ENTRETIEN AVEC DATE ATAVITO BARNABE-AKAYI : « Écrire, c’est enseigner autrement et intemporellement »

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Jeune écrivain béninois prolifique, polyvalent et enseignant, Daté Atavito Barnabé-Akayi est auteur de nombreuses œuvres. Il a embrasé les genres majeurs : la nouvelle, le théâtre, la poésie, l’essai et le roman. À l’orée de son anniversaire, votre organe s’est intéressé à sa double carrière. Découvrez plutôt !

Bonjour Daté !
Ils sont bien rares les écrivains béninois qui ont connu un livre biographique sur eux. Je veux parler de ce riche ouvrage Daté Atavito Barnabé-Akayi, des horizons osés et contagieux d’Apollinaire Agbazahou. Cependant l’énigme demeure même si on connaît votre date de naissance et votre métier.

Que je demeure une énigme est cohérent : tout homme est énigmatique ; mon cas n’est pas une rareté. Je partage cependant votre opinion sur la chance rare que j’ai eue, celle d’avoir une biographie sur moi avant mes 41 ans, âge que j’assumerai en entièreté sous peu.

Daté Atavito Barnabé-Akayi, des horizons osés et contagieux est un livre qui devait être publié en 2014. J’ai retardé sa publication de deux ans, car je ne comprenais pas trop pourquoi je méritais une biographie. Et je me suis souvenu que le Grand Poète Fernando d’Almeida me prenait pour poète, qui m’a laissé prendre la parole dans l’un de ses livres sur les intellectuels francophones. Entre-temps, il prit le billet aller simple pour les Anciens et je me dis : il faut laisser publier ce livre avant que moi aussi je le rejoigne. C’est une initiative de l’Inspecteur-écrivain Apollinaire Agbazahou qui me trouve une valeur dont moi-même je doute… Une réplique du livre (Entretiens avec des écrivains béninois au programme) qu’avec la participation de Mahougnon Kakpo, Pierre Médéhouégnon, Roger Koudoadinou, Samiratou Alidou, j’ai écrit sur Florent Couao-Zotti et lui. Je le remercie.

Je reste reconnaissant envers les contributeurs de cet ouvrage à savoir Mahougnon Kakpo, Florent Couao-Zotti, Kangni Alem, Roger Koudoadinou, Gilbert S. Nouhotagbé Guédou, Habib Dakpogan, Samiratou Alidou, Adélaïde Fassinou Alagbada, Bruno Ahossi, Anicet Megnigbéto, Flora Aballot, Hurcyle Gnonhoué, Mariette Montcho, Maurice Thantan, Jérôme Tossavi. Je profite pour remercier Jean-Marc-Aurèle Afoutou, Bertin Toliton et Houénou Kowanou qui ont rédigé un mot pour la réédition (à paraître) de cet ouvrage d’Apollinaire Agbazahou : Daté Atavito Barnabé-Akayi, des horizons osés et contagieux.

Depuis une décennie votre nom est intimement lié à l’actualité littéraire : une vingtaine de parutions sans compter les manuels scolaires. Comment vous organisez-vous quand on connaît le métier exigeant d’enseignant que vous exercez ?

Il est aisé d’être enseignant et écrivain quand on voit ces deux métiers d’un même point focal : servir. L’enseignant est un serviteur. L’écrivain aussi. L’enseignant mène une lutte farouche contre les obscurités. L’écrivain aussi. La plupart des enseignants meurent dans le dénuement et la solitude. L’écrivain aussi – je pense souvent aux poètes maudits. C’est d’ailleurs pourquoi on continue de parler de sacerdoce à leur endroit.

Mon beau-frère, du retour d’une visite groupée de chez l’un de ses instituteurs du primaire qu’il a vu un peu plus de dix ans plus tôt, me décrit avec force détails la misère matérielle dans laquelle son maître agonisait gaîment : il manquait du moindre sou pour se soigner tant une armée de maladies l’a assiégé !

C’est le prix à payer quand on fait le vœu de servir honnêtement dans ce monde empli de férocités. Malgré toutes ces déconvenues, l’enseignant doit être un éducateur c’est-à-dire un exemple. L’écrivain aussi.
C’est un métier exigeant, mais passionnant.

