Uac, Enseignement supérieur, Bénin, Grève Générale dans l'administration publique, les amphithéatres fermés

Mouvement de grève général au Bénin : Les universités suivent bien la tendance

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L’intersyndicale des enseignants des universités nationales du Bénin a lancé à compter de ce  mardi 16 janvier au jeudi 18 Janvier 2018, un mouvement de débrayage de 72h. Ceci pour apporter leur soutien au travailleurs du secteur de la santé et de la justice, mais aussi pour revendiquer de meilleures conditions de travail.

Amphithéâtres fermés, enseignants expulsés des salles de cours, aucun enseignement n’a pu se déroulé concrètement ce mardi à l’Uac, première université du Bénin. Ce constat n’est d’ailleurs pas son seul apanage. Dans les Universités publiques du Bénin, le constat est le même. Et pour cause, le mot d’ordre de l’intersyndical des enseignants des Universités nationales du Bénin qui exigent du gouvernement, la satisfaction  de certaines préoccupations liées à leur profession et surtout, pour apporter leur soutien aux agents de la santé et de la justice à qui l’Assemblée Nationale projette retiré le droit de grève, pourtant garanti par l’article 31 de la Constitution béninoise.

Ce sont en effet là, les principaux objectifs du mouvement de débrayage de 72 heures entamé par l’intersyndicale des enseignants des universités nationales du Bénin (UNB), SNES, SYNARES, SYNHUB, SECUP, SNECC.

Au total, 17 points sont au fronton de cette plateforme revendicative. Il s’agit de la reprise sans délai du dialogue avec des responsables syndicaux des UNB ; la reprise d’un dialogue social franc, fécond et apaisé avec les confédérations et centrale syndicale en général ; une meilleure gestion du conseil sectoriel de médiation et de promotion du dialogue social du ministère de l’ enseignement supérieur et de la recherche scientifique et  abandonne la nouvelle procédure de recrutement du personnel enseignant dans les UNB ; le recrutement réglementaire et en nombre suffisant d’enseignants en adéquation avec la norme requise, soit un enseignant pour 25 étudiants, selon les exigences du système Licence Masters Doctorat…

Ces points de revendication sont dus au constat fait après un double mandat de 2006 à 2016 le règne du président Boni YAYI a laissé en héritage la mauvais gouvernance faite de corruption , de fraude et d’ impunité au sommet de l’ État, du chômage pour les diplômés et des misères pour le peuple puis la gestion de l’ éducation supérieur a l’ avènement du président Patrice TALON.

Les enseignants du supérieur durcissent le ton et préviennent le gouvernement d’une paralysie générale des activités des UNB si leurs revendications ne sont pas satisfaites. C’est du moins ce que confie Rachad K .E. Ali, enseignant et syndicaliste venu sortir ce matin les étudiants en deuxième année des Lettres Modernes alors qu’il déroulait un cours. Ces mouvements s’observent dans toutes les universités du Bénin.

Emmanuel AZINHOU (Stag)



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