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Boulet rouge : De la séduction agressive à l’UAC

Par Bidossessi Alexandre Ayadji

Ne résiste plus désormais aux filles du campus d’Abomey-Calavi qui veut, mais qui peut. Car la provocation a atteint son paroxysme. Je dirai même que ces gonzesses finissent par devenir folles. Leur but, s’il était de raviver le cœur de leurs camarades et/ou enseignants, voire même de leur donner le tournis, de les pousser à agir machinalement, par aprosexie ou par impétuosité, eh bien bravo, elles y sont parvenues.

Robes, pantalons et jupes moulants mettant en valeur ou, dirai-je plutôt, exposant toute leur potentialité naturelle ; la poitrine ‘’cliquée’’, surélevée jusqu’à la hauteur du menton ; la partie antérieure de la tête minutieusement soignée, c’est-à-dire assaisonnée de tous les ingrédients possibles : maquillage au point — lèvres soigneusement peintes, phares et clignotants en veille — boucles d’oreille frôlant les épaules, tout ceci laissant place dans l’université à un défilé de mode digne de la « Fashion week » new-yorkaise.

Pour elles, pardonnez cette antiphrase, venir à l’Université, c’est bien pour étudier. Mais en réalité, d’abord et avant tout, c’est pour se faire des admirateurs et possiblement se taper ensuite des « gibiers », surtout en ces temps où la Rupture ne fait cadeau à personne. Celles qui arriveraient à faire fléchir leur enseignant auraient touché le jackpot. Et dans cette concurrence morbide, il y en a même qui sont prêtes à faire l’inimaginable.

En effet, en plus de s’exhiber, des étudiantes vont jusqu’à faire des yeux doux à leurs enseignants. Et ce, toujours dans le dessein d’avoir dans leur filet au moins un « poisson-baleine ». Mais laissez-moi vous dire que c’est sans compter sur les enseignants devenus très méfiants depuis l’affaire ayant éclaboussé le département de l’Espagnol. Par ailleurs, comme si cela ne suffisait pas, elles ont maintenant choisi de commencer par venir au cours sans porter de dessous. Le plus fâcheux est qu’elles prennent place devant, ouvrant leur jambe et forçant leur vis-à-vis à contempler ce « chemin sacré » que je n’oserais pas nommer.    De quoi déconcentrer, tourmenter étudiants et enseignants et les châtier comme s’ils étaient reconnus coupables d’un crime.

Oui, c’est une punition qui ne dit pas son nom.  Et elle l’est encore plus pour les enseignants. Car, pour vous et moi étudiants, le match pourrait avoir lieu et rester à notre seule discrétion. Mais nos enseignants, eux, se retrouvent devant le fait accompli, mais, craignant de mettre en péril leur liberté et leur poste, sont contraints à l’inaction. Attention, ce n’est pas pour les inciter à faire quoi que ce soit, mais si la résistance finit par ne plus résister aux désirs du corps, eh bien, le corollaire sera immédiat et inévitable. Et en arriver à blâmer les seuls enseignants serait injuste.

Le mieux serait alors d’attaquer le problème à la source. En quoi faisant ? Votre chroniqueur propose que l’habillement soit réglementé. Les professeurs pourraient aussi faire sortir ces étudiantes-perturbatrices s’il s’avère qu’ils n’arrivent plus à supporter les invitations de ces dernières. À moins, dirai-je pour finir, que cela les inspire.

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