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RESIDENCES UNIVERSITAIRES de l’UAC : Le Cous-Ac s’accomode de l’inconfort

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Les résidences qui abritent les étudiants à l’université d’Abomey-Calavi (UAC) sont laissées, depuis plusieurs années, dans un état défectueux et insalubre. Malgré cet état délabré des cabines, elles ont de nouveau été attribuées, pour le compte de cette année académique, sans entretient aux étudiants. Les mêmes échauffourées revendicatives ont repris service et dénoncent les mêmes maux.

A l’Uac, les résidences universitaires sombrent dans l’ornière de la saleté. Le 31 janvier 2018, les étudiants ont organisé une marche sur le campus pour dénoncer « l’enfer » dans lequel ils ont toujours vécu et vivent quotidiennement  dans les résidences. Le constat fait du côté des cabines PIP du campus reste peu reluisant.

Laissées dans une brousse, ces résidences n’ont que leur vieille peinture déteinte et de plus en plus fanée. De part et d’autres lesdites résidences sont en éparses sur la petite portion du sol, après la grande occupée par une broussaille. Les feuilles mortes des arbres laissant l’aspect des façades simulées à un tas d’ordures. Des fenêtres laissent voire maintes traces d’usure, des fissures sur des murs, la dalle lézardée à des endroits, les toiles d’araignée et des odeurs nauséabondes qui infestent les lieux sont entre autre ce qui y attire en premier l’attention.

« Ici, tout est en état  de dégradation accrue, un simple nettoyage n’a pas été fait avant notre installation. A des endroits,  la dalle laisse couler l’eau pendant les périodes de pluies », a fait savoir Jeanne, une étudiante vivant dans les cabines. Le constat n’est pas différent dans les résidences BID. Des matelas bon à la courbature, des lits usés, des carreaux qui se décollent en lambeau, des douches et latrines en état inachevé et insalubre, font entre autres  le vécu quotidien des étudiants.

A cela s’ajoute la pénurie d’eau à long terme. Une chose qu’a déplorée Janvier Houngbo, étudiant en deuxième année de philosophie, résidant de l’une des cabines BID C. « La vie, dit-il, à laquelle nous sommes soumis semble celle des prisonniers. Le lit, l’étagère, les carreaux tout est usé ». Il a souligné que l’eau n’est jamais stable dans les résidences plus d’un mois qu’ils ont intégré les cabines. Au regard de cet état de choses maintes interrogations méritent d’être répondues.

L’incommode recommencement

 L’année écoulée, suite à une manifestation des étudiants pour les mêmes revendications, les autorités du Centre des œuvres universitaires et sociales d’Abomey-calavi (Cous-AC) ont promis apporter satisfactions bien avant l’entame de cette année 2017-2018. La réalité perfide prouve carrément le contraire. Les subsides alloués au Cous-AC par les étudiants avant d’intégrer les cabines ne portent visiblement pas leurs fruits.

Tout ceci représente des préoccupations à divers niveaux du nombre d’étudiants à ce haut lieu du savoir. Tout comme Zachari Ahossi étudiant en deuxième année de sciences économiques bénéficiaire des cabines universitaires affirme: « nous ne comprenons pas pourquoi le COUS nous traite de la sorte alors que nous avons payé ». Le 1er Février passé, Gislaine Fagbohoun, la directrice du Cous-AC a comme à l’accoutumé rendu visite aux étudiants pour « constater » l’inconfort que dénoncent les résidents. Cette démarche de la directrice n’est pas à sa première. Même scénario les années antérieures. Mais la démarche n’a jamais changé le mal.

Des déconvenues

 

S’il est vrai que les étudiants ne comprennent pas les raisons justifiant leurs conditions de vie dans les cabines universitaires, il n’est pas moins vrai qu’elles engendrent des suites néfastes. À en croire Alfred Ehou, étudiant en deuxième année de linguistique résidant dans les cabines BID, il dort mal et se réveille avec des articulations douloureuses partout. À cause de la pénurie d’eau il peine à s’apprêter à temps pour les cours.

À cela s’ajoutent les maladies chroniques et aussi « les grippe, la fièvre, les allergies », a fait comprendre une étudiante dans les cabines PIP. Une chose qui selon Alfred Ehou impacte négativement les résultats dans les amphis la fin de l’année académique. Ceci amène à savoir si rien ne peut être fait pour l’amélioration des conditions de vie des étudiants dans les résidences universitaires.

Fidegnon HOUEDOHOUN & Emmanuel AZINHOU (stags)



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