Découverte : Pâtisserie mobile, le bizness de dame Lucette

99

Au cœur du quartier Gbèdjromédé à Cotonou, se trouve une pâtisserie par comme les autres. Édifiée dans un tricycle, et offrant à sa clientèle divers mets (emportées), elle est l’œuvre de dame Lucette Nanga soutenue par son mari. Découverte.

Un tricycle équipé et aménagé. Cuisinière à multiple foyer connecté à un gaz domestique, des provisions pour la préparation des plats. Ainsi se résume la petite entreprise de dame Lucette. Installé au quartier Gbèdjromedé à Cotonou, elle offre plusieurs mets à sa clientèle. On peut y trouver gâteaux, spaghetti, chawarma, thé,  hamburger et la liste n’est pas exhaustive. Ayant à cœur la prospérité  de son bizness, dame Lucette, titulaire de Brevet  de technicien supérieur (BTS) en Secrétariat Bureautique (SBQ) en fin de formation supérieure à l’université africaine de technologie et de management (UATM) Gasa-formation, s’inverti aussi bien dans la qualité des repas que pour le décor en vue de l’attirance de la clientèle. Un décor fulgurant auquel s’ajoute un dispositif qui propose de la bonne musique à la clientèle. L’hygiène étant aussi au rendez-vous, les gâteaux, croissants  et autres mets sont exposés dans un cadre vitré. C’est suite à la perte de son emploi dans une structure que dame Lucette s’est donnée à cette activité. « Quand j’ai perdu mon travail, j’ai décidé, pour éviter l’ennui à la maison, d’occuper un des stands mobiles de mon mari », a-t-elle fait savoir. Dès lors elle est devenue une pâtissière avérée non seulement parce qu’elle a perdu son boulot, mais aussi parce que son époux est un spécialiste de l’art culinaire.

S’investir plus et grandir, le rêve

Servir royalement les clients, c’est le mot d’ordre de dame Lucette mais développer le bizness lui tient aussi à cœur. C’est donc le défi que dame Lucette s’investit à relever. Les ambitions en perspective sont d’envergure remarquable. « Si nous avons les moyens et si nous bénéficions du soutien, nous allons le développer et le porter à un tel niveau où les jeunes puissent bénéficier facilement de la formation et même la possibilité d’un emploi garanti. », a fait savoir Lucette. Mais malgré quelques difficultés financière, elle n’est pas encore prête à céder à une quelconque légèreté pouvant compromettre l’élégance et le soin réservés à son entreprise, le garanti qui rassure les clients de la qualité de ce qu’ils consomment. « On évolue sur fonds propre basé sur les moyens de bord, mais on fait le possible pour accompagner des conditions assainies ce qu’on sert aux clients », a-t-elle confié. Un client originaire du Nigéria et vendeur de pièces des motos, rencontré sur les lieux de l’entreprises a témoigné de la  propreté de la pâtisserie  et a avoué qu’il acheté ces repas chez dame Lucette parce que la propreté adoptée la rassure.

 

Fidégnon HOUÈDOHOUN



Créé en novembre 1988, LE HERAUT est le tout premier journal des étudiants du Bénin. Informer, former, éduquer et divertir les membres de la communauté universitaire et la nation, tels sont les buts essentiels de ce mensuel. Pionnier dans la naissance et la floraison d’une presse privée libre et plurielle au Bénin, Le HERAUT fait office de lieu de baptême pour nombre des grandes plumes de la presse nationale et d’école de journalisme par défaut pour qui sintéresse au métier. Membre du Carrefour International de la Presse Universitaire Francophone (CIPUF) et initiateur de l’Union des Presses Universitaires Francophones de lAfrique de l’Ouest (UPUFAO), LE HERAUT a un lectorat potentiel de plus de cent mille étudiants (100.000) étudiants répartis sur tous les campus universitaires du Bénin. Le Héraut est entièrement conçu et réalisé par des étudiants venus de divers facultés, instituts ou écoles.


Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *