Le vice-recteur Maxime da Cruz a représenté le Recteur de l'Uac

Uac : Le règne de l’insécurité

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Le vice-recteur Maxime da Cruz a représenté le Recteur de l'Uac

Le vice-recteur Maxime da Cruz a représenté le Recteur de l’Uac

L’université d’Abomey-Calavi fait parler d’elle par l’insécurité qui y règne. Une situation qui est devenue une source d’appréhensions pour les étudiants. Les vols se v multiplient avec quelquefois des actes d’incivisme et donnent la preuve que le campus d’Abomey-Calavi est dorénavant le nid des voleurs.

 

Chaque jour, des cas de vols sont enregistrés à l’université d’Abomey-Calavi. Et pour témoignage, des étudiants se plaignent auprès des trois organisations à caractère syndical d’avoir été cambriolés de leurs biens souvent chers. Et ces vols sont pour la plupart opérés, dans les cabines universitaires, les amphithéâtres, les restaurants universitaires et d’autres endroits bien identifiés, par les hors-la-loi. L’université, haut lieu du savoir par excellence, est devenue un territoire où l’insécurité est davantage présente. « Aucune zone n’est épargnée ; désormais toute la communauté de l’Uac est dépouillée par des étudiants déguisés. » Affirme Wilfried Guidigbi, chef d’état-major de la Fédération Nationale des Étudiants du Bénin (Fneb). Pour preuve, ces hors-la-loi sont à la quête de gains faciles, et cela les amène à prendre, à tout moment, tout ce qu’ils ont sous leurs yeux et même des objets précieux. Ce sont des portables, des chargeurs, des motos, des vêtements, de l’argent et bien d’autres objets qu’ils jugent importants. « Auparavant, il y avait seulement des zones réputées pour être le refuge de “ces étudiants malfrats”, telles que les résidences “» Kiss”’, le bâtiment “’ Bid B” » et d’autres coins sur le campus. Mais aujourd’hui, c’est tout le campus qui est devenu le QG de ces bandits. » Précise une des victimes, qui a requis l’anonymat. « Ces bandits n’hésitent pas à charcuter si l’on résiste. Ils sont toujours armés et nombreux » ajoute-t-il. À défaut de rendre l’âme, ces victimes s’en sortent souvent avec des séquelles. Certains étudiants sont marqués au point où ils ne veulent plus en parler. Néanmoins, certains parlent de leur cas. Julien S., étudiant en Sciences juridiques garde encore vivante dans sa mémoire, sa mésaventure avec ses camarades étudiants déguisés. « J’ai été braqué par quatre personnes, dont trois hommes et une femme dans la zone des résidences universitaires, entre le resto Bid et le bâtiment Bid “» B” ». C’était aux environs d’une heure du matin. » Raconte-t-il l’air triste. À l’instar de celui-ci, bon nombre ont subi un sort du genre. Le chef d’état-major Wilfrid Guidigbi a même été aussi victime tout comme un animateur de Radio univers dont la moto a été emportée. La situation est plus troublante du fait que ces « hors-la-loi » opèrent en pleine journée dans les amphithéâtres depuis un certain moment. Simon T. et Christine A., respectivement étudiants en deuxième année de Géographie et Aménagement du Territoire à l’(UAC) et première année à la Faculté des sciences économiques et de gestion ont été dépossédés de leurs portables respectivement aux environs de 9 h et 19 h. Même des vêtements séchés au soleil sont emportés.

 

Les voleurs font régner la peur à l’Uac…

 

Les menaces que les bandits profèrent aux victimes après leur forfait plongent toute la communauté universitaire dans une peur sans pareil. Des étudiants ont maintenant peur de sortir les nuits pour effectuer des achats au bord de la voie bitumée à moto, à cause de l’ampleur que prennent de jour en jour ces agressions répétées. Les étudiants sont désormais réticents à dénoncer ces forfaits. Cette situation d’inquiétude permanente n’épargne personne, ajoute le chef d’état-major. Mieux, la peur d’être braqué amène déjà plusieurs étudiants à se méfier de certains coins et recoins identifiés sur le campus qui sont aujourd’hui réputés nids de bandits.

 

Un début d’action face à l’insécurité

 

Face à cette insécurité qui règne sur le campus depuis des années, la Fédération Nationale des Etudiants du Bénin, avec à sa tête son président Emmanuel Assimada, a monté une garde de sécurité reconnue sous le nom « d’État-major ». Cette garde assure la sécurité aux entrées du portail principal de l’Uac est composée de jeunes étudiants. Ces derniers ont pour rôle de contrôler les entrées et sorties. Ils vérifient les papiers des engins qui sortent du campus et les pièces d’identité. Après quelques jours d’installation, les jeunes étudiants devenus gardiens de circonstance, ont mis la main sur un voleur, étudiant en 4e année à la Faculté des sciences et techniques (Fast) qui est venu tout simplement voler une moto Haojue de couleur bleue. Un effort que salue vivement le professeur Maxime da-Cruz, vice-recteur de l’université d’Abomey-Calavi. « … j’appelle les étudiants à une union de solidarités, pour mettre fin à ces insécurités qui constituent un danger permanent dans notre université. » Heureusement pour lui, il a échappé à la vindicte populaire que ces camarades étudiants planifiaient. Néanmoins, il a été tabassé humilié et traîné dans les flaques d’eau avant d’être remis à la police nationale du commissariat central d’Abomey-Calavi.

 

Moise TCHEGNONSI



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