Uac, accident devant le portail, réccurence de décès, les autorités interpellées, Oslo Chester Wanou, Le Héraut, Bénin

Fréquence d’accidents Mortels devant le CAMPUS D’ABOMEY-CALAVI : Le carrefour ‘’la mort’’ refait surface

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Les accidents de circulation devant l’Université d’Abomey Calavi sont depuis peu récurrents. Tandis que la traversée à ce niveau est très animée surtout dans la matinée et la soirée, aucune norme n’est respectée par certains usagers, qui en l’absence de dos d’âne ou de feu tricolore, occasionnent régulièrement des accidents. Mais cet état de chose laisse toujours indifférentes les autorités en charge de la sécurité routière et même celles universitaires.

Traverser en toute sécurité la voie devant l’Université d’Abomey-Calavi est un véritable casse –tête. Ceci, du fait du danger permanent que présente l’axe Carrefour IIta – Akassato – Bohicon à cette hauteur. En moins d’un mois, il a été enregistré précisément à ce niveau, plusieurs cas d’accident dont notamment, deux mortels. Il s’agit notamment du cas de Yanoudé Kérékou survenu le 16 janvier seulement  et de Johny AGO, survenu le 22 janvier, soit une semaine plus tard.

C’est sans compter d’autres cas précédents dont celui d’une journaliste de la presse universitaire, Rusticia Azandégbé, survenu dans les mêmes conditions que le second. Le tronçon carrefour IIta-Akassato notamment la devanture de l’Université d’Abomey Calavi est donc devenu un véritable vampire qui se fait complice de la disparition de nombreux citoyens du fait de certaines incommodités. Une situation qui plonge les usagers de ce tronçon dans une constante insécurité et une psychose totale.

Pour certains, le fait est dû au stationnement anarchique des minibus à la quête de client et qui obstruent la voie. L’on ne pourrait pas non plus objecter le fait que le manque de panneau de signalisation, de dos d’âne ou encore d’agent de la police pour réguler la circulation, à ce lieu qui dresse littéralement le lit à la mort participe grandement au fait.

Point n’est besoin d’évoquer la floraison d’auto-école dans les vons et ruelles, des structures qui n’ont aucune compétence digne pour donner aux candidats des notions sur le code de la route. Combien navré n’est-on pas d’entendre de prétendus brevetés de dégâts routier affirmer sans rire, à propos d’un panneau de signalisation « j’ai, oublié ou encore, je ne sais vraiment pas ».  Et maintenant, comment comprendre l’indifférence totale des autorités, que ce soit celles universitaires ou encore celles nationales face à une telle situation ?

Le mutisme coupable des autorités

 

Cette calamité dont est témoin de plus en plus le boulevard qui s’étend en face de la plus grande université du Bénin laisse bien apathique l’autorité qui en principe devrait se mobilisé pour y mettre un terme. Bien qu’elles n’ignorent pas le drame,  les autorités de l’Université préfèrent s’abonner à l’inaction. En effet, la devanture du campus abrite un marché et une auto-gare de fortune encombrée par les taxi-moto zémidjan et les conducteurs de bus Tokpa-Tokpa qui y garent anarchiquement à la quête de clients.

Profitant du désordre, les étudiants motocyclistes eux aussi s’y stationnent et tout ceci avec la bénédiction des agents de sécurité, indifférents à cette incivisme routière. Conséquence, le passage s’en trouve obstrue avec son lot de dégâts mortels. Telle une épidémie de mutisme, le Centre national de la sécurité routière (CNSR) n’a daigné lui aussi rien fait depuis. A cette liste, s’ajoutent Les forces de l’ordre ‘’éternel faiseurs de constats’’ qui ne font rien pour arranger la situation contrairement. Néanmoins, au carrefour Iita et Togoudo, elles sont détachées pour congédier systématiquement les bus et réguler la circulation.

Et doit-on croire qu’elles ne notifient pas assez les insuffisances et les raisons de ces accidents répétés aux autorités compétentes ou ce sont ces dernières qui banalisent le risque élevé que courent les passagers à ce niveau. C’est sans compter maintenant les autorités communales qui occupent tout de même une place de choix au banc de l’accusé.

C’est à croire qu’elles sont complice de la situation ou si elles n’en ont aucune connaissance puisqu’elle emboite le pas aux universitaires dans leurs silences. La devanture de l’Université d’Abomey-Calavi ne mériterait-elle pas un feu tricolore afin de restreindre le risque d’accident observé jusqu’à présent ? Les autorités à divers niveaux et en l’occurrence celles en charge de la sécurité publique et routière doivent au plus vite s’y pencher afin de remédier à cette situation qui a déjà coûté la vie à plusieurs béninois et qui guette sans nul doute l’imprudence de nombre d’autres les prochains jours.

ENCADRE

Chaque pays a ses réalités qui inévitablement, poursuivent, têtues quoiqu’on dise. En effet, selon les habitudes traditionnelles  du Sud-Bénin, les âmes qui disparaissent brusquement du fait d’un accident, deviendraient errantes et très agitées. Du coup, le lieu du drame devient un théâtre de danger répété au motif que l’esprit du disparut qui y hanterait.

Il s’impose dès lors quelques rituels pour le retour à la normale de la situation. Et c’est ce qu’il a fallu à l’ex ‘’carrefour la vie’’ qui fut ensuite rebaptisé la vie. Et depuis lors, le risque élevé d’accident est rentré dans l’histoire à ce lieu. Il faudra donc, au-delà de la prudence qui s’impose aux usagers de ce côté de l’Uac, explorer d’autres pistes pour  qu’on en finisse définitivement avec ces accidents répétés, comme c’est maintenant le cas au carrefour ‘’la Vie’’, ex ‘’la Mort’’.

 

 

Oslo  Chester WANOU



Créé en novembre 1988, LE HERAUT est le tout premier journal des étudiants du Bénin. Informer, former, éduquer et divertir les membres de la communauté universitaire et la nation, tels sont les buts essentiels de ce mensuel. Pionnier dans la naissance et la floraison d’une presse privée libre et plurielle au Bénin, Le HERAUT fait office de lieu de baptême pour nombre des grandes plumes de la presse nationale et d’école de journalisme par défaut pour qui sintéresse au métier. Membre du Carrefour International de la Presse Universitaire Francophone (CIPUF) et initiateur de l’Union des Presses Universitaires Francophones de lAfrique de l’Ouest (UPUFAO), LE HERAUT a un lectorat potentiel de plus de cent mille étudiants (100.000) étudiants répartis sur tous les campus universitaires du Bénin. Le Héraut est entièrement conçu et réalisé par des étudiants venus de divers facultés, instituts ou écoles.


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