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GRÈVE DANS LA FONCTION PUBLIQUE AU BÉNIN : Un bras de fer gouvernement – syndicats

La grève de 72h tacitement reconductible qui paralyse la fonction publique depuis plusieurs semaines se poursuit malgré les nombreuses séances de négociations entreprises pour y mettre fin. Avec cette persistance du mouvement l’on en vient à se demander à quand la fin du duel ?

Tenu de main de maître par les 07 centrales et confédérations syndicales du Bénin, les mouvements de débrayage enclenchés depuis le 16 janvier 2018 se poursuivent malgré les nombreuses assises de négociations tenues à cet effet. Aux totales 03 rencontres ont été organisés et toujours aucun présage de consensus à l’horizon si ce n’est l’apaisement relative des tensions.

Pour mémoire, il convient de rappeler que ces grèves tirent leurs origines de la décision de suppression du droit de grève à certains secteurs d’activités du pays jugé sensible. Ladite décision bien que jugé anticonstitutionnelle par la Cour Constitutionnel n’a pu mettre un terme aux mouvements vu le nombre de point inscrit sur les motions de grèves.

A travers ces mouvements de grève insistant, les syndicats revendiquent la prise d’un certains nombres de décision allant dans le sens de l’amélioration de leurs conditions de vie et de travail. Entre autre revendications, les travailleurs réclament l’amélioration de leur pouvoir d’achat à travers l’augmentation de 40000 à 80000 du Salaire Minimum Inter professionnellement Garantie (Smig), l’attribution d’un statut particulier aux enseignants, le payement des arriérés de salaires du côté de l’enseignement supérieur et le recrutement sans délais des enseignants au fin de satisfaire aux exigences du Lmd, de garantir le respect des libertés sydicales et la prise des réformes de plus en plus inclusives. Un ensemble de revendications sans quoi les syndicats semblent ne pas vouloir renoncer aux grèves.

 

Et le duel continu…

 

L’obstination des centrales syndicales à maintenir les mouvements de grève tiens au fait que le gouvernement ne veuille pas s’engager à apporter solution à leur revendication. Revendication sans l’obtention de quoi les syndicats ne comptent pas lâcher prise. Pour justifier cet état de chose, le chef de l’Etat utilise comme argument phare, le manque de ressources financières, un argument qui de toute évidence est assez invraisemblable quand on analyse de plus près les salaires de ces collaborateurs.

Partant des membres du gouvernement aux des préfets en passant par des directeurs de cabinet sans oublier les secrétaires généraux, les salaires s‘élèvent en millions. Mais rien ne semble vouloir être fait pour ce qui est des syndicats. Entre les syndicats qui ne veulent rien lâché et le gouvernement qui ne veux pas céder, à quand l’apogée des mouvements ?

 

Les implications pour l’Etat

 

Quand surviennent les grèves dans un Etat, les résultantes de celles-ci sont multiples, surtout quand les dites grèves s’étendent à plusieurs secteurs d’activités comme dans le cas d’espèce. Elles influent non seulement sur le fonctionnement de l’Etat mais aussi sur les administrés à divers niveau et ce en fonction du secteur concerné. En ce qui concerne le secteur éducatif, le calendrier académique est perturbé, la formation tronqué ce qui influera inévitablement sur les résultats des examens de fin d’année.

Pour ce qui est de la justice, l’absence des auxiliaires de justice paralyses les cours et tribunaux empêchant ainsi la tenue des audiences. Les justiciables sont dès lors privé de la justice. auquel ils ont droit Un état de chose qui met à mal l’évolution du Pays. Afin de le sortir de cette crise dont l’issu reste incertaine, il convient que chacune des parties y mettent du sien. Il faille à cet effet que d’autres rencontres de négociation soient organisées, rencontre au cours desquelles des compromis se doivent d’être fait par les différentes parties sans quoi rien ne pourra évoluer.

Du côté du gouvernement, il conviendrait qu’en bon maître, suite soit donné à certaines des revendications des travailleurs afin que le travail puisse reprendre. Pour ce qui est des travailleurs il devrait dans la mesure du possible, se contenter de ce que leur concèdera le gouvernement et retournés à leur fonction respective afin que redevienne viable tous les corps d’activité du pays.

 

 

Astide MICHAÏ

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