Elections rectorales 2017, UAC, Liste FI-FA, Flavien Gbéto, Interview accordée au journal Le Héraut

INTERVIEW AVEC FLAVIEN GBETO, CANDIDAT AUX ÉLECTIONS RECTORALES 2017: « Sous mon mandat, je parie qu’il n’y aura pas de crise»

94

 

Candidat aux élections rectorales, le doyen de la Faculté des Lettres, Langues, Arts et Communication de l’Université d’Abomey-Calavi (FLLAC-UAC), tête de la liste FI-FA, explique le mobil des ambitions de l’équipe qu’il conduit.

Par le truchement de cette interview, Flavien Gbéto, fait un bilan du mandat Sinsin et présente à la communauté universitaire ce qu’il entend faire pour le rayonnement de l’Uac.

Le Héraut : Du poste de Doyen de l’ex-FLASH aux ambitions rectorales. Qu’est-ce qui s’est passé ?

Flavien Gbéto :

Ce qui s’est passé, c’est que je veux mettre la compétence de toute mon équipe pour la gestion de cette université.

De manière un peu plus explicite, quelles sont vos ambitions pour l’Université ?

Avant de parler de mes ambitions, il y a lieu de faire un bilan, ne serait-ce que sommaire, de la gestion de l’Université depuis les six dernières années. Vous savez, ces élections rectorales sont lancées après six années de gestion de l’équipe dirigée par le Professeur Brice SINSIN.

Lorsque nous jetons un regard rétrospectif sur cette gestion, il y a un certain nombre de remarques positives que l’on peut faire.

La toute première remarque positive c’est que notre Université a beaucoup plus de visibilité. Visibilité surtout au niveau de la coopération internationale. Et vous le savez, cette coopération a permis d’acquérir beaucoup de prix d’excellence.

En dehors de cela, ce que nous avons également remarqué, c’est qu’il y a beaucoup d’infrastructures.

Tout ceci est à l’actif de l’équipe rectorale qui est en train de finir son mandat. Mais il y a des points qui méritent d’être améliorés. Entre autres, on note une absence totale de plan directeur pour l’implantation des infrastructures sur le campus.

Et cela, de qui relève-t-il?

Au niveau du rectorat il doit y avoir un service chargé de conseiller le recteur sur l’implantation des bâtiments. En effet, lorsque nous regardons la manière dont les bâtiments sont implantés, ça donne l’impression d’un désordre.

C’est comme s’il n’y a pas un plan d’aménagement du territoire au sein de notre université.

Et pourtant, il y’a des filières qui enseignent cela à l’Université

Il y a certainement des filières qui enseignent cela et il y a aussi des services qui sont chargés de cela. Je crois qu’il y a lieu de mieux impliquer ses services ainsi que les enseignants spécialistes de ce que nous pouvons appeler le plan d’aménagement de territoire à l’élaboration du plan directeur.

Est-ce que cette seule raison suffit pour déjà avoir l’ambition de devenir recteur?

Non ! En dehors de ça, il y a une absence quasi totale de ce que nous allons appeler le dialogue avec le personnel à tous les niveaux.

Lorsque je parle du personnel à tous les niveaux, il s’agit de tous les membres de la communauté universitaire, donc, des étudiants, du personnel administratif et également des enseignants.

Mais le personnel administratif de l’Uac n’est pas aussi revendicatif

Cela ne veut pas dire que le personnel administratif et technique de service n’a pas de problème. Il a de réels problèmes relatifs à leur convention collective. Et par rapport, nous allons progressivement appliquer tout ce qui est contenu dans leur convention collective, ceci parce que j’ai comme l’impression que ce personnel est souvent délaissé.

Il est souvent considéré comme une sorte d’appendice au niveau de la communauté universitaire.

Je crois que nous allons impliquer, mettre au cœur de notre programme, au cœur de nos actions le personnel administratif technique et de service.

