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L’autre priorité !

La crise de l’éthique en milieu universitaire crève l’œil. La réalité vient heurter mon âme. Les cris d’alarme du désarroi des centaines de filles abusées dans les amphithéâtres de l’Université et dans les bureaux par des enseignants immoraux.  Certaines, au finish offrent aux véreux éducateurs le fruit défendu dans le but de valider  l’ultime  unité d’enseignement,  d’obtenir le fameux quitus d’autorisation de la soutenance de mémoire par le maitre mémoire, de valider son passage en année supérieure sans effort intellectuel, de se garantir  une bourse d’étude sans mérite.

La légalisation du droit de cuissage au détriment de l’effort intellectuel semble s’ériger comme le prix sacrificiel à payer par la gent féminine  avant de réussir dans certains départements à l’Université d’Abomey-Calavi malgré les mesures préventives, curatives prises par l’équipe rectorale, présidée par le Professeur Maxime  da Cruz. Cependant, les appétits voraces sexuels de certains éducateurs pervers annihilent le bon sens en soi, la chose la mieux partagée en tout être humain.

En témoigne le cas de la première autorité  du département d’espagnol, Docteur  Hondéfo avec ses complices impliqués dans une affaire de mœurs, dans les mains de la justice depuis le vendredi 9 aout 2019.  Des faits patents, des témoignages attestés par des victimes ont été relevées dans la parution du journal le Héraut numéro 222 du mois d’Aout 2019. Il serait plausible que d’autres cas de mœurs dans d’autres départements de l’Université d’Abomey-Calavi  gisent encore dans l’anonymat en attendant  leurs prises en flagrance délit. Aussi, existent-ils d’étudiants  classés fichier dans certains départements à l’Université.

Eux, ils sont simplement condamnés à stagner en première, deuxième  année, à reprendre les mêmes unités d’enseignements ou condamnés  à ne jamais soutenir leurs mémoires de soutenance depuis les années  antérieures. Leur seul péché consiste à être identifié comme des obstacles à la prise de la proie (jeunes étudiantes)  dans le lit des enseignants véreux. J’entends et je vois beaucoup de choses dans les murs de l’Université d’Abomey-Calavi.

Il suffit juste d’avoir les yeux observateurs et les oreilles attentifs pour découvrir qu’il y a des situations peu orthodoxes auxquelles il faille  trouver solutions. Un cocktail des faits, des gestes qui sclérosent la qualité de l’enseignement supérieure et le développement holistique du Bénin.

A l’Université d’Abomey-Calavi, les problèmes sont presque identiques, répétitifs à chaque année académique. Malheureusement, les problèmes ne sont pas circonscrire convenablement par les acteurs de l’Université. En effet, ce n’est plus important de revenir sur le problème de l’inadéquation qui existe entre la formation donnée dans nos universités puisque Le Héraut, votre premier Journal des étudiants s’active dans son devoir  citoyen de découvrir le génie créateur, son talent   afin qu’il fasse un choix judicieux suivant sa vraie valeur intrinsèque , en organisant avec ses partenaires, le lundi 16 septembre 2019, la plateforme d’orientation et d’information sur les universités privées et publiques du Bénin (POIUPP-BENIN 2019).

Ah oui !!!   Le pari est gagné.  Les objectifs ont  été atteints par le  premier journal des étudiants au Bénin.  Seulement, le chantier du l’éclosion d’une Université où l’esprit agite la matière est vaste. C’est pourquoi l’autre priorité est de nous pencher sur la qualité de la  formation dispensée dans nos universités.

Cette dernière en effet, est une composante, qui n’est rien d’autre que la qualité des enseignants et leurs responsabilités vis-à-vis de leurs apprenants. Autrement l’éthique doit primer sur leur intérêt premier, le transfert de la connaissance. C’est en cela que nos universités doivent nécessairement combiner éthique et connaissance pour impacter le développement de notre patrie, le Bénin.

Toutefois, l’implication du gouvernement dans la concrétisation de cette ambition est très   capitale. Elle ne devrait pas être négligée par le ministère de l’enseignement supérieur.

Il requiert de son devoir régalienne, d’accompagner, de conscientiser l’esprit, l’âme  des acteurs du transfert de savoir des ‘’savants’’ en vue d’enfanter des acteurs de développement, de progrès. Je dirais que l’Université d’Abomey-Calavi devrait être un centre d’incubateur des savants, des développeurs  du progrès de demain.

Les reformes  dans l’éducation  sont donc indispensables pour assainir le haut lieu de savoir en scannant chaque département. C’est aussi une des priorités de la nouvelle ministre en charge de l’enseignement supérieur pour réussir le programme ambitieux du gouvernement. C’est ça l’autre priorité.

Par Moïse TCHEGNONSI

 

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