Je m’organise donc en tenant compte de tous ces paramètres : remplir convenablement mes heures de cours devant mes apprenants et continuer mon service, en leur absence, dans un livre pour mes potentiels lecteurs connus ou non, voisins ou lointains… Écrire, c’est enseigner autrement et intemporellement.

À propos, votre recueil de nouvelles L’Affaire Bissi est au programme dans les classes de Première. Les jeunes élèves sont fascinés par les histoires toutes aussi déroutantes que les techniques narratives. Dites-nous par quel jeu vous réussissez une telle alchimie ?

J’ai entrepris une expérience narratologique dans laquelle je fais de l’écriture une usine de fabrications d’émotions déroutantes. Je travaille non seulement la psychologie des personnages, mais aussi celle des narrataires. Je n’appartiens pas à la classe des écrivains qui croient en l’inspiration. Je crois à la recherche, à la documentation, au travail. Je rappelle que j’ai fait des études de lettres non pas pour avoir des diplômes – j’avais arrêté mes études à la licence –, mais pour approfondir mes lectures, pour apprendre à lire. J’aime à dire que qui sait lire sait écrire. Et quand je parle de lecture, je parle d’outils d’analyse du discours dignes de la trempe d’Ilias Yocaris, de Gilbert Durand, de Dominique Maingueneau, de Roland Barthes… Mais je parle surtout de la lecture de la vie. Vivre, c’est lire. Et réciproquement. Nos Aînés nous apprennent à vivre, à lire la vie. On peut faire de leurs expériences les nôtres et en déduire des leçons de vie, des règles d’or. J’ai beaucoup appris de mes Aînés. J’ai beaucoup appris non seulement de mes grands-parents, de mes parents, mais aussi de tous les grands-parents, de tous les parents que mes sens ont rencontrés une fois, une seule fois. J’aime à raconter que la plus grande leçon d’amour qu’on m’a (je ne dis pas qu’on m’ait) enseignée vient de ma grand-mère maternelle nourrie au couvent Vodun, qui n’a jamais été à l’école.

Mon jeu narratologique vient de toutes parts. Je puise dans les mines de la beauté, qu’importe l’origine, mais surtout je fais déjeuner ma plume chez les Ancêtres qui veillent sur le quotidien de mes contemporains feignant d’être les premiers hommes sur Terre !

Qu’en est-il de la fin bouleversante des nouvelles ? Le bébé Fabien, par exemple.

La fin bouleversante des nouvelles ? Mais c’est le propre de la nouvelle d’avoir une fin bouleversante, inattendue, surprenante ! On parle de chute !

Pour moi, la nouvelle « Kadara et l’exilé spirituel » est bouleversante mais elle n’est pas si surprenante. Et là, je parle aux lecteurs attentifs. Procédons par maïeutique :

Entre Kadara et son époux, qui a le plus manifesté le désir d’avoir d’enfant ?
Kadara.
Quelle est la condition sine qua non fixée par « l’homme en soutane » pour que Kadara ait d’enfant ?
« La bougie que je t’ai remise ne doit pas se séparer de toi. Elle est, désormais, ton ombre. Tu la garderas jusqu’au jour où l’envie de voir ta vie hors de toi te sera fastidieuse et nuisible. Depuis cette nuit où nous avons fini les sacrifices propitiatoires devant le tam-tam silencieux de l’océan Atlantique, toute ta vie échappe aux données prévisibles et rationnelles. » (Page 66)
Kadara, a-t-elle respecté les exigences liées à la bougie ?
Non.
Qu’a-t-elle fait ?
Elle s’est séparée de la bougie sur la table d’accouchement.
À quelle condition a-t-elle pu accoucher ?
Quand elle se rappela qu’elle ne doit pas se séparer de la bougie et envoya l’employée de maison la récupérer. (« Kadara se rappela un détail. Elle revécut son séjour au Nigéria, notamment les recommandations du vieillard : « La bougie que je t’ai remise ne doit pas se séparer de toi. Elle est, désormais, ton ombre. Tu la garderas jusqu’au jour où l’envie de voir ta vie hors de toi… ». Mais comment n’avait-elle pas pu y penser un peu plus tôt ? Et si cette bougie jouait un grand rôle dans la délivrance ?
Elle envoya l’employée de maison recrutée un mois plus tôt déjà pour lui prêter main-forte dans ses nouveaux travaux de mère, lui apporter l’objet sacré. Elle n’eut pas plus tôt saisi la cire qu’elle devint mère », page 79-80)
A-t-elle laissé tomber une autre fois la bougie ?
Oui.
Quand ?
Quand elle sortit de la maison pour une urgence médicale.
Ne pourrait-elle pas y aller sans se séparer de la bougie si elle tenait à la vie de son fils ?
Si.
Le mari infidèle qui alluma la bougie savait-il que la bougie était sacrée ?
La nouvelle ne le laisse pas supposer.
Pouvait-on alors s’attendre à cette fin avec la désobéissance de Kadara ?

