Formation, investigation, presse universitaire, Formation en investigation, odem, upmb, commissaire tokpanou, Le Héraut Bénin

ENQUÊTE JOURNALISTIQUE, POLICIÈRE ET CODE DE DÉONTOLOGIE : La presse universitaire affûte ses compétences  

129
Le restaurant BID de l’Université d’Abomey Calavi a abrité du 1er au 2 décembre 2017, un séminaire de formation en investigation journalistique-enquête policière et le Code de déontologie. Organisé par le Journal le Héraut, il a été conduit par responsables de l’Odem, de la police nationale et des professionnels des médias. L’objectif est d’encourager la professionnalisation et le professionnalisme chez les acteurs de la presse, pépinière de la presse nationale.

Mieux connaître le Code de la déontologie aussi bien dans la forme que dans le fonds, mener à bien un sujet d’investigation et être en mesure d’en établir les similitudes possibles au besoin avec l’enquête policière. C’est l’objectif que s’est fixé le journal universitaire, Le Héraut en organisant au profit de la presse universitaire, deux jours de formation déroulée en quatre modules.

En effet, c’est le Directeur de publication du quotidien La Nouvelle Tribune,  Vincent Folly qui a ouvert la vague des communications. Il a pendant deux heures, entretenu les participants sur ‘’l’investigation journalistique: exigence, démarche et catégorisation. Il en a profité pour partager avec les participants  des notions et astuces nécessaires pour réussir ce genre. Pour y parvenir, il a utilisé la démarche socratique. Tout d’abord il est parti des exigences de l’investigation en passant par la catégorisation pour aboutir aux démarches à adopter pour réussir une investigation. La patience, le courage et la curiosité, c’est aussi là quelques qualités qu’il a conseillées aux participants.

Et s’il est vrai que cet exercice n’est pas l’apanage des hommes des médias, Le Commissaire divisionnaire Louis Tokpanou, Directeur central de la sécurité publique s’est à son tour s’intéressé aux rapprochements possibles entre l’enquête policière et l’investigation journalistique. En s’appuyant sur plusieurs cas pratiques,   le communicateur a identifié plusieurs recoupements entre les  deux corps de métiers même si du fait des moyens et des atouts dont dispose la police, elle arrive à atteindre beaucoup plus facilement des objectifs. Pour lui, les deux corps de métiers restent complémentaires même s’ils n’ont pas les mêmes procédés.  Il en est de même de la finalité, car, si l’enquête policière vise à fouiller, à révéler en vue d’une répression,  la presse vise à informer. Aussi, elle-même une chasse  acharnée à l’information, ce qui pourrait entraver des pistes qu’enquête de la police.

« Le Code de la déontologie : 20 devoirs et 6 droits: une incohérence ? C’est le thème qui annonce Joël Atayi Guèdègbé,  expert  en communication et en gouvernance, membre de l’Observatoire de la Déontologie et de l’éthique dans les Médias (Odem). Au terme, le communicateur a rassuré les journalistes de la presse universitaire qu’il n’y pas point d’incohérence sachant qu’une déontologie fait avant tout appel à des devoirs.

Mieux, au-delà de ces six droits, de nombreux autres textes et dispositions protègent les hommes des médias. Enfin, malgré la volonté manifeste de faire des révélations, l’investigation journalistique ne doit nullement se passer de Code de déontologie. Ledit code ne peut en aucun cas aussi entraver la mission du journaliste. Le public n’espère rien d’autre que l’information et, quel qu’il en soit, le journaliste doit  s’arranger pour atteindre ses objectifs, sans enfreindre au Code de la déontologie.

Pour lui, l’investigation est un genre complexe qui nécessite plusieurs compétences et aptitudes. Il faudra donc  se doter des ressources nécessaires pour y parvenir et le Code en est un.

Très satisfait, Oslo Chester WANOU, Rédacteur en chef du journal « Le Héraut » a confié que c’est une réelle satisfaction. En remerciant les différents formateurs, il est revenu sur les objectifs de cette formation qui tient du souci de susciter le professionnalisme et l’audace chez les participants vu que l’investigation du fait de sa complexité est très peu aborde.

 Les participants ont aussi salué chacun l’initiative et ont souhaité qu’elle soit répétitive et s’étendent à d’autres genres ou domaine de spécialisation.

 

Méphis KITTI



Créé en novembre 1988, LE HERAUT est le tout premier journal des étudiants du Bénin. Informer, former, éduquer et divertir les membres de la communauté universitaire et la nation, tels sont les buts essentiels de ce mensuel. Pionnier dans la naissance et la floraison d’une presse privée libre et plurielle au Bénin, Le HERAUT fait office de lieu de baptême pour nombre des grandes plumes de la presse nationale et d’école de journalisme par défaut pour qui sintéresse au métier. Membre du Carrefour International de la Presse Universitaire Francophone (CIPUF) et initiateur de l’Union des Presses Universitaires Francophones de lAfrique de l’Ouest (UPUFAO), LE HERAUT a un lectorat potentiel de plus de cent mille étudiants (100.000) étudiants répartis sur tous les campus universitaires du Bénin. Le Héraut est entièrement conçu et réalisé par des étudiants venus de divers facultés, instituts ou écoles.


Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *