ŒUVRES SOCIALES  A L’UAC : L’heure de la résurrection

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Le Centre des Œuvres Universitaires et Sociales section Uac (Cous/AC) est dorénavant dans une nouvelle dynamique en matière de satisfaction des besoins des étudiants. S’employant dans des démarches pour accomplir sa mission, l’institution est désormais dans la droite ligne de l’acquisition de moyens pour le bien être de la communauté qu’elle sert. Déjà, sur le terrain, le constat est palpable, au grand bonheur de la masse estudiantine.

Si après l’ère Houndonougbo, les autorités du centre des œuvres universitaires et sociales ont bien peiné à solder un certain nombre de problèmes entrant en ligne de compte pour la satisfaction des étudiants, désormais, un jour nouveau semble se lever. Après près de deux ans de mauvaise donne et de léthargie, le sociale se revigore peu à peu au  haut lieu du savoir.

De l’acquisition de matériel pour le soin des étudiants à l’application d’une nouvelle thérapie pour des prestations de qualités, ce sont bon nombre de méthodes qui sont désormais employés pour assurer une bonne couverture sociale aux étudiants et à toute la communauté universitaire. Cet état de chose, ce sont les premier bénéficiaires qui, satisfaits du constat, apprécient.

Julien Dansou étudiant en 3ème année de géographie fait la remarque : « Il est vrai qu’on constate une amélioration dans la prestation en ce qui concerne les œuvres sociales. Les autorités ont peut être pris un bon moment pour rentrer dans la danse, mais mieux vaut tard que jamais ». Comme lui, Sosthène Gbédé, étudiant en première année de Linguistique, confie : « Avant ces dernier mois, je croyais carrément que le service social n’existait que de nom. Mais depuis peu, des changements se remarquent ». Notifiant que le blocage, pour cause du climat de tensions, des services comme la restauration entache un peu à l’image que se reconstruit l’institution, il précise que « c’est déjà un grand pas » qui se remarque quant à la mise à disposition d’un certain nombre de services primordiaux comme ceux des soins sanitaires, de l’entretien des cabines et du transport.

Et ce ne sont pas seulement les étudiants lambda qui ont l’apanage de ces éloges ; les responsables étudiants aussi témoignent de leurs côté d’une avancée. Alain EKLOU, Secrétaire Général de la Fédération Nationale des Etudiants du Bénin (Fneb) étaye : « ce n’est pas faux que des avancées se font palpables sur le terrain. Ceci, malgré la période de tension qui secoue l’université ». Pour justifier ses dires il porte à témoin l’acquisition de nouveaux matériels pour le soin des étudiants, la reprise du service de transport universitaire sans oublier la satisfaction d’un certain nombre de revendications relatives au payement des arriérés d’allocations universitaire. La conséquence de cet état de chose, ajoute-t-il, est la diminution drastique des plaintes des étudiants, une chose qui oblige à « féliciter » l’autorité.

Nouvelle donne

Dans la pratique, le Cous/AC qui prend à bras le corps sa mission, est à l’ère de la concrétisation des promesses. Si à sa prise de service, Ghislaine Fagbohoun a tôt fait de promettre le minimum aux étudiants, elle n’est plus loin de réaliser ceci. Pour preuve, pendant que personne ne s’y attendait, le Fond des Nations Unis pour la Population (UNFPA) a procédé le jeudi 5 avril 2018, à la remise de plusieurs matériels et équipements médicaux à l’institution.

C’était au cours d’une cérémonie officielle tenue dans l’amphithéâtre Idriss Deby Itno de l’Uac. Le don était composé d’une Ambulance, des matériels de bureaux, des consommables médicaux, des produits contraceptifs, ceci, avec l’appui financier du Royaume des Pays-Bas. D’une valeur de 80.502.432 FCFA, ce don est intervenu dans le cadre d’un partenariat entre le Cous et  l’institution de l’organisation des Nations Unis.

A propos, Ghislaine Fagbohoun, directrice du Cous-Ac, a précisé que le don tient de l’initiative du Cous qui s’est résolu à multiplier ses partenariats afin de satisfaire les étudiants.  Après avoir ajouté que « cet appui contribuera à une meilleure prise en charge des étudiants dans les infirmeries », elle a indiqué que cela permettra de galvaniser le partenariat entre le Cous et l’UNFPA mais aussi, ouvre la voie à des initiatives plus osées, toujours pour la satisfaction des étudiants. Sur un autre Plan, il est un secret de polichinelle que la question de l’insalubrité dans les résidences universitaires n’est plus d’actualité.

Par rapport, les nettoyages  sont désormais réguliers et l’odeur infecte qui y prévalait ne fait plus siège. Quant au transport, les grèves n’ont pas émoussé l’ardeur des agents du Cous à réduire les peines des étudiants. Même s’il y a eu un temps d’inaction vu la cru de la tension, dès l’horizon d’une accalmie, les activités reprennent. A preuve, le lundi 7 mai, les bus ont repris service pour alléger aux étudiants leur supplice en matière de transport. Autant de choses qui témoignent d’une nouvelle donne.

Prochains défis

Si le pas fait n’est pas des moindres, il reste quand même des chantiers qui méritent d’être auscultés. Ceux de la réfection des bâtiments, de la construction d’un château pour les résidences, de l’acquisition de plus de moyens roulant pour le transport des étudiants sont des pistes à ne pas négliger. Par ailleurs,  l’autorité devrait s’appliquer à tendre vers le dialogue avec les étudiants pour en arriver à un même niveau de compréhension. Ceci, pour la promotion d’un meilleur climat au campus.

Luc Antoine AMEGNISSE



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