UTILISATION EN CUISINE DES BOUILLONS CUBES : Les dessous d’un enclin au goût trop châtié (La santé en proie d’énormes risques)

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L’emploi d’additif culinaire devient de plus en plus nécessaire pour aiguiser le gout des repas. Parmi ces additifs se trouve les bouillons. Même si leur utilisation est prisée par nombre de ménage et parait ordinaire, ils exercent une influence nocive sur la santé des consommateurs

Composés pour la plupart de sel, de glutamate mono sodique (GMS), d’huile, d’arôme et plein d’autres conservateurs ; les bouillons sont utilisés pour donner du goût et renforcer la saveur des mets. Et si par le passé, les grand-mères savaient prendre le temps de combiner de bon produit tel que les crevettes, les poissons-fretins, et d’autres épices grâce auxquels les mets prenaient toute leur succulence, il n’en ait plus de même aujourd’hui. Beaucoup préfèrent s’abonner à « l’ingrédient magique » c’est-à-dire les bouillons cubes. Ces exhausteurs de goût sont pourtant néfastes pour la santé. Si cette information n’est pas nouvelle pour certains, elle reste difficile à admettre pour beaucoup. Pour ces dernières, les bouillons restent d’ailleurs un ingrédient primordial pour la cuisine. C’est d’ailleurs ce que confirme Mme BOCOVOU, femme au foyer. « Étant donnée, dit-elle que chaque ingrédient joue un rôle dans le processus de préparation des mets, l’absence de bouillon cube créerait un manque de goût ». Dès lors, il serait plausible de s’intéresser aux raisons pour lesquelles cet ingrédient culinaire fait tant de séduits dans ces rangs.

Les raisons de la notoriété

Ce n’est nullement pas par effet de mode que ces additifs culinaires sont autant prisés. Les bouillons sont proposés à des prix relativement modiques et règlent alors un problème économique. Beaucoup estiment d’ailleurs qu’elle contribue à relever facilement la saveur des mets, renforcer leur goût afin d’aiguiser l’appétit. « Ce n’est pas dans mes habitudes, mais j’utilise des bouillons quelquefois pour assaisonner mes plats afin de garder ma clientèle » confie Daniel Koffi, cuisinier en chef dans un restaurant à Cotonou. Pour d’autres, ce sont des raisons conjugales qui motivent le choix porté sur ces exhausteurs de goût. C’est d’ailleurs ce que certifie dame Jeanne, rencontrée au marché Saint-Michel : « Le cube est un produit primordial, car il permet de faire sortir un goût très bon au plat, et empêche les hommes de manger ailleurs ». Pour ainsi dire, c’est pour ne pas favoriser l’infidélité que certaines femmes y ont recours. Parallèlement, certaines femmes s’inscrivent en faux contre l’utilisation des renforçateurs d’arômes. Celles-ci semblent s’offrir les services de certaines épices pour pouvoir renforcer l’attrait de leur cuisine. Un moyen qui constituait le secret culinaire des grands-mères. Puisque dame YOVO Ida rétorque qu’avec ces petites astuces, l’utilisation des bouillons cubes ne conditionne pas une bonne cuisine.

Une intolérance à la santé

Les bouillons, certes très pratiques à utiliser, contiennent cependant des ingrédients peu recommandables pour la santé. Ils sont saturés d’additifs et d’exhausteurs de goût (E621, E627, E631, E330), de matière grasse, d’acidifiant et de glucose. Mais le plus gros problème c’est surtout leur apport en sel (trop grande quantité). Ce qui peut créer assez de conséquences dévastatrices sur la santé. Pour le médecin généraliste Wenceslas Akim, l’utilisation de bouillons cubes est synonyme de « destruction à feu doux d’organes tels que le rein, le foie, le cœur, et parfois les yeux ». Et à l’agronutritionniste Cédric ZANVO de révéler les maux auxquels sont exposés les consommateurs. Selon lui, ces rehausseurs de goûts peuvent causer l’hypo ou hypertension, les gonflements de la prostate les problèmes de myome d’infertilité, d’obésité, des maladies chroniques telles que le diabète, les troubles cardio-vasculaires, les maladies neurologiques, les crises d’asthme, etc. l’utilisation des bouillons cubes n’est pas totalement nuisible pour la santé humaine quand son utilisation demeure modérée. C’est du moins, ce qu’il convient de retenir d’après la nutritionniste Janine Lawani AGBO qui explique que ces exhausteurs renforcent l’organisme en sodium, un élément important pour l’excitation des neurones dans l’organisme. Raison pour laquelle elle conseille à ceux qui s’y réfèrent de réduire la quantité de sel et tout ce qui peut entrainer l’hypertension dans leur repas puisque ne font pas bon ménage celle-ci et le sel. Cédric ZANVO invite les consommateurs à retourner aux sources, aux recettes culinaires d’antan pour un meilleur assaisonnement des mets. Et comme l’OMS recommande de ne pas dépasser 5g de sel par jour pour prévenir les maladies chroniques, ½ brouillonnes cube suffit pour combler les besoins journaliers en sel d’un individu.

Islamia AFFO (Stag) & Raymond AMEGAN



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