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FLAMBEE DES PRIX DU CARBURANT DE CONTREBANDE AU BÉNIN : Une spéculation intrigante des fêtes de fin d’année

Connu sous l’appellation de “Essence kpayó”, le Carburant de la contrebande, qui alimente environ 80% des usagers béninois, connait à une semaine avant et après des fêtes de chaque fin d’année une brusque hausse de prix de vente. Une chose qui amplifie les plaintes des populations du fait des raisons non connues de façon précise.

450F, 500F voire 700F et plus sont les prix lus sur les bidons jaunes et les plaques des vendeurs d’essence dans les villes du Benin comme Cotonou. Hors, avant l’approche des fêtes de fin d’année les prix trouvés aux abords des artères des villes où se trouvent ces marchands sont compris entre 275F et 350F. Hounkpatin Germain, conducteur de taxi-moto vu en plein approvisionnement à Minnotin s’en désole : « Quatre jours avant Noël, dit-il, et le carburant est déjà à 500F, nous allons mourir ».

Gabriel Fagnon, conducteur de minibus de transport  dans la même logiue, n’a pas caché son constat sur l’augmentation du prix du carburant pendant la période des fêtes de fin d’année. Il confie : « Chaque année, quand les fêtes arrivent les vendeurs augmentent le prix d’essence et on ne comprend pas ». Comprendre cette hausse du prix du carburant de la contrebande surtout en période des fêtes de fin d’année amène à s’intéresser aux raisons probables. Celles-ci restent selon l’avis de chacun que ce soit fournisseur ou client.

Du côté des vendeurs, c’est depuis la source d’approvisionnement au pays de Buhari. Pour les uns, quand ils font le bilan annuel, le tarif normal subit un impact négatif. C’est ce qu’a tenté d’expliquer Justin Houmavo vendeur à Minnotin. Au Nigeria, dit-il, ceux qui nous fournissent le carburant font le bilan de fin d’année à cause de cela, ils augmentent le prix.

Selon d’autres, comme une vendeuse à Gbedjromède ce sont les grossistes qui, peut- être dans l’optique de spéculer vendent le produit plus cher aux vendeurs des abords des voies. “Avant le bidon était 7000F, 8200F, mais en ces temps les grossistes nous le livrent à 11500F, 12000F et c’est pourquoi, a-t-elle fait savoir. Pour d’autres encore comme Vincent, vendeur d’essence à Pahou : “c’est à cause des difficultés de pouvoir traverser les frontières nigérianes en période de fin d’année”.

Du côté de ceux qui sont servis ces contrebandiers d’essence seraient en train de mettre à l’œuvre leur mauvaise foi manifeste à travers cette impromptue de spéculation dans le but de se faire plus d’argent à l’occasion des fêtes de fin d’année où l’affluence requiert une forte demande d’approvisionnement en carburant. “Ces vendeurs font exprès juste pour avoir de l’argent “, a laissé entendre un client dans un point de vente vu à Calavi Houeto.

Peines et plaintes de plus en gestation

Et si cette flambée devient préoccupante dans le rang de la population en ces temps de fêtes de fin d’année, il n’est pas moins vrai qu’elle génère des suites peu enviables. D’abord les lamentations des usagers deviennent perceptibles à l’oreille et à l’œil. “Ils veulent nous tuer en plus la galère”, a laissé entendre Germain Hounkpatin, conducteur taxi-moto.

En plus, l’augmentation des frais de transport noté et les autorités politico-administratives accusées, les longs fils d’attente sont observés au niveau des stations d’essence du service public. C’est ce qu’a confié un Zémidjan-man dans le rang dans une station d’essence située derrière le stade de l’amitié Général Mathieu Kérékou de Kouhounou. “Depuis 30 min j’attends ici, les clients ne comprennent pas, quand ils t’entendent dire le prix ils s’énervent et c’est la faute à nos dirigeants”, a-t-il ajouté.

Au regard de ceci, il n’est pas moins important de penser aux dispositions éventuelles à prendre pour offrir aux populations une période favorable de fêtes de fin d’année. Ainsi, Justin Houmavo pense que pour disposer de carburant à un prix abordable le Benin, en plus la Lybie doit entrer en accord avec le Nigéria son voisin d’à côté. De même, Gabriel Fagnon en appelle à la bonne foi des marchands du liquide précieux et exhorte les autorités à se pencher sur la situation pour les fois à venir. Le bien-être des populations en dépend.

Fidegnon E. HOUEDOHOUN (Stag)

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