Je laisse la maïeutique fonctionner…
Je rappelle à mes lecteurs que s’ils tiennent à comprendre mes écrits, il leur suffit d’être humbles, lire mes écrits sans aucune prétention ni préjugé.
Mais une chose est sûre : on ne gouverne pas toujours les émotions. Et, dans ce cas, je dois laisser chaque lecteur ressentir les sentiments et exprimer les opinons
qui lui conviennent !

En 2017, vous êtes sacré Prix du Président de la République avec Le chroniqueur du PR, qui fait écho aux Confessions du PR. Par ailleurs, vous travaillez L’avocat du PR. Qu’est-ce qui fait cette occurrence du PR dans vos drames politiques ?

J’envisage une trilogie dans laquelle je fonde une conception de la démocratie. Je pense à une démocratie censitaire avec des critères fondés non sur le cens, mais sur et par des électeurs et candidats responsables : quiconque rêve d’être électeur ou candidat doit être soumis à un test de capacités politico-stratégiques qui ne se résument pas à sa popularité. Un peu comme on le fait pour le permis de conduire. Tout élu, pour moi, est comme un conducteur. Et il lui faut un permis de conduire. Nous ne pouvons pas continuer à élire un candidat parce qu’on ne veut plus de son prédécesseur ni à mépriser un candidat parce qu’il n’est pas de notre région. Il nous faut plus de critères rationnels que d’éléments émotifs dans l’acte d’élire sinon après chaque élection, nous continuerons à dire que le candidat choisi est une erreur !

Restons au Bénin après le Renouveau démocratique : on a élu le Président Soglo ; juste après, on l’a trouvé inadapté ! On a repris le Président Kérékou, on estime qu’on aurait dû permettre au Président Soglo de faire un deuxième mandat. Et nous tous, nous vivons aujourd’hui la forte amitié qui unit l’actuel Président et son Prédécesseur.

En France, les gilets jaunes semblent contester la gestion de leur Président.

En Grande Bretagne, regrette-t-on cette sortie de l’Union Européenne ?

Aux Etats-Unis, on ne comprend pas trop les réformes de l’Administration américaine.

S’il faut nuancer les degrés de crainte dans ces trois dernières nations, il faut faire observer que la situation de mon pays me préoccupe. Et ce qui est davantage frustrant, c’est que je n’ai pas la réponse. Pour dire que la politique est trop compliquée et trop complexe. Et sa version la plus simple est le sacrifice, l’humilité du Chef et la dictature des lois. Mais il faut que ces lois servent tout le monde, équitablement ! Et toute la question est là : nos lois s’appliquent-elles de manière équitable ? Comment les rendre équitables si l’homme qui les manipule ne peut jamais être parfait !

D’où même en démocratie, la raison du plus fort est souvent la meilleure.
L’avocat du PR tentera de poser quelques craintes que je traine… Et j’en aurai fini avec les PR !

Six ouvrages personnels de poésie. Une poésie délicate, prévient-on. Quel est votre rapport à ce genre ?

La poésie est la forme d’expression qui me comprend mieux.

Grâce à un texte poétique inédit, le premier mois de cette année, vous êtes fait Ambassadeur de la Paix FIPF-APFB. La poésie peut-elle exorciser l’Afrique des guerres ?

Pour être réaliste, non.

Non parce que ceux qui sont au gouvernail de nos Nations ne comprennent pas forcément le langage poétique.
Nietzsche parlait dans La naissance de la tragédie des « guerres nécessaires ». J’ai le sentiment que nous, en Afrique, nos dirigeants affectionnent les guerres inutiles !