Une idée sur les points clés de la convention collective

Il y a s’agit deux éléments essentiels. Il s’agit de l’élément salaire et de l’élément primes. Il ne s’agira donc pas nécessairement, comme au niveau des fonctionnaires APE de payer les salaires.

Il s’agira aussi d’appliquer tout ce qui a trait aux primes du personnel administratif, technique et du service. Primes de déplacement, primes d’assurance maladie, primes d’écolage, etc.

Est-ce que l’Université aura les moyens nécessaires pour y arriver ?

C’est une question de gestion rationnelle des ressources que nous avons. L’Université a certainement les ressources minimales, mais a aussi besoin des ressources complémentaires. C’est pourquoi nous allons orienter nos actions vers notre ministère de tutelle.

Notre ministère de tutelle et le gouvernement de la République qui a créé son Université doivent beaucoup mettre la main à la poche parce que nous avons de réels problèmes sur le campus d’Abomey-Calavi.

Les problèmes d’infrastructures, de la disponibilité de l’énergie électrique, de la disponibilité de l’eau également. Il y’a un déficit aussi au niveau du personnel enseignant. Ceci, dans les écoles et dans les facultés où la situation est réellement catastrophique.

Parlant de collaboration, que comptez-vous arranger ?

C’est parce qu’il y avait absence de dialogue qu’il y  a des crises. Sous mon mandat, je parie qu’il n’y aura pas de crise. Pourquoi ? Parce que nous aurions institué un espace de dialogue permanent et constructif.

Toutes les décisions avant d’être prises, que ce soit par rapport à la corporation des étudiants, la corporation du personnel administratif, doivent être négociées avec les syndicats et les associations concernées.

La fin de votre règne à l’ex-FLASH a coïncidé avec une année blanche. Ce qui est resté comme une forme d’épisode finesse dans la tête de tous les étudiants et dans toute l’histoire de l’Université. Est-ce que cela ne vous désavantage pas dans votre ambition ?

Non je ne pense pas qu’il y ait là un désavantage. On peut regretter qu’il y ait la crise. Mais l’essentiel pour nous c’est de travailler pour le présent et surtout pour le futur.

Travailler pour le futur, c’est que nous devons instituer un cadre de dialogue permanent. Ça, j’y tiens fermement. Je ne voudrais pas regarder dans le rétroviseur.

Ce sont des éléments regrettables, c’est vrai, mais ce ne sont seulement pas les étudiants qui en ont été victimes. C’est toute la communauté universitaire. C’est à regretter, mais nous ne pensons pas dans la mesure où depuis lors nous avons institué au sein des nouvelles facultés issues de la scission un climat de dialogue permanent qui nous permette de dialoguer franchement avec toute la communauté universitaire.

Un appel pour finir ?

J’aimerais inviter toute la communauté universitaire à venir voter massivement pour la liste FIFA le 30 octobre prochain.

Interview réalisée par : Sylvestre TCHOMAKOU & Oslo Chester WANOU   

 



Créé en novembre 1988, LE HERAUT est le tout premier journal des étudiants du Bénin. Informer, former, éduquer et divertir les membres de la communauté universitaire et la nation, tels sont les buts essentiels de ce mensuel. Pionnier dans la naissance et la floraison d’une presse privée libre et plurielle au Bénin, Le HERAUT fait office de lieu de baptême pour nombre des grandes plumes de la presse nationale et d’école de journalisme par défaut pour qui sintéresse au métier. Membre du Carrefour International de la Presse Universitaire Francophone (CIPUF) et initiateur de l’Union des Presses Universitaires Francophones de lAfrique de l’Ouest (UPUFAO), LE HERAUT a un lectorat potentiel de plus de cent mille étudiants (100.000) étudiants répartis sur tous les campus universitaires du Bénin. Le Héraut est entièrement conçu et réalisé par des étudiants venus de divers facultés, instituts ou écoles.


Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *