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Grève dans l’enseignement supérieur : L’intersyndicale des enseignants du supérieur se replie pour mieux bondir

Après la rencontre avec leur ministre de tutelle le jeudi 22 mars 2018, c’est une nouvelle directive qui est donnée au mouvement de débrayage dans l’enseignement supérieur. Ainsi, réunis en Assemblée générale le vendredi 23 mars 2018 à l’amphi Flash de l’Université d’Abomey Calavi, les secrétaires généraux des cinq syndicats qui ont maintenu leur motion de grève ont par le truchement d’une réflexion sur les résultats des actions menées jusque-là, calmé la situation.

S’il est vrai qu’ils déclarent n’avoir pas noté de satisfaction convenable, ils sont tous tombés d’accord sur la peine que se donne maintenant leur ministre de tutelle, Marie Odile ATTANASSO afin de favoriser un dialogue entre le corps enseignant, acteurs du monde universitaire et son ministère. Tout en espérant que cette ouverture facilitera les conciliabules et négociations, l’intersyndical a laissé chaque participant se prononcer sur la nouvelle allure que devrait prendre la lutte.

Tandis que les uns ont plaidé pour un repli tactique, les autres ont demandé la poursuite avec reconduction tacite. Mais en délibérant, les secrétaires généraux ont annoncé par le biais de leur représentant Houndédako Vincent, Secrétaire général du Synares que la motion reste et demeure pour 96h encore, soit donc la semaine à venir avant une probable suspension ou un repli tactique. Toutefois, ce n’est pas encore le bout du tunnel, car cette suspension au cas où elle interviendrait, constituera un moratoire de trois mois maximum, et si rien n’est fait, ils n’hésiteront pas à revenir à la charge.

Il est donc clair que la ferveur et la détermination à en découdre coûte que coûte avec le gouvernement a été calmé ceci pour favoriser une atmosphère de paix dans les universités.

Le risque d’une descente aux enfers

Si les campus ont été déclarés vraiment morts pendant les jours de grèves, ce n’est seulement pas du fait des enseignants. La classe estudiantine aussi suit un mot d’ordre de débrayage et de cessation totale de toute activité relative à l’académie. Alors que les professeurs, maître s’assit gants, maitre de conférences ou simple docteur, forçaient la main au gouvernement par leur grève, les étudiants aussi mettaient leur coup de pression avec leurs mouvements de débrayage.

Pourtant, actuellement, ce n’est que le camp des enseignants qui semble être pris en compte pendant que les étudiants semblent bien avoir été garés dans les méandres de l’oubli. Quand même, de mémoire d’homme averti, on sait que c’est cette catégorie qui est à l’origine des moments chauds à l’Université. D’ailleurs aucune échauffourée n’a jamais été conduite par un enseignant.

Les courses poursuite avec les forces de l’ordre se font toujours avec les étudiants. Le risque d’une descente aux enfers semble bien planer sur les universités tant que les étudiants ne seront pas écoutés. Il urge donc d’associer les deux camps à la résolution du problème des universités afin d’y apaiser la tension qui y prévaut.

La Rédaction

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