraints de mener une vie sentimentale cachée à défaut de s’exiler.

Sylvestre DOSSA



Créé en novembre 1988, LE HERAUT est le tout premier journal des étudiants du Bénin. Informer, former, éduquer et divertir les membres de la communauté universitaire et la nation, tels sont les buts essentiels de ce mensuel. Pionnier dans la naissance et la floraison d’une presse privée libre et plurielle au Bénin, Le HERAUT fait office de lieu de baptême pour nombre des grandes plumes de la presse nationale et d’école de journalisme par défaut pour qui sintéresse au métier. Membre du Carrefour International de la Presse Universitaire Francophone (CIPUF) et initiateur de l’Union des Presses Universitaires Francophones de lAfrique de l’Ouest (UPUFAO), LE HERAUT a un lectorat potentiel de plus de cent mille étudiants (100.000) étudiants répartis sur tous les campus universitaires du Bénin. Le Héraut est entièrement conçu et réalisé par des étudiants venus de divers facultés, instituts ou écoles.


3 thoughts on “BENIN : Les homosexuels se cachent pour vivre

  1. antonio

    ils veulent quelle droit ?
    il faut tuer ses gens de personne .
    les gays n’ont pas le droit de vivre au benin .
    il faut les mettre en prison en vie ou , une peine de mort de mort dois etre signer pour ca .

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  2. Israel

    gay people need to be ban in Benin ,
    if we can killed then all
    we don’t want a gay people in Benin
    gay people need to be in prison , or deaths penalty , or like then like thief.

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