Certifié ISOO 9001 version 2009, le centre d’éducation à distance du Bénin s’est imposé depuis peu comme le label sous régional de la formation continue et en renforcement de capacités des agents de l’administration publique et privée. Centre de formation à la pointe, le Ced-Bénin garantie une formation de qualité avec un réseau de plusieurs universités de très grande renommée à travers des cours par visioconférence. Jacques EDJROKINTO, directeur de Ced-Bénin parle ici de la genèse, des avantages et missions du Centre.

Ced-Bénin, que peut-on entendre ?

Le Centre d’éducation à distance du Bénin (Ced-Bénin) a été d’abord initié sous forme de projet par la banque mondiale, avec un appui financier et technique de la banque mondiale à notre pays le Bénin. En effet, l’ancien président de la banque mondiale James Olferson a estimé que beaucoup d’africains, beaucoup de cadres viennent aux états unis pour des stages, pour des formations et retournent dans leurs pays avec de gros documents pendant qu’en matière d’estimation des enseignements reçus, c’est souvent peu de personnes qui en bénéficie réellement. Il a donc pensé qu’il faut créer des structures comme des centres d’éducation à distance pour permettre à ces cadres-là de rester dans leur pays de suivre la formation et au lieu que ce soit 2 ou 3 personnes qui doivent se rendre aux Etats-Unis pour les enseignements, il faut construire des salles de pouvant contenir 30 étudiants afin qu’ils suivent ces formations. L’avantage est qu’il y a plus de possibilité d’avoir plusieurs étudiants pouvant bénéficier de ces formations. L’autre avantage est qu’un enseignant basé en Europe ou aux USA peut atteindre plusieurs pays à la fois. Ce qui fait qu’avec les nouvelles technologies, il y a une diminution des efforts. Le Bénin a été l’un des premiers pays à bénéficier de ce projet. Ledit projet a commencé réellement en l’an 2000. Le CED a été lancé en juillet 2000 en présence du président Olferson qui a fait cette inauguration des 7 premier pays d’éducation à distance. Pourquoi le Bénin ? Il faut dire que c’est une chance que nous avons eu parce qu’il y a beaucoup de pays africains qui aurait voulu ça, mais compte tenu des performances économiques de notre pays en ce moment-là et des relations particulières entre certaines autorités du Bénin et les responsables de la banque mondiale, nous avons pu bénéficier. Le gouvernement a donné donc les moyens nécessaires, financiers et techniques, pour que l’emplacement actuel à l’Eneam, ex INE soit retenu pour démarrer ce projet.

Quelles sont les offres de formations dont dispose le Ced ?

Quand on parle de centre d’éducation à distance, c’est généralement une formation continue. Ce n’est pas de l’enseignement fondamental. Nous nous sommes refusé pendant longtemps à faire du centre une université ou un centre de formation école. Nous avons des partenariats avec la banque mondiale, avec plusieurs grandes institutions de formations en Europe, au Canada, etc qui nous donnent des contenus de formation, des modules de formations dans les domaines où l’administration de nos pays, où les secteurs privés de nos pays ont besoins. Les offres de formations constituent donc des modules que nous sollicitons. Par exemple dans le domaine de la bonne gouvernance. Quelles sont les modules qui peuvent nous aider à assurer une bonne gouvernance dans le pays. Nous avons donc des modules de formation sur la décentralisation, nous avons des modules sur la gestion des ressources humaines, nous avons des modules sur les techniques de négociation entre syndicat et les acteurs de développement, nous avons des modules d’économie, de management pure, de management de l’administration générale. Nous avons des modules dans tous les secteurs qui aident à la bonne gouvernance. Et c’est ça qui justifie les partenariats que nous avons créés avec plusieurs autres structures comme l’ENA Québec, l’Ecole nationale d’administration publique du Québec, comme l’ENA Paris, qui est l’école d’administration publique de Paris, l’Institut Forum. Nous avons des partenaires partout dans le monde entier pour nous envoyer des contenus ou les professeurs restent dans leurs universités et dispensent les formations par vidéo conférence ou via le net.

Comment s’inscrire au Centre d’éducation à distance du Bénin ?

