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Facturation de l’électricité au centre commercial du COUS/AC : Le social déménage

Les critères de détermination et de facturation de la consommation électrique dans les centres commerciaux sous tutelle du  Centre des œuvres universitaires et sociales (Cous) s’apparentent à une véritable filouterie.  Entre hasard et fixation de taux sans fondements, le COUS  se substitue aux décompteurs, pose des conditions peu commodes aux tenanciers à l’installation, toute chose qui amène à se demander si le service ici reste toujours social.

1000f par ampoule, 5000f par photocopieur, 10000F par réfrigérateur, 2000 par ordinateur, 12000 par climatiseur, 2000 par brasseur et 1500 par ventilateur. C’est là le tableau de bord dressé par le Cous-Ac pour offrir l’électricité aux prestataires des centres commerciaux sous-tutelle. Et c’est l’article 8 du contrat de bail qui l’entérine. Et comme pour taire toute ruse, le Cous-Ac enfonce le clou.

L’article en question poursuit que ce taux de facturation s’appliquera à ‘’tout appareil présent dans le kiosque, quel que soit son état’’. Mais à une époque où la technologie a résolu nombre de problèmes, ce procédé laisse pantois et frise de l’injustice. S’il est vrai que certains en sortiront gagnants, ce n’est pourtant pas le cas de tous.

Pour certains tenanciers ou locataires de kiosque, le COUS a délibérément rompu avec le social. En effet, il suffit de lire le contrat de bail qui le lie aux tenanciers de kiosques pour s’en convaincre. De contradiction en incongruité, ledit contrat dûment entériné par Ghislaine Faghohoun, directrice du Cous/AC stipule en son article 8 que les frais d’électricité seront déterminés et payés « sur la base des compteurs additionnels à faire installer par les tenanciers et conformément aux règles établies par les structures compétentes ». Une formulation qui se contredit fort bien. Au fait, comment expliquer que le même qui prétend définir les frais d’électricité sur la base de compteurs additionnels évoque encore d’autres règles établies par une structure ‘’dite compétente’’, entendez ici le Cous/AC.

Approché, Sagbo Innocent Vinassé, Chef session du centre commercial du Cous/Ac  explique que le Cous y a pensé et a même démarré depuis l’année dernière avec l’installation de quelques décompteurs. Mais tous les contractants et tenanciers de kiosques n’ont pas encore accepté l’idée. Et en attendant qu’ils adhèrent à l’idée, c’est la mesure qu’a trouvé le Centre des œuvres universitaires et sociales. Mais pour l’heure, cela reste une situation diversement appréciée même si le chef session centre commercial Cous juge ces coûts forfaitaires. Toujours est-il que certains s’en plaignent.

C’est le cas d’une tenancière ayant requis l’anonymat: « On nous aurait laissé utiliser des décompteurs et comme ça, chacun se sentira en confiance ». Comparativement aux autres centres commerciaux du campus, celle-ci trouve que le COUS en demande trop alors que c’est le même environnement. Mais Sagbo Innocent Vinassé, Chef session du centre commercial du Cous/Ac ne voit pas les choses de cette manière. Comparaison n’est pas raison estime-t-il et il n’en veut pour preuve que le confort et l’organisation qui caractérisent le centre commercial du COUS. C’est bien organisé et ce qui est bien organisé a un coût différent de ce qui se fait ailleurs affirme-t-il.

En effet il explique: « ce centre commercial est différent des autres, c’est mieux structuré que les autres, les kiosques respectent des dimensions uniformes, les allés biens tracés, harmonisés et uniformisés en dimension ». C’est donc des cadres plus confortables selon lui-même si les étudiants, gros clients desdits centres, en tiennent très peu compte.

Le Coût d’installation et la localisation, l’autre inconfort

 Les tenanciers dans les autres centres commerciaux ne paient pratiquement rien par rapport à nous et pourtant, nous sommes prestataires dans le même cadre, a déploré un responsable du centre commercial du Cous-AC. Pire, il explique que les autres centres commerciaux sont plus proches des amphithéâtres et sont plus fréquentés que le centre du Cous-Ac.

Et pourtant, les kiosques au centre commercial sous-tutelle du COUS sont fixés à 11.000F Cfa le mois. Selon le responsable rencontré, pour s’installer, on  débourse tout un pactole, soit près de 900.000 fCfa frais d’installation du kiosque y compris. C’est après cela qu’il en bénéficie pendant cinq ans, soit 15000F le mois avant que cela ne revienne dans le patrimoine du Cous pour lui être facturé à 11000fCfa le mois au tenancier. En confirmant ce procédé, Innocent Sagbo Vinassé confie que c’était dans les débuts du centre. Aujourd’hui, notifie-t-il donc,  le kiosque est facturé au mètre carré (m2) qui coûte environ 700fcfa le mois.

Chacun est donc facturé en fonction de la superficie qu’il exploite. Il reste cependant conscient que certains tenanciers s’en plaignent et a même rassuré que des réflexions se mènent déjà au niveau du COUS pour voir dans quelle mesure arranger les choses. C’est pourquoi cette situation que dénoncent certains tenanciers de kiosque, il les trouve passagères sachant que les choses pourront connaitre d’amélioration sous peu.

Ce qui n’est pas du goût des tenanciers dont le responsable explique que le mode de gestion des autres centres commerciaux facilite beaucoup plus la tâche aux locataires de kiosque que dans le centre commercial sous-tutelle du COUS, l’institution sociale. C’est bien ce que certifie une tenancière de kiosque au centre commercial du rectorat annexe qui dit ne payer annuellement tout frais inclus 40.000Fcfa. C’est dire donc que le COUS soumet les tenanciers de kiosques à une asphyxie financière.

Mais à leur tour, ceux-ci n’hésitent pas à le récupérer autrement. En témoigne la quantité servie chez les restauratrices et la qualité du service chez les autres. Pour justifier le fait, certains disent qu’ils feraient certainement mieux si les conditions  le permettaient. C’est pourquoi le COUS est invité à faciliter la tâche aux tenanciers et par là même aux étudiants au service de qui aussi bien les tenanciers que le COUS se dévouent d’ailleurs.

 

Oslo Chester WANOU

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