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CINEMA BENINOIS : Où SOMMES NOUS ?

Le 7eme art au bénin, n’est nulle part dans le programme d’action du gouvernement. Le cinéma béninois peine à exister pourtant, ce ne sont pas les talents qui manquent. Tout résiderait peut-être dans les stratégies que nous mettons en place pour le faire décoller.

Il faut d’abord exister pour prétendre chercher où nous en sommes.

Le texte en question est en souffrance depuis des décennies dans notre circuit administratif. C’est en décembre 1990 qu’un projet de loi portant Code de l’industrie cinématographique en République du Bénin a été introduit à l’Assemblée nationale, d’après les rappels du Dg/CNCIA-BENIN. C’est huit ans après, août 1998, qu’elle fut votée.

Mais elle n’a jamais été mise en œuvre parce que non promulguée. Pour cause, la Cour constitutionnelle a déclaré non-conformes à la constitution, certaines dispositions du texte. Il y a eu d’autres obstacles à la relance du processus dont l’avis de la Haute autorité de l’audiovisuelle et de la communication (HAAC) qui n’a été obtenu qu’en 2014.

Des tentatives pour redonner vie à cet texte restent encore sans suite jusqu’à aujourd’hui malgré les reformes entrevu par le premier gouvernement de Patrice TALON qui a remplacé l’ancien D-CINE (Direction de la Cinématographie) par CNCIA-BENIN (Centre National du Cinéma et de l’Image Animée du Bénin).

Nous n’existons pas encore ! Dans le programme d’action du gouvernement pour le compte du nouveau mandat, nous sommes encore absents. Seul les artistes plasticiens et musiciens ont pu se faire une place et bien sur le tourisme qui tente aussi de trouver son chemin. Mais la vraie question c’est que fait-on concrètement pour exister ?

Des films ! Assurément nous en produisons au quotidien sans circuits de financement et de distributions. Et des festivals, ils n’en manquent pas, comme FIFF Cotonou ou encore la grande soirée de distinction CINE 229. Les talents naissent de partout. D’ailleurs cette année 2021, nous avons la chance d’avoir un talent béninois à l’un des plus prestigieux festival LE FESTIVAL DE CANNES. Il s’agit de Faissol Fadah GNONLONFIN qui nous représente valablement avec FREDA, un film co-produit par sa boite Merveilles production.  Nous parlons là d’un producteur béninois et pas des moindres reconnu à l’international.

Mais alors pourquoi ça ne décolle pas dans notre pays ?

Des précurseurs ont joué des partitions remarquables dans l’histoire du cinéma béninois. Nous avons eu des figures fortes comme Pascal Abikanlou qui a réalisé le long-métrage « Sous le signe du vaudou » en 1973 et Richard de Medeiros avec « Le nouveau venu » se distingue en 1976. Un autre réalisateur, François Sourou Okioh dans le film « Ironu » en 1985. Ces cinéastes qui ont animé les différentes salles de cinéma du Bénin et de la sous-région à travers les diverses projections de leurs œuvres.

Deux acteurs majeurs font la fierté du Bénin dans le monde entier, en ce qui concerne le secteur. Il s’agit de Sylvestre Amoussou et Djimon Hounsou.
Ces deux “dignes” fils du Bénin continuent de révolutionner la platine cinématographique sur la scène internationale ect.

Et aujourd’hui nous continuons d’en avoir, avec la jeunesse qui emboite le pas. Il s’agit de Kismath GBAGUIRI, Cornelia GLELE, Faissol Fadah GNONLONFIN et bien d’autre. Notre pays regorge de tous les ingrédients nécessaires pour faire décoller le cinéma béninois mais nous continuons à ramper malgré que nous ayons bien des pattes.

Les réponses résident dans les stratégies que malheureusement nous n’avons presque pas. Le cinéma béninois a besoin de syndicat plus fort et représentatif qui fait part de ses besoins vers les personnes à même d’écouter. Le cinéma béninois a besoin de code qui régisse le domaine pour permettre aux réalisateurs et producteurs de vivre de leur art. Tout cela reste à appréhender.  Le 7eme art Béninois voyage au-delà des frontières mais ne voyage pas assez dans son pays pour maintes raisons : manque des circuits de financement des œuvres cinématographiques, la disparition des salles de cinéma transformer en lieu  et place de bar …

Faudra le faire aimer et consommer par les béninois par des projections grand public. C’est bien de rempli la grande salle de canal Olympia avec 300 places ou de l’espace Tchiff mais c’est encore mieux d’aller dans les villages pour faire voir la magie du rand écran aux enfants, aux mères puisque le rôle de cette merveille réside bien là ; divertir, révéler notre culture. Sinon nous assisterons toujours à des fuites de talents qui préfèrent se faire une place là ou ils sont capables d’extérioriser tout leur potentiel.

Le cinéma béninois pourrait se retrouver si elle cherche à exister.

Nelly BEHANZIN

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