Je l’ai dit, le CED n’est pas une université. C’est d’abord un centre de renforcement des décideurs, des cadres, des opérateurs économiques, des professeurs et des étudiants qui veulent éventuellement avoir un diplôme professionnel. Donc le centre est ouvert pour les fonctionnaires, les agents permanents de l’état, les agents des collectivités locales, les agents du secteur public et du privé et de la société. Ce qui permet à ces agents de venir dans le centre pour recevoir des formations complémentaires pour actualiser leurs connaissances. Tout béninois qui veut renforcer ses capacités peut venir. Il y a aucune condition particulière pour dire tel est exclu, tel ne l’est pas. Les formations sont payantes et une fois qu’on dit payant, ça veut dire que celui qui a les moyens peut venir s’inscrire, peut venir suivre les cours. Généralement, les agents, c’est leur ministère qui les envoie. Ce sont les administrations qui les utilisent et qui les envoient. Mais, la semi formation sur les nouvelles technologies de l’information et de la communication par exemple, rédaction administrative, tout Béninois peut venir suivre cette formation. La gestion des marchés publics, tout Béninois qui veut s’inscrire et apprendre dans ce domaine peut venir suivre cette formation. Voilà un peu les conditions à remplir par ceux qui veulent s’inscrire dans notre centre.

Quelles sont alors les issus favorables à ceux qui viennent s’inscrire dans votre centre ?

Les issues sont très larges et variées. Il y a beaucoup de cadre qui viennent pour avoir des formations dans un secteur donné parce qu’ils souhaitent avoir des responsabilités dans ce secteur d’activité par exemple, ils veulent des promotions au niveau de leur structure interne au niveau de leur ministère rien qu’en suivant les formations qui sont ouvertes. Il y a des formations que nous ouvrons à tout le monde et les bénéficiaires de ces formations nous racontent après que c’est grâce à cette attestation reçue, qu’ils ont été promus à tel ou à tel poste de responsabilité. Je vais vous racontez l’histoire d’une dame à l’ORTB qui pour postuler à un poste de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication avait besoin d’un certificat, d’une attestation qui montre qu’elle a suivi un cours en journalisme d’investigation. Elle a suivi le cours il y a plus de dix ans et elle n’avait jamais éprouvé le besoin de venir retirer son attestation. Maintenant qu’elle voulait postuler pour ce poste. On lui a montré que si elle avait une attestation dans ce domaine, elle a plus de chance. Elle a couru derrière nous pendant des semaines pour pourvoir retirer son attestation, parce que les dossiers étaient déjà classés puisqu’elle n’était pas venue au moment où on a fait la cérémonie de remise d’attestation. On a pu lui retrouver son attestation et aujourd’hui je suis heureux de voir qu’elle est parmi les acteurs de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication. Il y a plusieurs autres cas. Il y a des gens qui nous téléphonent, qui nous envoient des emails pour dire que grâce à notre formation, ils sont à tel poste international. Il y a plein de béninois qui ont des profils que nous avons essayé de corriger par les formations que nous faisons.

Quel message vous avez à l’endroit des nouveaux bacheliers ?

Le centre d’éducation et de développement du Bénin a ouvert depuis l’année dernière des formations diplômant. C’est-à-dire que nous avons des accords avec certaines universités et certains centres comme l’ENAQ et l’EPEC où nous avons offert la possibilité de faire des masters en management de l’administration publique, en évaluation des projets, en politique de développement etc. Donc, je voudrais en tant que directeur du centre d’Education à distance du Bénin, inviter tous les Béninois à se rapprocher du centre pour voir si nous avons des solutions qui correspondent à leur besoin. C’est très important, il ne faut pas rester à distance. Il ne faut pas rester loin et penser qu’on ne peut pas l’avoir. Tous ceux qui voudraient faire des formations à distance, quel que soit le type de formation, nous avons un réseau de plus de 25 pays qui permet en Afrique d’avoir des centres d’accueils de formation et il y a au moins 125 pays qui au monde, sont membres du réseau Global Développement Learning Next Works (GDLN) de la Banque Mondiale dont nous faisons partie. Ce sont donc ces pays, tous ces centres qui participent à la recherche de solution avec nous. Je souhaite que le centre soit la chose de nous tous et que chacun en fasse son outil de promotion et de renforcement de ses propres capacités.

TRANSCRIPTION : Méphis Marcodias KITI(Stag)