Véronique Tadjo témoignait au Mali en février 2017 lors d’un débat qu’elle avait écrit L’ombre d’Imana pour tenter de prévenir la guerre dans son pays la Côte d’Ivoire ; mais la question d’ivoirité est née et n’a pas empêché la guerre.
Toutefois comme tout véritable poète, je rêve d’une Afrique meilleure, d’une humanité heureuse. Et comme Tadjo, je continue à jouer le rôle préventif en ces termes :

« La littérature, au-delà de l’esthétique et du divertissement, prépare l’homme à connaître les faiblesses de la vie, à affronter la vie, à vaincre la vie, à dignement vivre la mort en laissant dans chaque âme vivante des souvenirs positivement proverbiaux. » (Entretiens avec des écrivains béninois au programme)

Vous êtes manuéliste. Je vais partager avec vous une anecdote. Un enseignant découvre ces dernières vacances une nouvelle édition d’un livre au programme en Troisième et à propos du guide de lecture que vous avez proposé, s’étonne : « Sur quel livre ne trouve-t-on pas son nom ? »

Je prends cela pour un compliment même s’il faut clarifier que mon souci n’est pas d’avoir mon nom sur un livre, mais de servir, d’être utile.

Avant les ouvrages sus-cités, vous avez conçu pour les deux cycles du secondaire des manuels qui sont retenus comme des ouvrages d’appui aussi bien pour les élèves que pour vos collègues. Le Professeur Mahougnon Kakpo disait à ce sujet : « J’ai commencé à le lire à partir des manuels scolaires, sur les exercices qui sont proposés aux élèves des premier et second cycles de l’enseignement du second degré. Ce qui est une très bonne démarche parce que le souci est altruiste et pédagogique, à ce niveau-là. [….] Et cela participe et procède de la construction d’une nation. » Comment recevez-vous ce témoignage ?

Venant de mon Professeur, je dis qu’il est sincère. Et ce témoignage est une lourde responsabilité, celle de ne pas le décevoir. Lorsque des gens de la trempe du Professeur Mahougnon Kakpo écrivent ces gentillesses, c’est une autre mission qu’il vous confie : toujours faire mieux.

C’est le lieu de remercier les coauteurs Armand Adjagbo et Anicet Mégnigbéto. Et bien entendu l’Inspecteur Apollinaire Agbazahou et tout le système éducatif béninois qui nous ont toujours encouragés.

Une indiscrétion fait état de ce que vous déposez la craie. Un oiseau de mauvais augure ?

Formulée ainsi, la question dévoile une ingratitude de ma part envers la craie.

Je suis reconnaissant vis-à-vis de la craie, de mes apprenants, de mes collègues et envers tout le système éducatif.

Je fais un arrêt technique, voire nécessaire.

Pourquoi ?

Pour avoir davantage de temps pour apprendre. J’ai besoin d’un an ou deux pour me consacrer essentiellement aux recherches. Pour être plus performant. Et surtout pour apprendre à réfléchir, en profondeur.

Vous préparez votre thèse au département des Lettres Modernes après avoir été le premier à y soutenir le Master 2. Un intérêt pour les « classes » qui surprend. Le Professeur Adrien Huannou s’en réjouissait déjà il y a quelques années alors que l’actuel Doyen de la FLLAC redoute encore un autre caprice de génie.

Le Professeur Pascal Okri Tossou, l’un des plus jeunes titulaires, tout comme le Professeur émérite Adrien Huannou, nourrissent pour moi le rêve d’entreprendre des études doctorales sans discontinuer, se souvenant de mon cursus scolaire qui évolue en dents de scie. La vérité est que je n’aime pas les études : il faut l’avouer : je me sens incompatible avec certaines routines et puis… je suis un paresseux !

Mais je les rassure : mon Maître – j’aime bien l’appeler ‘Maître’ au lieu de Directeur – le Professeur Pierre Médéhouègnon a, pour moi, trop fait pour que je le déçoive ! Il en est de même de mon codirecteur le Docteur (MC) Raphaël Yébou. D’ailleurs, j’ai trop de Professeurs qui me suivent de très près. Même Kangni Alem, depuis le Togo, me surveille ! De temps en temps, les auteurs aînés Florent Couao-Zotti, Apollinaire Agbazahou, Bertin Toliton, Bruno Ahossi, Fernand Nouwligbéto, François Aurore, Houénou Kowanou, Marcel-Christian Ogoundélé, Louis-Mesmin Glèlè… me rappellent que je dois obtenir mon doctorat. Par ailleurs, mon corpus pour la thèse prend en compte des poètes vivants et amis, qui ne cessent de me faciliter le travail : le Béninois Mahougnon Kakpo, le Franco-Congolais Gabriel Mwènè Okoundji et la canadienne aux origines diverses Nora Atalla ! C’est encourageant quand le monde entier vous surveille.

