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ÉLECTION AU BUE/FAST/UAC / : Les sbires de l’embrouillamini reprennent du service (Les agissements qui donnent raison à la Rupture)

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Suspendues à cause de la destruction des urnes par des éléments du « cabinet militaire » du Bureau d’union d’entité de la Faculté des Sciences et Techniques (BUE/Fast), les élections devant aboutir au renouvellement du BUE de ladite faculté sont renvoyées à la période du 18 au 23 septembre 2017. Esquisse d’un processus électoral tourmenté, ceci révèle bien les revers d’une pagaille politique, habitude à l’Uac.Autopsie d’une élection teintée de mauvaise foi.

Les élections comptants pour le renouvellement du bureau d’union d’entité (Bue) de la faculté des sciences et technique de l’université d’Abomey-Calavi ont frôlé le drame lundi 14 août 2017. Causes : des états-majors appartenant au cabinet militaire de ladite faculté ont détruit les urnes alors que les votes étaient en cours, interrompant ainsi les élections désormais condamnées au recommencement. Les listes en jeu, la liste militantisme et la liste renaissance bénéficient encore d’une période de grâce avant la tenue d’une nouvelle journée de votes. Et si ces troubles ont été remarqués, c’est d’une part parce que lesdits états-majors se sont sentis offusqués de ne pas avoir été associés auxdites élections et principalement, d’autre part, sous la motivation des propres candidats à ces élections. C’est dans ce sens que Codjo Firmin Boula, président du Bureau d’Union d’Entité, explique la situation. Selon ses informations, cette intervention des états-majors est due à ce que ceux-ci ont tenu à manifester leur désaccord par rapport à leur non-implication dans le processus électoral. Une assertion que ne rejette pas Constant Gomavo, président de la Commission électorale du bue (CEB), qui après avoir corroboré l’assertion précédente précise que ceux-ci ont pu être apaisés, mais que la situation a pris une autre allure lorsque les candidats sur les différentes listes s’en sont mêlés. Les élections, raconte-t-il, « avaient bien démarré quand les états-majors sont venus casser les urnes ». Et pour cause, poursuit-il, « c’est parce que les responsables des deux listes ont payé les éléments de l’état-major pour qu’ils aillent détruire les urnes. Chaque liste de son côté a payé des éléments. Ceci puisqu’ils se voyaient l’un et l’autre, défavorables, dans l’une des urnes. »’ Par ailleurs, des recoupements de confidences des proches des différents candidats, les raisons avancées ci-haut sont bien fondées puisque respectivement d’une urne à l’autre, chaque liste se sentait en désavantage. Et si cet épisode n’est pas anodin à l’Uac, il est bien le spectre d’une volonté manifeste de saborder le mouvement étudiant sur l’autel des intérêts personnels et d’un narcissisme obnubilant.

Carrefour des incohérences

Pendant que ladite faculté traverse une période de composition et se prépare pour les sessions de rattrapage, il se révèle clair que la préoccupation des responsables étudiants de cette faculté est de se construire toutes les opportunités afin d’obtenir le pouvoir. Déjà, les tractations n’ont pas manqué de se faire sentir. D’une liste à l’autre, la bataille pour le perchoir s’attise de plus belle. Et pendant que les étudiants marquent leur désintérêt, les premiers concernés semblent bien se plaire dans ce jeu de tiraillement et de mauvaise foi. De l’autre côté, à la tête des mouvements, ce sont les actuels responsables qui se tiraillent. C’est ainsi qu’Alimi Gounou, président de Fédération nationale des étudiants du Bénin (Fneb), condamne la commission chargée de l’organisation desdites élections puisque affirme-t-il, “la commission n’a pas de communication autour de l’élection”. Pour convaincre de son allégation, il sert que la Fneb n’est pas informée officiellement de la tenue du processus électoral, “elle n’a donc pas été associée”. Mais, c’est sans compter sur Constant Gomavo, le président de la commission électorale, ou encore celui du Bue en exercice, Codjo Firmin Boula, qui dément : “une correspondance a bel et bien été envoyée à la Fneb dans le cadre de la tenue de ces élections” au point où, continue-t-il, “un représentant de l’institution a même été présent sur les lieux lors du scrutin”. Dans cette atmosphère de mal compréhension, chacun compte sur sa capacité à faire adhérer à sa position. Pour le moment, la suite du processus est encore sur la table de la préparation. “Nous réfléchissons pour mieux organiser l’élection”, confie Constant Gomavo.

Prosper HOYETON



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