Lutte contre les «infox » au Bénin : Banouto initie de jeunes journalistes aux techniques de détection des fausses informations

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La presse en ligne ”Banouto” en partenariat avec l’organisation internationale de la Francophonie ( OIF ) et l’école Nationale des sciences techniques de l’information et de la communication ( ENSTIC ) a organisé à l’intention des journalistes de la presse universitaire et étudiants en journalisme à l’ENESTIC/UAC, deux jours de séminaire sur le renforcement la de lutte contre les infox au Bénin. Ce séminaire a eu lieu dans l’amphi théâtre Etisalat de l’université d’Abomey calavi du samedi 27 au dimanche 28 février 2021.

Le Dr MAHOUSSI au cours de sa communication

Apprendre à détecter et déconstruire les ”infox” dans les médias au Bénin. C’est le but visé par les initiateurs du <<Bénin check info>> un projet de lutte contre les fausses informations dans les médias, aux profits des médias de la presse universitaire et des étudiants en journalisme à l’ENESTIC . Ce séminaire d’initiation a permis aux journalistes d’avoir un acquis sur les différentes méthodes et stratégies de base pouvant permettre de détecter les fausses informations.

Dans son allocution d’ouverture officielle de cette formation , Wenceslas Mahoussi, directeur adjoint de l’Enestic et point focal du projet de renforcement de l’initiative «Bénin check info» de lutte contre les infox, a rappelé l’importance ”de cet atelier de formation sur les ”infox” tout en remerciant l’OIF et Banouto pour l’initiative . Il a également notifié que ce séminaire de deux jours permettra aux étudiants journalistes de l’Enestic et ceux de la presse universitaire d’être bien aguerrir sur les techniques de détection des fausses informations , l’authentification des documents et la vérification des photos et vidéos numériques puis aussi sur l’éducation des médias en ce qui concerne les Fake news.

Les Participants

A cet effet , six communications ont meublées ces deux jours de formations . Ainsi , au cours la première communication portant sur les généralités sur les infox et la vérifications des faits , présentée par Léonce GAMAI , coordonnateur du projet et manager à Banouto, il a été rappelé aux journalistes que les Fake news sont de fausses informations publiées par des personnes sur les réseaux sociaux ou tout autre média. Cette information peut être émise dans le but de ternir l’image ou la réputation d’une personne ou d’une organisation. Si les Fake news existaient depuis les temps coloniaux, l’avènement des réseaux sociaux a contribué a leur amplification au niveau de la société . A laissé entendre le formateur.
A l’en croire cette propagation des Fakes news s’explique par l’accès à l’internet de tous, favorisant la non hégémonie de l’information par les médias , la transplantation des habitudes des citoyens sur les réseaux sociaux et la considération du contexte géopolitique des populations.

Les Participants

Aussi les Fake news ont été catégorisés. on en distingue trois différents types dont: la mésinformation , la désinformation et la malinformation . Dans sa communication sur les infox dans la géopolitique et la géostratégie de l’information, Alexis GNANGUENON, Directeur de L’Enestic a également montré que le contexte géopolitique d’un pays peut être à la base de la manipulation des informations à travers les médias .

Aussi, le communicateur n’a pas ne cessé de rappeler aux participants de toujours faire attentions aux informations relayées par les réseaux sociaux à travers le monde. De “l’éducation des médias à l’information : quelles implications pour les journalistes en formation,” animée par la formatrice Djeton, à la communication sur “l’authentification des documents et de l’information officielle “animé par le Directeur des études de l’Enestic Wenceslas Mahoussi, pour chuter sur celle de Olivier RIBOUIS, Directeur de publication de Banouto, portant sur “l’initiation aux techniques de vérification des photos et vidéos manipulées” , une formation 100% pratique, plusieurs savoirs notionnels et pratiques ont été partagés.

Le DP Olivier RIBOUIS au cours de sa communication

Ce dernier n’a pas manqué pour finir, d’outillage les participants sur la structuration d’un article de décontraction des Fake news. Résumée en trois parties, la première est le repérage qui consiste à présenté les faits , l’impact de l’image ou de la vidéo , c’est à dire le nombre de partage plus la capture d’écran à joindre au Papier . La deuxième quant à elle , consiste à faire le rappel du contexte , met en évidence la situation qui prévaut en ce moment et la troisième consiste à confronté les faits de la publication , et les résultats de vérification.

Pour donc Jacqueline OGOUBEYI , étudiante en première année de journalisme à l’ ENESTIC et participante à cette formation, cette initiative ne restera pas sans impact « moi je partageais tout ce que je voulais sur les réseaux sociaux . Mais par le biais de cette formation j’ai appris le rôle que le journaliste doit jouer dans la société en temps que porteur d’information, et surtout la vraie aux populations » a t-elle affirmée . Casimir OKE , participant à ce séminaire de formation , abonde dans le même sens que Jacqueline en martelant que «cette formation nous a permis d’avoir les bases sur la vérification de l’information fausse , de savoir comment la traité pour en faire une vraie information ». Notons que ce séminaire à connu son épilogue par l’installation d’ un club dénommé << Bénin check info Banouto/Uac>>.

Stanislas HOUEDEMAGNON



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