Soutenance de thèse de doctorat en agronomie : Sabaï Kate décroche la « mention très honorable »

Soutenance de thèse de doctorat en agronomie : Sabaï Kate décroche la « mention très honorable »

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Le jury

Le jury

Il est depuis hier entré dans le cercle fermé des docteurs de la faculté des sciences agronomiques de l’Université d’Abomey-Calavi. Au terme de la soutenance de sa thèse sur les effets des changements climatiques sur l’agriculture et mesures d’adaptation en zone agropastorale de production cotonnière dans la commune de Banikoara au nord-est du Bénin, Sabaï Kate a décroché la mention très honorable avec félicitation du jury.

Au terme d’un suspense qui aura duré, plus de quatre heures d’horloge, Sabaï Kate, l’impétrant au titre de docteur en agronomie n’a pas manqué de séduire le jury par la qualité de son travail. Au finish, il s’en sort avec les mentions suivantes : sujet original et d’actualité, démarche appréciée, discussions autour des résultats appréciés, etc. Alors Sabaï Kate est proclamé docteur en sciences agronomiques de l’UAC avec la mention très honorable avec félicitations du jury. La problématique de son sujet porte sur les effets des changements climatiques sur l’agriculture en zone cotonnière de la commune de Banikoara, et ce à l’horizon 2050. En effet, force est de constater que les changements climatiques actuels et prévus constituent au même titre que la perte de biodiversité et de la fertilité des sols, la déforestation et la dégradation du couvert végétal, un des nouveaux grands défis auxquels l’humanité tout entière est confrontée et aura à faire face. Pour preuve, les observations ont montré que la température ambiante globale de la surface de la Terre a augmenté de 0,74 °C comparé à celle du siècle dernier. Quant aux prévisions, elles révèlent des augmentations de la température ambiante de la surface de la Terre de l’ordre de 1,5 °C à 4,5 °C à l’horizon 2050. Il s’ensuit donc que les changements climatiques sont susceptibles d’affecter la majorité des systèmes humains et naturels et plus particulièrement ceux à forte dépendance au climat. Sur le continent noir, les conséquences des changements climatiques sont ainsi déjà perceptibles et visibles au niveau des secteurs les plus vitaux que sont l’agriculture et la sécurité alimentaire.

Au Bénin, et particulièrement dans la partie septentrionale, le secteur agricole demeure extrêmement vulnérable aux changements climatiques qui agissent sur l’ensemble du secteur. Dans la zone agropastorale de production cotonnière de Banikoara, les constats effectués en milieu réel et la documentation scientifique révèlent que les paysans développent de nombreuses stratégies d’adaptation pour réduire leur vulnérabilité aux changements climatiques. Dans une perspective de gestion durable, il s’avère urgent de procéder à l’évaluation des conséquences des changements climatiques sur les mutations des agrosystèmes. D’où l’intérêt de la thèse brillamment soutenue par Sabaï Kate. Car au terme du travail scientifique, il est prouvé que Banikoara connait le réchauffement climatique. Les changements climatiques affectent la fertilité des sols et les populations développent des pratiques endogènes de gestion de fertilité pour y remédier. Les changements climatiques affectent les rendements des cultures. Et le tout nouveau docteur a pu en déduire que la simulation des rendements à l’horizon 2050 montre que mis à part le sorgho, qui sera positivement affecté par les changements climatiques, les autres spéculations seront négativement affectées.

Moïse TCHEGNONSI



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