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INTERDICTION DE CIRCULATION DES TAXI-MOTOS A L’UAC : Les ‘’zémidjans’’ résistent à l’autorité

La présence des taxis motos au sein du campus est interdite. Malgré cela, le fait reprend place sous une autre forme. Et ce, pour plusieurs raisons.

Leur présence sur le campus d’Abomey-Calavi est interdite, mais ils s’entêtent. Les conducteurs de taxi-moto communément appelés « zémidjans » ne comptent pas respecter cette proscription des autorités de l’Uac qui mettrait en péril leurs gains. Substituant leur tenue habituelle pour des tenues vestimentaires choisies pour la circonstance pour tromper la vigilance des autorités, ils se déguisent en citoyens lambda pour offrir leurs services aux étudiants.

A en croire Ghislain Agonsadou, Chef service matériel et maintenance, cette décision d’interdiction a été prise parce que certains problèmes ont été constatés, « à savoir, le vol des matériels universitaires et des motos, les cas de viol enregistrés, etc. » Mais, « compte tenu de plusieurs facteurs, la réforme n’a pas été jusqu’au bout ». Primo, le désir des étudiants de se rendre au cours sans trop de peine et être à l’heure. « Les zémidjans me permettent de vite me rendre en amphi sans trop marcher », témoigne Marius Salanon, étudiant en deuxième année de linguistique. L’avis est partagé par nombre d’étudiants rencontrés et qui en sont habitués.

Un mal nécessaire

En plus du service rendu aux étudiants, le revenu des zémidjans pèse plus dans la balance de l’entêtement de ces derniers face aux mesures des autorités. Dans le souci de booster leur revenu journalier, les zémidjans préfèrent désobéir à l’interdiction du rectorat.

Labité Cognonou, conducteur de zémidjan aux environs et à l’intérieur du campus surpris sur les lieux explique : « du petit portail à l’amphi A1000, c’est 100f ou 150f donc avec 5 clients le matin, l’après-midi et le soir tu es aux environs de 2000 parfois 3000 francs CFA dans la journée ». Si par le passé, la présence des taxis-motos dans l’enceinte du campus inquiétait plus d’un à cause des troubles constatés, leur présence aujourd’hui crée de nouveaux soucis. Concrètement, plusieurs estiment qu’ils polluent diversement l’environnement. Le chef matériel de l’Uac pointe surtout du doigt la pollution sonore : « le bruit des motos », qui selon lui déconcentre les étudiants qui sont au cours. Il faut croire que des mesures sont en réflexion pour un terrain d’entente.

Des dires de certains conducteurs, la création d’un parking pour les conducteurs autorisés par les autorités responsables et qui seront connus de tous serait un palliatif. Un processus déjà enclenché par les autorités rectorales avec des bases de données de quelques conducteurs selon Ghislain Agonsadou. Mais, déplore-t-il, toutes les conditions ne sont pas encore réunies pour mener à bien l’initiative. En attendant, les « kèkènon » reprennent de plus belle leur train-train quotidien dans l’enceinte du campus.

Diane KOBA

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