Directeur de IUMA

JACQUES EDJROKINTO SUR LES OFFRES DE FORMATIONS DE L’IUMA : « Au bout de trois mois, au moins 75% de nos étudiants doivent trouver du travail »

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Si la question d’une formation de qualité est importante pour tous nouveaux bacheliers, celle de l’adéquation formation-emploi et de la rapide insertion professionnelle n’en est pas moins. L’institut Universitaire des Métiers d’Avenir (IUMA) a vite compris cela et en a, en effet, fait sa préoccupation. Le Fondateur dudit institut, Jacques Edjrokinto présente ici l’université et ses offres de formations. Tout ceci dans la logique de l’orientation des bacheliers vers les filières leur garantissant un emploi stable.

Monsieur le fondateur, Faites-nous découvrir l’IUMA

L’Institut universitaire des métiers d’avenir (IUMA) est une solution que nous proposons aux Béninois qui, après avoir fait des formations, se reposent. Nous proposons des métiers d’avenir parce que nous estimons qu’il n’est plus judicieux de former des gens qui ne trouveront pas du travail. La différence fondamentale entre l’IUMA et les autres écoles est que nos formations sont pratiques avec une orientation professionnelle, une orientation vers le métier. Ce que nous appelons les métiers d’avenir c’est tous les secteurs dans lesquels il y a encore un potentiel. A titre d’exemple : l’informatique, la gestion des ressources humaines, tout ce qui concerne l’entrepreneuriat. A l’IUMA, nous avons orienté l’ensemble de nos formations dans la pratique. 70% de pratique et 30% de théorie. Notre avantage est que nous apprenons aux étudiants des pratiques qui peuvent leur garantir un emploi. Ils peuvent chercher à s’investir, à créer leur propre entreprise. Nous avons deux modules qui permettent cela. Le premier module est celui des petits métiers où nos étudiants ont la capacité de faire par exemple de l’indigo, ce qui leur permet de se débrouiller en attendant de trouver un emploi. Le second module est celui des filières traditionnelles (marketing, gestion des ressources humaines, gestion des entreprises, contrôle de gestion, banque et finance, etc.) Nous donnons ainsi la capacité à nos étudiants de faire la pratique et d’aller sur le terrain et mettre en pratique ce qu’ils ont reçu comme enseignement. Et pour se faire il est nécessaire que vous sachiez que nous avons des professeurs qui sont des praticiens, des spécialistes dans leur domaine de travail. Par ailleurs, nous avons intégré dans nos formations un cours de chinois. Ceci se justifie par le fait que les chinois représentent le quart de la population mondiale, et dans nos pays africains, le prochain plus important employeur. Dans cette logique, nous avons un accord avec la Jackson University en Chine ou nos étudiants reçoivent les cours des enseignants chinois.

Qui sont ceux qui peuvent s’inscrire à l’IUMA ?

Tout le monde, tout jeune bachelier qui a réussi au bac peut s’inscrire à l’IUMA. Tout fonctionnaire qui veut augmenter ces chances peut s’y inscrire. Parce que nous avons des cycles de LMD et nous avons beaucoup de formation continue aussi. C’est-à-dire des formations de courte durée de renforcement de capacité de savoir-faire et de savoir-être.

Comment se déroulent les formations à l’IUMA ?

Les formations se déroulent aussi bien en cours du jour comme du soir. Les formations se font avec des moyens de technologie moderne. Les professeurs viennent avec un arsenal d’outils pour montrer les pratiques quotidiennes du métier. A titre d’exemple, les étudiants inscrits en logistique vont régulièrement dans les sociétés de transit pour se confronter aux réalités du terrain.

Des universités partenaires ?

Nous avons beaucoup d’universités partenaires à l’IUMA. A commencer par l’Afrique, nous sommes en partenariat avec Ghana Technologies University collège (GTUC), avec l’Institut universitaire d’Abidjan, avec l’Institut privé de gestion de Dakar. Au niveau de l’Europe, nous sommes en partenariat avec l’École National d’administration publique de Paris, avec UTIESA du Canada, avec l’Université du Québec à Montréal UQAM, etc. Ce sont des partenaires actifs. Par ailleurs, notre partenariat avec le SUC Management au Maroc permet à nos professeur d’aller finir leur doctorat au Maroc, et aux étudiants, d’y poursuivre leurs cursus de formation. Par ailleurs, en partenariat aussi avec YAO University de Chine, nos étudiants bénéficient chaque année de bourses pour y poursuivre ses études. Chaque année depuis trois ans nous y envoyons une vingtaine de nos étudiants et de nos formateurs.

Qu’en est-il du suivi de vos étudiants ?

Le suivi est rigoureux. Après l’obtention d’un diplôme, nous leur proposons des stages. Stages qu’ils trouvent facilement grâce aux lettres de recommandations que nous mettons à leur disposition. Cette année, plusieurs sont déjà en stages professionnel.

Des distinctions à votre actif ?

Nous avons eu plusieurs distinctions. Celui délivrée à nous par nos partenaires canadiens et celui de l’Université virtuelle africaine, prouvent que nous sommes une grande université.

Quelles sont les chances d’insertions professionnelles de vos étudiants ?

Au bout de trois mois, au moins 75% de nos étudiants doivent trouver de travail. Au bout de six mois, le taux s’augmente à 95%. A preuve, plein de nos étudiants sont actuellement dans plusieurs structures et institutions de la place.

Un mot de fin

Il convient de souligner que IUMA dispose d’un département de Langues appelé Benin English Language and Technology Center qui entraine les cadres de plusieurs sociétés et ministères à parler les langues : anglais, français, espagnol, allemand, et les langues locales Fon, Nago, Sahouè, Dendi, Idáacha. J’invite donc tous les nouveaux bacheliers ; tous ceux qui sont dans les universités publiques et qui voudraient être à l’abri des grèves à venir à l’IUMA. D’autre part, en tant que membre du groupe Danale, nos étudiants bénéficient de bourses de réductions de 50% de 75% et parfois de 100% sur leur scolarité. A l’IUMA, on promeut l’excellence, nos étudiants travaillent dans de meilleures conditions. Pour tous ceux qui veulent s’inscrire à l’IUMA, nous disposons de 3 campus. Le principal à Cotonou, le second à Lokossa et le dernier à Bohicon. À Lokossa le site de l’IUMA est juste en face de la mosquée centrale et à 25 m du CEG Lokossa dans les locaux de l’ACTEL bénin télécom SA. À Bohicon il est mitoyen à l’arrondissement de Sodohomè.

Interview : Luc Antoine AMEGNISSE Transcription : OBAORIN Il-Yassine (Stag)


Créé en novembre 1988, LE HERAUT est le tout premier journal des étudiants du Bénin. Informer, former, éduquer et divertir les membres de la communauté universitaire et la nation, tels sont les buts essentiels de ce mensuel. Pionnier dans la naissance et la floraison d’une presse privée libre et plurielle au Bénin, Le HERAUT fait office de lieu de baptême pour nombre des grandes plumes de la presse nationale et d’école de journalisme par défaut pour qui sintéresse au métier. Membre du Carrefour International de la Presse Universitaire Francophone (CIPUF) et initiateur de l’Union des Presses Universitaires Francophones de lAfrique de l’Ouest (UPUFAO), LE HERAUT a un lectorat potentiel de plus de cent mille étudiants (100.000) étudiants répartis sur tous les campus universitaires du Bénin. Le Héraut est entièrement conçu et réalisé par des étudiants venus de divers facultés, instituts ou écoles.


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