Et puis, il y a que je suis père. Et je dois donner le bon exemple à mon fils.

Vos lecteurs redoutent que vous concrétisiez votre intention d’une possible renonciation à l’écriture en même temps qu’ils espèrent de nouvelles parutions.

En 2012, quand je repris les cours pour obtenir mon C2, le Professeur Bienvenu Koudjo me permit de faire, en tant que dramaturge, un exposé sur « L’auteur dramatique face à une page blanche et à une scène vide : Problématique de la création dramatique dans (ou sans) la perspective d’une représentation théâtrale ». Mes camarades d’amphi me posèrent cette question-ci : avez-vous des perspectives pour votre profession d’écrivain et de professeur ?

À cette question, je répondis ceci : « Profession d’écrivain ? C’est vraiment ronflant. Ronflant parce que j’ignore toujours si j’en suis un. Mais ce qui est certain, c’est que j’ai prévu arrêter d’écrire autour de 40 ans. Un arrêt pour faire le bilan de mes ouvrages. Ai-je évolué ? Ai-je contribué d’une manière conséquente au débat littéraire de mon pays ? Et surtout répondre à la question : ai-je encore quelque chose à dire ? Si la réponse est négative, je dois faire éteindre ma plume. Mais pour le peu de temps qu’il reste, je prévois d’embrasser d’autres genres tels que le roman, le conte… Profession de professeur ? Je préfère parler d’enseignant. Et parlant d’enseignant, si j’arrive à poursuivre mes études, je crois savoir que l’avenir me réserve des surprises. Mais mon métier d’enseignant n’aura aucun avenir si lors de mon bilan autour de 40 ans, je réalise que c’est un métier qui obstrue la voie pour m’épanouir et garder en sécurité ma petite famille. Mais jusque-là, c’est un métier que j’ai choisi et qui me rend gai. » (Cette réponse est consignée dans le livre que vous avez cité au début de notre entretien : cf. Apollinaire Agbazahou, Daté Atavito Barnabé-Akayi, des horizons osés et contagieux, Cotonou, Laha, 2016, pp.140-141).

Mes très chers lecteurs, je les rassure : j’ai avorté mon ambition d’abandonner la plume ; je ne veux pas que l’Aîné Jérôme Carlos mette en circulation la pétition dont il m’a menacé si jamais j’arrêtais ma plume créative. En lieu et place, j’ai arrêté de boire : je ne prends que fondamentalement de l’eau avant même mon départ pour Vichy en août 2018. J’ai donc arrêté l’alcool pour fêter mes 40 ans !

Je reviendrai à l’écriture inventive sitôt que j’aurai fini ma thèse. Je pourrais aussi me surprendre et publier avant de soutenir ma thèse, car depuis 2009 (donc 10 ans), je dois deux livres à mon Éditeur Ruisseaux d’Afrique ! Et ce n’est pas les tapuscrits qui manquent !

Que mes lecteurs, que je profite pour remercier, soient patients, le temps décidera.

Vous auriez voulu que ça passe inaperçu. Mais je me permets en ce 24 septembre, de vous souhaiter un joyeux anniversaire.

Merci ! Santé et Beauté à tout le monde.

Réalisation : Inès Missainhoun



Créé en novembre 1988, LE HERAUT est le tout premier journal des étudiants du Bénin. Informer, former, éduquer et divertir les membres de la communauté universitaire et la nation, tels sont les buts essentiels de ce mensuel. Pionnier dans la naissance et la floraison d’une presse privée libre et plurielle au Bénin, Le HERAUT fait office de lieu de baptême pour nombre des grandes plumes de la presse nationale et d’école de journalisme par défaut pour qui sintéresse au métier. Membre du Carrefour International de la Presse Universitaire Francophone (CIPUF) et initiateur de l’Union des Presses Universitaires Francophones de lAfrique de l’Ouest (UPUFAO), LE HERAUT a un lectorat potentiel de plus de cent mille étudiants (100.000) étudiants répartis sur tous les campus universitaires du Bénin. Le Héraut est entièrement conçu et réalisé par des étudiants venus de divers facultés, instituts ou écoles.


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