Concours international « Ma thèse en 180 secondes » : L’universitaire béninoise Marielle Yasmine Agbahoungbata décroche le titre

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La 4e édition du concours de vulgarisation scientifique « Ma thèse en 180 secondes » organisé par le CPU et le CNRS a connu sa finale le jeudi 28 septembre 2017 à Liège, en Belgique. Participante au dit concours, la doctorante béninoise Marielle Yasmine Agbahoungbata a remporté la finale avec une présentation sur le traitement des eaux usées.

« Élaboration de matériaux photocatalyseurs à base d’oxyde de titane pour l’élimination des micropolluants organiques des milieux aqueux ». C’est le thème sur lequel la doctorante Marielle Yasmine Agbahoungbata a fait une présentation en 180 secondes et a remporté la finale. Vulgairement, il s’agit de travaux de recherches sur le traitement des eaux usées pour accroitre l’accès à l’eau potable.

Face à 19 autres concurrents issus de pays ou régions francophones, la monitrice de travaux pratiques et de cours de callistographie à l’Université d’Abomey-Calavi a présenté sa thèse en français et dans des termes simples devant un public diversifié et non-initié. En trois minutes seulement et avec pour seul appui une diapositive, la candidate titulaire d’un DEA en chimie inorganique a fait un exposé jugé explicite et convaincant. En effet, le public s’attendait à se voir exposer une thèse sur le cœur, quand finalement elle annonce qu’il sera question de l’eau. Élément qui compose entre 60 et 90 % du corps humain. Un thème d’actualité puisque selon les estimations de l’ONU, « 80 % des eaux polluées du monde sont encore mal traitées ».

Fière de l’exploit réalisé, la candidate, se confiant aux confrères de l’agence universitaire de la Francophonie, a avoué : « Cette victoire me fait très plaisir parce que ce n’était pas du tout gagné d’avance. J’avais quelques peurs parce que tout le monde est bon, il faut l’avouer ». Consciente de ce que ce concours lui a apporté beaucoup, elle n’a pas manqué de témoigner : « ça m’a permis de comprendre davantage ma propre thèse à force de chercher les outils, les moyens pour l’expliciter et la vulgariser. Par ailleurs, ça me permet de juger les travaux effectués à travers le regard que les gens ont porté sur ce que j’ai fait. » À retenir que la prochaine édition de « Ma thèse en 180 secondes » se déroulera à Lausanne en Suisse.

Luc Antoine AMEGNISSE



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