PRATIQUE DES SPORTS DE GROUPE:Quand le maintien du physique dérive à la copulation

42

Il est un secret de polichinelle que pratiquer une activité sportive en groupe est assez répandu dans toutes les grandes villes du Bénin. Si l’objectif de ses groupes de sport réside en la pratique du sport afin de favoriser le maintien en bonne forme de physique du corps, il se fait que parfois, des dérives naissent. Du sport physique lui-même, on assiste à une course à l’assouvissement de désirs charnels.

Nul doute que la pratique des sports apporte beaucoup à la bonne santé. Ceci, les habitants de la grande ville du Bénin, à l’instar des autres, l’ont compris. Et, c’est ce que confirme la présence massive, de ces derniers, toutes catégories confondues les week-ends, pour faire le sport. Constituées en des groupes d’une cinquantaine de personnes au maximum, les activités se mènent dans les places publiques de Cotonou telles que le carrefour sainte Cécile, le stade Général Mathieu Kérékou, l’étoile rouge et bien d’autres lieux, y compris les salles de gym. Un tour à ces endroits permet de constater, des exercices physiques qui n’en sont pas vraiment un. C’est à dire, des hommes et des femmes, parfois respectivement marié avec des conjoints qui ne sont pas membres du groupe, dans des positions confinant à la luxure.

Ceux-ci, accompagnés d’attouchements, ne se font pas rares dans le champ d’entraînement. Autre chose encore, il n’est pas rare a ces lieux de sport de rencontrer des femmes qui viennent aux séances sports en se fardant le visage et le corps de produits cosmétiques afin de ne pas passer inaperçues. À Coire que le sport n’est pas la vraie motivation sur ces lieux. Ce superflu qui sied plus le glamour que la posture des mouvements musculaires qui font transpirer semble bien loin de travestir toute leur inclination à l’allèchement. Alain Dohou, psychosociologue, spécialiste de l’éducation sexuelle a apporté les valables raisons qui peuvent soumettre femmes et hommes à un tel comportement. Manquement, a-t-il expliqué, à la rectitude des mœurs en matière de l’éducation sexuelle, la non maîtrise de soi, la volupté et la quête de partenaire sexuel chez des jeunes et des célibataires et l’irrémédiable insatiété sexuelle au sein de certains couples peuvent pousser à un tel phénomène.

 

Flagrant délit…

Si l’absence d’orthodoxie de ce phénomène reste toujours récurrente, des couples s’embourbent les déboires. Même si les responsables de ces clubs de sports parfois chorégraphiques ne nient pas l’existence du fléau, ils démentent tout de même toutes responsabilités ou toute complicité dans le comportement de certains de leurs amis participants. D’après Tchidou Ismaèl, Coach d’un club à Cotonou. « Nous observons les membres du club, si nous découvrons quelqu’un ayant des intentions autres que les objectifs du club nous le renvoyons purement et simplement et ce qui se passe entre eux après le club ne nous regarde plus », a-t-il fait savoir. Dans la même veine, un moniteur de Fitness à Cotonou a fait comprendre : qu’il est vrai qu’il travaille avec des femmes, <<mais ce qui me lie à elles se limite strictement au sport ». Cependant, un médecin généraliste à Cotonou a dépeint, sans langue de bois, la mésaventure vécue avec sa partenaire amicale des sports. Elle dit, a-t-il narré, qu’après un événement à caractère social de leur club et après <<j’apprends qu’elle est à la plage ou dans une buvette à Ouidah avec un homme, membre de son club de sports>>. Il a complété avec désolation qu’avec ces groupes de sport, il n’est pas rare que son épouse aille au sport à 7 h et rentre après 15 h ou 16 h. Une situation qui n’est pas sans conséquence sur le devenir des enfants.

Des couples en viennent à se séparer faute de compréhension quand surviennent ces situations. Coach Didier entraîneur de l’un des groupes de Cotonou interpelle la conscience collective. Pour lui, il suffirait que chacun prenne conscience que les sports de groupe ne sont pas des sites de rencontre afin que tous soit mieux porter vers le sport et unique le sport>>. Par ailleurs Emmanuel Djidonou, un autre sportif préféré se tourner vers le sport individuellement pratiqué ou, à la limite, uniquement avec sa femme à celui en club.



Créé en novembre 1988, LE HERAUT est le tout premier journal des étudiants du Bénin. Informer, former, éduquer et divertir les membres de la communauté universitaire et la nation, tels sont les buts essentiels de ce mensuel. Pionnier dans la naissance et la floraison d’une presse privée libre et plurielle au Bénin, Le HERAUT fait office de lieu de baptême pour nombre des grandes plumes de la presse nationale et d’école de journalisme par défaut pour qui sintéresse au métier. Membre du Carrefour International de la Presse Universitaire Francophone (CIPUF) et initiateur de l’Union des Presses Universitaires Francophones de lAfrique de l’Ouest (UPUFAO), LE HERAUT a un lectorat potentiel de plus de cent mille étudiants (100.000) étudiants répartis sur tous les campus universitaires du Bénin. Le Héraut est entièrement conçu et réalisé par des étudiants venus de divers facultés, instituts ou écoles.


Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *