PROJET CLASSE SPORTIVE DU MCTS : Une réforme ambitieuse mais ambiguë

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Afin de donner une nouvelle image au secteur sportif béninois, le gouvernement de la rupture a prévu dans son programme d’action le projet d’institutionnalisation des classes et associations sportives communales. Une initiative dont la réussite dépendra en grande partie de la qualité des formateurs qui seront recrutés.

Malgré sa proximité par rapport aux pays comme le Nigéria, le Mali, la Côte d’Ivoire ou encore le Ghana, le Bénin ne peut se comparer à ceux-ci en matière de professionnalisme au niveau sportif. Ceci pour des raisons de manques d’infrastructures sportives adéquates, de centres de formation, d’équipements, de structures compétentes dotées de personnalité physique et juridique, ainsi que des encadreurs capables d’impulser un nouvel élan au sport national.

En parcourant les 77 communes du Bénin, le constat est le même. Et toutes ces déconvenues sont dues, aux dires des acteurs, à une mauvaise formation et à un manque de suivi des athlètes depuis le bas âge. Et c’est justement dans l’optique de  changer cette donne  que le régime en place à penser à corriger le tir via le projet d’institutionnalisation des classes et associations sportives communales. Au total 89 classes sportives seront mises en place à raison d’une classe par commune sauf Cotonou qui en compte 13, soit une par arrondissement. Cinq disciplines y seront enseignées dont le football, le basketball, le handball, l’athlétisme et les arts martiaux. Mais l’on ne peut pas faire vivre ses classes sportives sans encadreurs qualifiés.

La nécessité de l’expertise dans la formation

Depuis le lancement de ce projet, plusieurs séances de formation et de recyclage ont été effectuées à l’endroit de ceux et celles qui s’estiment capable d’encadrer les jeunes athlètes des classes de 6e en terminale des lycées et collèges du Bénin. Parmi ces derniers, on dénombre des professeurs d’EPS, des étudiants de l’INJEPS, d’anciens athlètes et bien d’autres.

Ainsi, en février ils ont assisté aux derniers ateliers de formation organisés à leur endroit et animés par des experts venus de l’Europe. Le moment tant attendu pour la sélection des encadreurs s’offre à l’horizon et il faudra laisser le copinage, les intérêts personnels et le clientélisme pour opérer des choix objectifs. Il sied de choisir ceux qui ont les compétences requises pour faire le travail dans chaque discipline.

Certes le gouvernement mettra les moyens en œuvre pour la formation des jeunes mais si l’encadreur ne peut pas être à la hauteur de la tâche, le projet pourrait avoir du plomb dans l’aile. Et aujourd’hui, le souhait de tous les béninois est que ce projet prenne corps définitivement dans les 77 communes du Bénin et que les 12 académies départementales soit une réalité. Car les 400 et 774 encadreurs qui seront recrutés respectivement pour encadrer les classes sportives à la base et les associations sportives communales seront les pionniers de ce projet et l’histoire retiendra leur nom.

Méphis Marcodias KITI 



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