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UNIVERSITÉ D’ABOMEY-CALAVI : La descente aux enfers

La grève dans le secteur de l’enseignement supérieur a pris une autre allure depuis le corsage du mouvement de débrayage par la couche estudiantine. Revendiquant le rétablissement de leurs prérogatives afférentes aux allocations, au droit de représentation, à la bonne application du Lmd, etc. ceux-ci, qui concomitamment aux enseignants suivaient la motion de 72h de grève sont passés à 96h.

Mobile de ce passage au bras de fer : la position ferme de l’autorité ministérielle de passer les réformes contestées et l’intimidation par l’arrestation de responsables étudiants. En effet, les trois organisations syndicales des étudiants que sont la Fédération Nationale des Etudiants du Bénin (Fneb), l’Union Nationale des Etudiants du Bénin (Uneb) et l’Union des Nationale des Scolaires et Etudiants du Bénin (Unseb) sont désormais passés à l’étape de campus mort avec pour mot d’ordre « pas de composition ni de cours ni de travaux dirigés et pratiques », ce, du mardi au vendredi avec tacite reconduction « jusqu’à satisfaction totale des revendications ».

L’interdiction de la marche des étudiants le mercredi 28 février 2018 et l’arrestation le 2 mars 2018 du président de la Fneb, Alimi Gounou, n’ont fait qu’envenimer les choses. C’est propre à cela que la semaine du 26 février au 4 mars 2018 a été l’une des plus chaudes au campus d’Abomey-Calavi.

Jets de pierres sans retenu, par les étudiants, riposte de la Police Républicaine par des gaz lacrymogènes, mise à feu de pneu inter-état Bohicon-Cotonou par les étudiants, coup de matraque et course poursuite sur le campus et dans l’entourage du campus par la Police Républicaine, destruction de plusieurs pans de la clôture de l’Uac par les étudiants, voilà autant de faits qui ont tenu en haleine l’Uac et les villages universitaires les journées du vendredi 02, samedi 03 mars 2018, du matin au soir.

Pour fumer le calumet de la paix, les étudiants réclament d’abord une libération de leur responsable. À ceci s’ajoutera la prise en compte de leur revendication, principalement celle relative aux allocations universitaires. Mais rien n’y fit. Le lundi  5 mars 2018, ce sont 31 étudiants qui ont été arrêtés et mis en garde à vue sous accusation de trouble à l’ordre public et destruction d’infrastructures publique.

Face à cela, les meneurs des mouvements de débrayage sont toujours rangés en ordre de bataille et annoncent la ruée vers des mouvements plus radicaux. Pour l’heure, ils attendent le procès du président de la Fneb et celui des étudiants arrêtés pour décider de la suite. Mais ce n’est pas les forces de l’ordre qui joueront aux observateurs. C’est ainsi presque un bataillon d’hommes en arme qui a été délocalisé sur l’UAC. Ceux-ci préparés jusqu’aux dents, avec un impressionnant matériel. La suite des évènements édifiera davantage.

Luc Antoine AMEGNISSE

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