PROF. CHARLEMAGNE IGUE À PROPOS DES NOUVELLES OFFRES DE FORMATION A LA FASEG/UAC : « Nous voulons former des cadres qui seront immédiatement insérables »

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Après le lancement de trois nouvelles offres de formation à la Faculté des sciences économiques et de gestion (Faseg), Charlemagne Igue, le doyen de ladite faculté explique davantage le bien-fondé de ces formations et indique leurs intérêts aux nouveaux bacheliers.

Vous avez lancé le 17 août 2017 trois nouvelles offres de formation au niveau de votre faculté. Parlez-nous-en.

Ce sont des formations à vocation professionnelle et aussi à vocation régionale. Donc ce sont des formations qui ne s’adressent pas seulement aux Béninois. Elles s’adressent aussi à la sous-région. Il s’agit de deux licences professionnelles de très haut niveau en termes de l’arrimage entre théorie et pratique et un master de très haut niveau appelé au bout de la première phase de trois ans à devenir un programme court. Des deux (2) licences, il y a une qui est dans le domaine des sciences comptables et financières. Elle a une histoire et ne fait que reprendre un ancien diplôme que nous délivrions ici appelé Mstc (NDLR : Maîtrise des sciences et techniques comptables). Elle a fait ses preuves en permettant la formation de plusieurs Béninois immédiatement employable. Je n’en connais pas un qui soit au chômage. Avant qu’ils ne finissent leur cursus, ils sont pour la plupart sollicités. Il s’est donc imposé à nous de redimensionner le Mstc dans le nouveau système de formation qu’est le Lmd. Donc la nouvelle dénomination est License en sciences et techniques comptables et financières (Lstcf). La deuxième licence est la licence en économétrie, statistique appliquée (Lesa). C’est la même philosophie qui sous-tend cette formation aussi. Les diplômés de cette formation ont la possibilité d’être immédiatement fonctionnels au niveau des structures qui perçoivent les statistiques comme étant indispensables aujourd’hui. Avec ce diplôme, ils peuvent déjà travailler dans n’importe quelle entreprise, même dans des entreprises à caractère familial, pourvu que le gérant perçoive la statistique comme étant indispensable pour sa propre croissance. Vous ne pouvez pas faire des prévisions pertinentes si vous ne menez pas des analyses statistiques. Ne mène pas une analyse qui veut, mais qui peut. La troisième offre de formation à savoir le Master économétrie et statistique appliquée est un master qui se veut la continuité de la licence en économétrie et statistique appliquées. Mais il a une particularité, c’est un master qui se déroule déjà à l’université d’Orléans et c’est le deuxième meilleur master en Europe dans son domaine. Nous l’avons grâce à une coopération avec l’université d’Orléans qui est portée d’ailleurs par Lea , le Laboratoire de l’Économie d’Orléans. Dans le cadre de cette formation, il y a des modules de niveau stratégique technique qui seront animés directement par les enseignants expatriés, dont des enseignants, en poste à l’université d’Orléans et aussi des enseignants praticiens en poste dans l’Union européenne. Ils sont partiellement enseignants et praticiens. L’objectif est de réussir ces diplômes pour pouvoir entamer la deuxième phase qui est la co-diplomation de l’Uac et de l’Université d’Orléans.

Dites-nous qui sont ceux qui peuvent bénéficier de ces offres et comment.

Tout dépend de la formation. En ce qui concerne la licence Lstcf, tout bachelier ayant le Bac G2, C et D, éventuellement, parce que de par leur cursus au secondaire, ils sont plus ou moins préparés pour pouvoir faire face aux exigences de cette formation. Pour la licence Lesa, les séries ciblées sont : C, D et E. Toute autre série technique ou scientifique jugée scientifique à ces trois séries peuvent être admises. Pour le Master, Esa, ça sous-entend que vous disposez d’un diplôme en licence en économie appliquée soit une licence en statistique, en mathématiques, en physique et dans le cas échéant, une licence en informatique.

Vous avez parlé de formation pratique. Pourriez-vous expliquer le volet pratique de la formation ?

D’abord, il faut dire que nous donnons des formations d’élite de très petite taille. Pour le master Ésa par exemple, aux termes de la coopération avec nos partenaires orléanais, ils ont été clairs. C’est une formation qui fait la promotion de 25 étudiants et exceptionnellement 30. Donc dans une salle de 25 étudiants comment un étudiant peut-il échapper ? L’encadrement ne peut qu’être rapproché. Ce qui n’est pas le cas dans un amphi de 8.000 étudiants. Aussi bien au niveau du Master qu’au niveau des licences, l’effectif sera très réduit.

Quelle est l’importance de ces offres de formation au niveau des bacheliers ?

Ces nouvelles offres de formation sont très importantes dans le sens où c’est une formation d’élitisme et donc le processus de sélection est tel que si vous n’avez pas le minimum en termes de background, vous ne pouvez donc pas être sélectionné. Une fois que vous êtes sélectionné, dans la mesure où l’effectif est réduit, l’encadrement est donc rapproché et plus efficace. Cela va permettre de réveiller en chacun de ses apprenants, le génie qui se cache en eux. Ce qui n’est pas possible dans un amphi de 1000, 3000 ou 4000 étudiants.

Vous avez au cours du lancement affirmé « Nous voulons former des cadres directement insérables ». Quelle politique mettez-vous en place pour ce fait ?

C’est une formation hautement professionnelle. À la fin de la formation, il y a plus de possibilités d’insertion sur le marché. Le processus est tel que la probabilité d’insertion est très forte et surtout pour le Master Ésa. Dans la sous-région, par manque d’information on ne connaît pas l’importance des cadres techniques dans un domaine comme celui-ci. En plus au cours de la formation l’opportunité leur est offerte de faire des stages à la fin de chaque année d’étude. À la fin de la première année de licence, vous êtes envoyé en stage pareil jusqu’en troisième année. La majorité de ces étudiants sont retenus dans des entreprises même avant la fin de leur formation. Donc c’est effectif. Nous voulons former des cadres immédiatement insérables.

Un message aux nouveaux étudiants ?

Pour ces nouveaux apprenants, les dossiers de candidature sont reçus au secrétariat administratif de la Faseg ou au cabinet du doyen tous les jours du lundi 14 août au lundi 9 octobre 2017.

Ruth ASSOKLE & Mazidi FASSASSI



Créé en novembre 1988, LE HERAUT est le tout premier journal des étudiants du Bénin. Informer, former, éduquer et divertir les membres de la communauté universitaire et la nation, tels sont les buts essentiels de ce mensuel. Pionnier dans la naissance et la floraison d’une presse privée libre et plurielle au Bénin, Le HERAUT fait office de lieu de baptême pour nombre des grandes plumes de la presse nationale et d’école de journalisme par défaut pour qui sintéresse au métier. Membre du Carrefour International de la Presse Universitaire Francophone (CIPUF) et initiateur de l’Union des Presses Universitaires Francophones de lAfrique de l’Ouest (UPUFAO), LE HERAUT a un lectorat potentiel de plus de cent mille étudiants (100.000) étudiants répartis sur tous les campus universitaires du Bénin. Le Héraut est entièrement conçu et réalisé par des étudiants venus de divers facultés, instituts ou écoles.


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