L’Université Africaine de Technologie et de Management GAZA-formation est l’une des universités privées qui au Bénin, œuvre pour une génération compétente de jeunes étudiants dans la formation professionnelle au service du développement. Jouissant d’un quart de siècle d’expérience, c’est une université rompue à la tâche. Pour mieux connaître ce grenier  de compétence, votre journal est allé à la rencontre de son Président, Professeur Théophane Ayi.

 Cela fait 25 ans que l’UATM Gasa-formation existe. Que retenir du bilan de vos actions ?

Nous avons créé l’UATM/GASA-FORMATION il y a 25 ans : c’était en septembre 1992. 25 ans ce n’est rien dans la vie d’une école, mais à l’échelle d’un homme c’est beaucoup. Crée sous  forme d’école à deux filières : Électronique et Informatique de gestion, l’UATM/GASA-FORMATION est devenue, Université Africaine de Technologie et de Management depuis 2003 et dispose actuellement de 04 unités de formation et de recherche (UFR) ou facultés le tout sur 05 sites et d’un Institut de Sciences Technologie (IPST). À ce jour, les Unités de formation et de recherche ouvertes sont : Sciences et Techniques, Sciences de Gestion, Sciences agronomiques, Sciences juridiques.

Nous avons formé plus de 18000 diplômés tous niveaux confondus. On note parmis ces diplômés des lauréats au BTS ivoiriens et béninois et des récipiendaires du Système LMD (Licence-Masters-Doctorat) que nous avons commencé par livrer depuis bientôt 06 ans. L’UATM/GASA-FORMATION a toujours œuvré pour l’excellence dans la production des cadres pour l’industrie et les entreprises. À ce titre, bon nombre de nos anciens étudiants sont devenus des hauts cadres de grandes sociétés au Bénin. Dans le domaine technologique en particulier, il faut signaler ici que l’UATM/GASA-FORMATION a fourni la plupart des directeurs des services informatiques des banques et des directeurs des services techniques des GSM (MOOV, MTN, BELL BENIN…).

Dans le domaine du management et des finances, nous avons nos produits à la tête des institutions financières comme (Banque Mondiale, PAPME) et d’autres. Ces performances dans l’excellence sont obtenues grâce à des partenariats comme l’Université Lyon3, Perpignan PAK University… et à la prestation des  professeurs de haut niveau venant du monde entier. Nos diplômes reconnus sur le territoire béninois et à l’international permettent à leurs détenteurs de travailler partout dans le monde.

Qu’en est-il de la collaboration avec l’Etat Béninois ?

D’une manière générale, beaucoup de gens pensent que les écoles privées ne sont pas sérieuses et c’est dommage que ce soit  aussi le point de vue de certaines autorités administratives. Certes, il y a des brebis galeuses, mais il ne faudrait pas que quelques poissons pourris détruisent les efforts de certains fondateurs sérieux. C’est d’ailleurs pourquoi le gouvernement a commencé déjà par mettre en application cette vision en supprimant ou en fermant les institutions de formation ouvertes et non fonctionnelles et en fermant aussi les universités non autorisées. Cette action a déjà réduit la liste des universités et institutions privées de formation et les actions à venir visent aller en profondeur  dans la sélection de la qualité.

En effet, l’étude des listes des professeurs de chaque institution donnera lieu à un prochain classement des unités qui permettront de retenir définitivement les institutions dont les diplômes seront désormais cosignés. Aussi, en marge de tout cela, notre ministère de tutelle veut aller vers une licence nationale d’État, ce qui donnerait un repère de comparaison pour toutes les institutions universitaires. L’UATM/GASA-FORMATION œuvre toujours par l’excellence, est totalement en phase avec les décisions du gouvernement actuel et donc nous amène à avoir une bonne collaboration avec l’État béninois. D’ailleurs, les autorités de l’UATM/GASA-FORMATION sont très respectueuses des règles établies et les décisions de contrôle ou de vérification ne peuvent en aucun cas nous faire peur.

Nous, fondateurs d’établissements supérieurs privés devrons tous acceptés les contrôles de qualités aussi rigoureuses de formation de ses futurs cadres. Notons ici que bon nombre d’entre nous épouse ce point de vue.

Ce que nous les fondateurs regrettons et signalons est qu’on ne fait pas avancer l’âne seulement avec le bâton. Il faut aussi de la carotte ; cette carotte qui manque dans toutes les décisions et qu’on ne voit pas venir : des contrôles et des suppressions bien sûr, mais quel encouragement pour les meilleurs.

Quels sont les unités de formations et les avantages d’une inscription à GASA-Formation ?

UATM GAZA-formation est une université  à part entière qui  est constituée de 04 Unités de Formation et de Recherche ou Facultés et d’un institut professionnel des Sciences et Techniques. Il s’agit : des unités de formations de recherche de Sciences économiques et de Gestion ;  unité de formation et de recherche, des sciences et Techniques ; l’UFR des sciences juridiques et politiques ;  de l’UFR des sciences agronomiques. Soit au total quatre UFR et nous avons en idée d’ouvrir une cinquième unité de formation de recherche qui sera donc l’UFR des langues arts, et sciences humaines (Flash). Nous avons un institut professionnel des sciences et techniques  qui dépendent de la faculté ou de l’UFR de sciences et techniques. Nous disposons aussi d’un département de formation bilingue et des formations professionnelles à la carte.

En ce qui concerne les coûts de formations, à l’UATM, nous pratiquons  déjà du point de vue social,  un coût moyen par rapport  à ce qui se pratique sur l’étendue du territoire national. Les coûts généraux au Bénin varient de 1.000.000 à 75.000 Fr alors que nous sommes à 350.000F en moyenne. Malgré ce coût moyen, nous pratiquons des réductions intéressantes, lorsque l’apprenant paye cash ou sur deux mois ; il bénéficie de 60.000F de réduction en année de licence, 90.000F pour ceux en année de master.  Ce qui est quand même une réduction non négligeable. La scolarité est ainsi ramenée à 270.000F pour un étudiant inscrit en tertiaire chez nous.

Une politique de mise à disposition d’un ordinateur est offerte à tous ceux qui auraient payé une somme supplémentaire de 70.000F après le solde de leurs scolarités. Ces ordinateurs très performants à 75.000F couteraient sur le marché 240.000F. Cette opération prend en compte les étudiants qui auraient fini de payer en janvier.

Sur le plan de l’orientation, quels sont les critères à suivre par un nouveau bachelier en vue d’un meilleur choix de filière ?

Au prime abord, nous parlerons de la motivation que le nouveau bachelier doit avoir et ceci en dehors de toute considération scientifique et de niveau. Il lui faut une motivation rude de réussir son parcours universitaire. En plus de la motivation, il nous faut une bonne orientation en fonction des capacités du nouveau bachelier dictée par sa série.

Il faut noter que depuis le secondaire déjà, notre système oriente globalement vers trois grandes directions à savoir : les lettres, l’Économie et les sciences juridiques pour le Bac A et B ; pour les sciences naturelles, biologie et santé pour le Bac D et C ; au niveau des physiques  techniques et technologie pour le Bac C, F1, F2, F3, F4, F5, D et le DTI et enfin les sciences managériales ou gestion pour les BAC G1, G2, G3, C et D. Il est évident que l’on peut passer d’une direction à une autre ; lorsqu’on s’observe par exemple des aptitudes en français et en anglais alors qu’on est détenteur d’un Bac C et D, on peut s’orienter vers les sciences  juridiques ou autres disciplines de la première direction.

Dans tous les cas, le jeune Bachelier doit recourir à beaucoup de conseils afin de mieux choisir, car, une mauvaise orientation est toujours catastrophique.

Quel est votre manifeste à l’endroit des apprenants et des parents  pour la rentrée académique ?

À l’orée, de cette rentrée académique, nous dirons aux parents d’élèves de faire très attention à divers niveaux, aux institutions de formation irrégulière (n’ayant pas de reconnaissance avérée). Aux publicités mensongères qui pleuvent en cette période de l’année sur leur tête, au coût de la formation qu’on leur propose pour un cycle universitaire.

Dans ce chapitre, ils ne doivent pas faire la chasse au coût de  formation le plus bas. Car, nous le répétons, une formation de qualité a un coût ; et en dessous de ce coût, l’on ne peut rien faire de sérieux. Après tout, disons simplement que le payement de la formation ou de l’éducation en générale est le premier héritage donné à un enfant. Quant à nos nouveaux bacheliers, nous devons leur faire remarquer que : le Bac n’est pas une fin en soi et qu’ils ont l’obligation de succès.

Cette obligation implique donc le sacrifice de certaines distractions et une gestion rigoureuse de son temps ; et qu’après avoir effectué le choix de la meilleure école avec les parents, le nouveau bachelier se doit d’être assidu au cours.

Réalisation: Moïse TCHEGNONSI

Transcription: Hortensia BEHANZIN