Logo video leader

VIDÉO LEADER ET LA FORMATION PROFESSIONNELLE AU BÉNIN :  « La majorité des étudiants en communications ne maitrise pas l’audiovisuel et ceux-là peuvent venir se faire former à Vidéo leader » dixit Didier TOULASSI

166

Face au problème d’inadéquation entre formations et réalités professionnelles, assez de centres de formation se lancent le défi d’un allègement des difficultés des apprenants. Vidéo leader formation, un centre de formation dans les métiers de l’image, n’est pas du reste. Didier TOULASSI, formateur et Pdg de ce centre présente ici les formations et opportunités disponibles dans son centre de formation.

 Quelles sont les formations techniques qu’offre vidéo leader ?

À Vidéo leader, nous formons dans les métiers de l’image. A ce niveau, vous avez le cadrage, le photojournalisme et la prise de vue. Quand quelqu’un choisit les métiers de l’image, après la prise de vue, il apprend à faire le montage avec Photoshop. À cela s’ajoute l’option OPVM, libellée comme suit : Opération de Prise de Vue et de Montage. Il est le condensé de la première option avec le volet montage. Le montage en question est le photomontage avec Photoshop et le Montage de vue avec Adobe Premium pro (Pr) en passant par le traitement de son avec Wave lab. À cela s’ajoute le montage infographique, qui n’est que l’option évoluée du montage infographique avec un autre volet consacré aux logiciels After Effect qui permettent de faire l’animation. À vidéo leaders, nous formons aussi dans l’infographique BD 3D et la postproduction BD 3D. Nous mettons surtout, chez nous, la base sur la prise de vue parce qu’un technicien est quelqu’un qui doit savoir tout faire. En effet, à moins qu’il ait besoin de plus de personnel, un patron doit pouvoir compter sur son technicien et ne doit pas être obligé de recruter d’autres acteurs. Déjà dans le domaine des médias, on a le média journalisme qui est une OPVM pour les journalistes. C’est une option tout terrain. Dès que vous choisissez le média journalisme, vous êtes polyvalent et vous êtes capable de faire des commentaires, de faire un montage et c’est en quelque sorte de la réalisation. À la fin de la formation à Vidéo leaders, on touche le volet internet et on acquiert la capacité à gérer les fichiers, les sons, images et textes. En plus de tout, il y a le graphisme PAO où l’apprenant apprend à faire des prises de vue professionnelles et des vidéos professionnelles. Outre ces formations formelles, nous avons la VAE qui permet aux techniciens qui ont déjà connaissance de quelques notions de se professionnaliser davantage et de se valoriser. Par ailleurs, nous sommes en train d’introduire la formation en réalisation vu la faiblesse du cinéma béninois. Le Nigéria est déjà une grande industrie de production cinématographique et le Bénin encore très en retard se doit de le rattraper. Il faudrait donc que le Bénin noue un partenariat avec le Nigéria et envoie ses jeunes à l’école du Nigéria pour des formations d’au moins un an.

À cet effet, que fait vidéo leader pour aller à l’école du Nigéria ?

On essaie d’orienter les jeunes, de les former. Vidéo leader forme d’ailleurs des jeunes nigérians et réfléchit déjà sur des partenariats. Vidéos leaders n’est pas encore une très grande école et aussi, c’est difficile quand on est dans l’audiovisuel.

Qui sont ceux qui peuvent s’inscrire à Vidéo leader ?

Tous jeunes diplômés ; des étudiants qui ont déjà le BTS, le master ou la licence soit en communication soit en journalisme. La majorité des étudiants en communications ne maitrise pas l’audiovisuel et ceux-là peuvent venir se faire former à Vidéo leader. Les déscolarisés ayant ou non le BEPC ou le bac, peuvent également s’inscrire à vidéo leader. Pour ceux qui n’ont pas le Cep, nous avons initié un nouveau volet de formation qui leur permet de suivre une formation et de faire l’apprentissage. Vidéo leader est d’abord un centre de numérisation audiovisuelle avant d’être un centre de formation. Donc du coup, l’étudiant bénéficie des deux champs. Il suit les cours, mais en même temps, il est dans l’apprentissage. La vraie préoccupation de vidéo leader est de donner une chance à tout le monde.

