Gestion du pouvoir par le président Patrice Talon : Le peuple en plein pied dans un piège politique?

127

Assoiffé de connaître un changement, après les nombreuses déceptions enregistrées de la gestion fait par les régimes précédents, le peuple béninois a placé sa confiance en la personne de Patrice Talon qui a promis un nouveau départ. Cependant, les actions menées par ce dernier depuis un bon moment laisse présager un renouvellement de l’histoire de façon tactique.

Lors des campagnes électorales de 2016 ayant conduit le président Patrice Talon au pouvoir, il avait laissé entendre sur l’émission “moi président” réalisée sur la chaîne ORTB que la réélection d’un président ne dépend pas de ses résultats dans la gestion de l’Etat mais du fait que ce dernier ait le monopole de tous les pouvoirs. Comme pour joindre l’acte à la parole, une série d’actions menées directement ou indirectement par l’exécutif conduise à un rassemblement des pouvoirs de l’Etat du côté de la mouvance. Ainsi, l’exécutif a acquis au sein de l’assemblé national une majorité absolue des députés avec un total de 63 sur 83 députés composant le bloc de la majorité parlementaire.

Le vent des destitutions et révocation des maires qui souffle depuis plusieurs mois au sein des mairies, à son tour, fait atterrir dans la plupart des cas, des mouvances à la tête des municipalités. Les nominations des membres devant siéger au sein de la prochaine cour constitutionnelle, en comportant des personnalités majoritairement acquis à la cause de la rupture, n’y est pas resté en marge. En ce qui concerne le volet économique, force est de constaté que celle-ci est assiégé à plusieurs égards par des entreprises qui appartenais au président Patrice Talon dont Benin contrôle SA ; ATRAl etc.

Au-delà, la promesse de mandat unique semble de plus en plus à la lumière des propos évolutifs du chef de l’Etat qui aujourd’hui laisse planer un doute sur l’effectivité de cette promesse. Un état de chose qui permet au président d’avoir une main dans les institutions phare du pays. Mais après un diagnostic de la gestion fait de l’Etat par patrice Talon il ressort que cette série d’action visant un rassemblement des pouvoirs aux fins d’une probable réélection, s’est mis de façon concrète en place depuis l’échec du projet de révision de la constitution. Comme pour sous-entendre un renoncement à l’idéal du mandat unique.

Un plan à exécution?

Si auparavant, le président actuel avait fustigé le désir des chefs d’Etats à contrôler toutes les institutions de la république, tel n’est plus le cas aujourd’hui puisque, par les réalités actuelles, Patrice Talon semble se plonger dans l’eau qu’il avait jugée autrefois souillée. En agissant ainsi, le président fais douter de la possibilité que le projet de mandat unique ai été à un moment crédible.

Poussant même à se demander si ce n’était juste une promesse politique derrière lequel se cachais un plan prédéfini.  Cela pourrais se justifie par le fait que ces entreprises dont les contrats avaient été suspendus autrefois par l’Etat, ont repris fonction. De plus, dans la même foulée les décisions autrefois rejetées par la cour constitutionnelle, peuvent refaire surface.

La séparation des pouvoirs étant le socle du développement d’une nation évoluant dans un système démocratique, il est à craindre pour le peuple, l’avènement d’un régime autocratique connu pour ses conséquences négatives. Cependant pour ne point en arriver là, il faudrait alors que les représentants du peuple au parlement ainsi que ceux de la cour constitutionnelle puissent jouer pleinement leur rôle sans influence aucune de la part de l’exécutif en se conformant aux lois de la République. L’on pourrait assister à un changement si le président travaille pour le peuple et non pour assouvir des intérêts personnels et arrive à respecter ses engagements.

Même s’il est de son droit de briguer un second mandat à cause du rejet de la constitution, il devrait tout mettre en œuvre pour ne point perdre la confiance du peuple au service duquel il est.

Cristal AKOYESSOU & Pascal Victorin AHOUWENOU ( stags)



Créé en novembre 1988, LE HERAUT est le tout premier journal des étudiants du Bénin. Informer, former, éduquer et divertir les membres de la communauté universitaire et la nation, tels sont les buts essentiels de ce mensuel. Pionnier dans la naissance et la floraison d’une presse privée libre et plurielle au Bénin, Le HERAUT fait office de lieu de baptême pour nombre des grandes plumes de la presse nationale et d’école de journalisme par défaut pour qui sintéresse au métier. Membre du Carrefour International de la Presse Universitaire Francophone (CIPUF) et initiateur de l’Union des Presses Universitaires Francophones de lAfrique de l’Ouest (UPUFAO), LE HERAUT a un lectorat potentiel de plus de cent mille étudiants (100.000) étudiants répartis sur tous les campus universitaires du Bénin. Le Héraut est entièrement conçu et réalisé par des étudiants venus de divers facultés, instituts ou écoles.


Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *