PROF CHRISTOPHE AIMARD GANDONOU A PROPOS DU FORUM DES JEUNES CHERCHEURS SUR LA PHYSIOLOGIE VEGETALE : « Ce qui est attendu comme résultat, c’est que tous les acteurs se rendent compte de tout ce que la physiologie végétale peut apporter  au développement de l’agriculture en général »

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Dès le mardi 29 mai 2018, le laboratoire de physiologie  végétale et de gestion des stresses environnementaux organise une rencontre scientifique de deux jours. Cette rencontre est initiée dans le but d’échanger avec les chercheurs et producteurs  sur les questions de développement de l’igname et des cultures maraîchères. Christophe Aimard  GANDONOU,  directeur du laboratoire de physiologie  végétale et de gestion des stresses environnementaux, présente ici les mobiles de l’activité.

Parlez-nous de la rencontre scientifique que vous organisez

Nous avons pris  l’initiative d’organiser   à partir de demain mardi 29 mai 2018 dans l’amphi Etisalat de l’Université d’Abomey-Calavi  une rencontre scientifique de deux jours que nous avons dénommé le forum des jeunes chercheurs sur la physiologie végétale et ses applications au service du développement de l’agriculture : le cas de l’igname et des cultures maraîchères. Il s’agit d’une activité scientifique placée sous le parrainage du recteur de l’UAC Maxime da Cruz. Cette rencontre a pour objectif de créer un espace d’échange entre les différents acteurs intéressés par le domaine de la physiologie végétale notamment  ses applications au niveau de l’agriculture sur le développement  de la culture de l’igname et des cultures maraîchères.

Cette rencontre est organisée dans le cadre des activités  de notre laboratoire. Nous avons profité de la visite d’une de nos partenaires  belges, Murielle KINER, avec qui nous initions un projet de recherche sur l’amélioration génétique de l’igname en ce qui concerne surtout les problèmes liés à la floraison et au déterminisme du sexe chez l’igname. Cette manifestation va regrouper une soixantaine de participants réguliers mais aussi est ouvert à tous les membres de la communauté universitaires.  Une soixantaine de jeune chercheur mais aussi d’autres acteurs  parce qu’il y a les producteurs  qui vont venir.

Il y a deux représentants de producteurs et deux  représentants des cultures maraîchères en plus des chercheurs universités de l’institut national de recherche agricole du Bénin, de l’université nationale d’agriculture, de l’institut internationale d’agriculture tropicale et le centre mondial pour les cultures maraîchères.  Le but est Surtout échangé entre ses acteurs pour permettre de réfléchir au domaine prioritaire dans lequel il faut développer l’activité végétale et ses applications pour booster un peu le développement agricole notamment en ce qui concerne l’igname et les cultures maraîchères.

Pourquoi avoir choisi la physiologie végétale ?

Je suis le directeur du laboratoire de la physiologie végétale  et nous recevons une partenaire qui est physiologiste végétale. C’est dans ce domaine que nous  développons un partenariat  pour l’améliorer la production de ces deux catégories.

Ces deux catégories pourquoi ?

Parce que dans un premier temps, les cultures maraîchères constituent  un pan important de notre système agricole.  Donc, les cultures maraîchères sont un volet extrêmement important surtout  de la politique actuelle du gouvernement en ce qui concerne le secteur de l’agriculture. L’igname constitue une culture majeure dans notre pays. Auparavant, l’igname était principalement consommée dans les zones de production mais vous comprenez avec moi que depuis une dizaine ou quinzaine d’année  que l’igname est devenue une culture de base pour tous les béninois.

L’igname  se retrouve dans toute les rues de Cotonou  alors que avant, il faut arriver à hauteur de Dassa avant de trouver igname pilée.  Donc vous voyiez que l’igname constitue une culture très importante pour l’alimentation de nos populations.  Mais  le développement de l’igname est très limitée par un certains nombres de contrainte que nous envisageons contribuer à relever.

Professeur quand on parle de forum scientifique, on s’attend déjà à des thèmes scientifiques alors que quand on parle de l’agriculture et des produits maraîchers, c’est beaucoup plus les paysans, si ceux-là venaient à être de la partie,  est-ce que vous avez prévu des conditions pour leur simplifier les thèmes  pour leur faciliter la compréhension?

Oui,  je crois que c’est un aspect important. Comme nous savons que les producteurs sont les interlocuteurs importants, eux-mêmes vont faire des présentations, ils vont communiquer.  Donc, cela veut dire qu’eux-mêmes vont trouver des thèmes qui vont leur permettre de faire passer leur message. Evidemment, nous aussi, nous allons tenir compte de la catégorie des participants pour communiquer. Nous allons limiter au maximum, l’usage des thèmes scientifiques et  techniques pour permettre la compréhension de tout le monde.

Quels sont les résultats attendus ?

Ce qui est attendu comme résultat, c’est que tous les acteurs se rendent compte de l’importance de la physiologie végétale, de ce qu’elle peut apporter  au développement de l’agriculture en général  mais en particulier de l’agriculture de ces plantes-là.  Mais aussi de permettre aux jeunes chercheurs d’identifier des thématiques scientifiques dans lesquelles ils vont développer leur recherche pour contribuer donc au développement de ces cultures là et faciliter donc le contact et le partenariat entre les producteurs et les scientifiques dans ce secteur.

Qu’est ce qui est prévu après le forum ?

Au  niveau du laboratoire avec nos partenaires, nous développons  notamment des recherches dans le domaine des cultures maraîchères  relatives à la résistance, à la salinité et du sol et de nos irrigations de ces cultures.  Vous savez qu’une bonne partie des cultures maraîchères au Bénin se trouvent dans la zone côtière  ou le sol et l’eau sont relativement salés. Donc pour aider les producteurs à utiliser une meilleure variété dans leur zone de production, nous travaillons à identifier selon les zones les variétés les plus résistantes à la solidité pour permettre donc aux producteurs de choisir une meilleure variété pour avoir de meilleur rendement. Pour ce qui concerne l’igname évidement l’amélioration génétique de l’igname est limitée par les difficultés de reproduction sexuelle. Si on arrive à comprendre le fondement de la production sexuée chez l’igname, on peut faciliter la création de nouvelle variété meilleure que celle qui existe.

Pour le suivi, comme nous avons déjà le contact direct avec les producteurs, nous allons continuer sur cette base pour atteindre les autres producteurs et éventuellement leur faire passer les méthodes nouvelles  qu’on aura mise au point pour diffuser en leur sein pour qu’ils puissent les utiliser pour améliorer leur production .

Cela veut dire que les années à venir, nous aurons à passer à d’autre espèces. ?

Oui à d’autres espèces  mais aussi aller plus en profondeur par rapport à là où nous sommes aujourd’hui, par rapport au résultat.

Avez-vous quelques choses à dire au publique ?

Oui ce qu’on voudrait dire, c’est que le forum  concerne tous les acteurs de la communauté universitaire. Tous les étudiants  sont  aussi invités parce que nous avons parlé des jeunes chercheurs, mais c’est les étudiants de licence d’aujourd’hui qui sera le doctorant ou le docteur du demain. Cela veut dire que tout le monde  est invité seulement que pour la remise d’attestations par exemple, seules les invités officiels serons pris en compte.

Transcription : Pascal AHOUMENOU (Stag)



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