Vos diplômes sont-ils reconnus par l’État ?

Il faut préciser que le diplôme audiovisuel est un diplôme extraordinaire, ce n’est pas ce qui est écrit sur le papier qui le valorise. C’est surtout la pratique qui est importante en audiovisuel. Dans n’importe quel département de l’audiovisuel, on vous recrutera par rapport à ce que vous savez réaliser. La question de la reconnaissance, c’est juste un problème de signature, mais c’est aussi un problème de conformité, du contrôle de l’Etat par rapport au département audiovisuel. Quand je prends le département audiovisuel, les compétences sont assez rares en infographie pour valoriser des diplômes. Pour que l’État contrôle un diplôme, il faut que l’État aussi présente des compétences pour  voir la vérité. Qui va payer les compétences ? Nous en tant que privée, avant de le faire, il faut que nous investissions pour présenter des professionnels qui vont créer des programmes que l’État pourra valoriser. C’est selon les programmes présentés que l’État valorise les diplômes. Et qui fera ces démarches ? Le domaine audiovisuel est très compétitif. Il faut que l’État délègue les gens qui vont authentifier les diplômes puisque tant que l’État n’est pas compétent dans un domaine, il ne peut pas reconnaître la qualité de ce qui est fait.

Comment se déroulent les formations à Vidéo leader ?

Les cours se déroulent soit  en cours du jour, soit en cours du soir. C’est souvent en demi-journée avec uniquement des formations pratiques et des documents à l’appui pour aider les gens qui n’ont pas un bon niveau intellectuel. L’audiovisuel est surtout un domaine de rêve et non de connaissance. Ceux qui réussissent, sont ceux qui ont des ambitions et le vouloir. C’est surtout pour activer le rêve chez les jeunes.

À l’orée de cette nouvelle rentrée,  quel mot avez-vous à passer aux apprenants ?

D’abord aux béninois en général, je dirai de se réveiller. Le béninois pense que le fait de parler le français suffit. Les «Bac plus » ne serviront à rien plus tard parce que le Bénin est un chantier, et un chantier a besoin d’un seul cadre avec beaucoup de techniciens autour.

Réalisation : Josias YELOUASSI Transcription : Anicette HOUNGBO


Créé en novembre 1988, LE HERAUT est le tout premier journal des étudiants du Bénin. Informer, former, éduquer et divertir les membres de la communauté universitaire et la nation, tels sont les buts essentiels de ce mensuel. Pionnier dans la naissance et la floraison d’une presse privée libre et plurielle au Bénin, Le HERAUT fait office de lieu de baptême pour nombre des grandes plumes de la presse nationale et d’école de journalisme par défaut pour qui sintéresse au métier. Membre du Carrefour International de la Presse Universitaire Francophone (CIPUF) et initiateur de l’Union des Presses Universitaires Francophones de lAfrique de l’Ouest (UPUFAO), LE HERAUT a un lectorat potentiel de plus de cent mille étudiants (100.000) étudiants répartis sur tous les campus universitaires du Bénin. Le Héraut est entièrement conçu et réalisé par des étudiants venus de divers facultés, instituts ou écoles.


2 thoughts on “VIDÉO LEADER ET LA FORMATION PROFESSIONNELLE AU BÉNIN :  « La majorité des étudiants en communications ne maitrise pas l’audiovisuel et ceux-là peuvent venir se faire former à Vidéo leader » dixit Didier TOULASSI

  1. Gbadamassi Aniath

    Moi j’ai envi d’être journaliste présentatrice ou animatrice ,croyez vous que j’ai une chance avec le niveau términal sans le baccalauréat?

    Reply

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *