A quand la fin du délestage au Bénin ???

DÉLESTAGE AU BÉNIN : La bête noire de la rupture

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Depuis plusieurs jours,  le délestage est devenu monnaie courante dans plusieurs localités du Bénin. On aurait cru le phénomène révolu mais ce n’était juste qu’une accalmie qui laisse déjà place à un rebondissement étonnant.  Si le président Talon avait annoncé avec son équipe en découdre dans un délai très bref, la constance remarquée depuis leur arrivé a considérablement faibli ces derniers jours, ce qui porte à croire que la Rupture a perdu le contrôle de la situation.Ce qui semble déjà devenir un vilain souvenir pour le peuple béninois depuis l’avènement de la ‘’Rupture’’ pour un ‘’Nouveau départ’’ revient au galop. En tous cas, c’est le constat qui s’impose au vu du rythme effréné de délestage au Bénin ces derniers jours. Plusieurs minutes de rupture dans la fourniture énergétique par jour et à plusieurs reprises. Lentement mais sûrement donc, le délestage reprend droit de cité au Bénin, ce, au grand dam de la population qui a cru aux promesses électorales du président Patrice Talon, Chef d’orchestre de la Rupture qui a promis une rupture avec cet état de chose. Si, dès les premiers instants de son mandat et depuis plusieurs mois, le phénomène s’est vu attaqué en plein cœur avec un résultat satisfaisant, il amorce une rechute assez inquiétante depuis quelques semaines. Etudiant résidant à Zogbadjè dans la commune d’Abomey-Calavi, Obossou Pascal témoigne qu’il ne se passe plus de jour maintenant sans qu’on ait coupé deux à trois fois. Si son colocataire Odilon reconnaît que cependant que la situation s’était amélioré depuis peu, il n’a pas aussi hésité à faire remarquer qu’on retombe de plus en plus à la case départ. Coiffeur de formation et maître d’atelier, il explique qu’il s’agit d’un retour fatal qui puis est avec recrudescence. Et pour cause explique-t-il, il est amené à mettre plusieurs fois en marche son groupe électrogène. Nourrissant l’illusion d’un retour effectif,  il déplore que ce soit souvent éphémère car, les heures à suivre, le même phénomène se répète. A l’université d’Abomey-Calavi, le malaise est le même surtout dans les institutions de formation para académiques et les bureaux du Cous quo disent eux aussi ne plus rien comprendre de cette recrudescence d’un phénomène qui était parti pour être bien maîtrisé. Comme eux, de nombreux citoyens cherchent à comprendre ce va et vient dans la fourniture énergétique ces derniers jours à Cotonou, certaines localités font des expériences bien pire. On aurait cru que c’est les grandes villes, mais les villages s’en plaignent davantage. A Lokossa par exemple,  explique Joachim, le weekend a été un weekend noir. C’est finalement un mal partagé partout en république du Bénin qui doit interpeller la conscience du gouvernement et en premier son chef au vu des nombreuses promesses. Certes il y travaille, en témoignent les nombreux projets initiés dans ce sens et  l’ouverture récent d’un chantier de construction de 120 mégawatt à Maria-Gléta. Mais doit-on attendre ce chantier qui durera encore plusieurs mois avant de rêver d’une autonomie énergétique plus fiable au Bénin ? Il urge que la Rupture retourne à son enthousiasme d’alors. Il y va de la bonne marche des affaires économiques dans le pays et surtout de sa crédibilité.

Oslo Chester WANOU


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