Comme dans toutes les communautés humaines, l’existence d’un couple est basée sur la procréation. Mais, force est de constater que la procréation est mis en mal dans certains couples par le phénomène de la stérilité qui, dans la plupart des cas, est collée aux femmes. Voyage dans l’univers de ces femmes accusées peut être coupable.

« Quand l’enfant parait le cercle de la famille applaudit à grand cri » cette assertion de Victor HUGO montre bien l’importance de l’enfant dans la vie d’un couple. Malheureusement dans bien de communauté plusieurs couples n’ont pas la chance de vivre cette joie universelle. Et pour cause la stérilité. Elle s’entend comme l’incapacité d’un être humain à procréer, ou l’absence de prédisposition nécessaire pour donner vie. Dans ce cas, les femmes sont les plus touchées car sont souvent les plus indexées dans le processus.

Elles sont alors victime des pressions venant de la part de leurs beaux-parents, les tantes, les oncles et des fois de leur propre conjoint qui les accusent à tort ou à raison d’être à la base de ce mal. En effet, il n’est pas rare de voir les unes être rejetées par la belle famille et d’autres renvoyées catégoriquement. C’est l’exemple de Christine KOUTON, bientôt trois ans d’union sans enfant qui se voit chasser des injures à l’appui par sa belle-famille. Cependant, l’on se questionne sur les motifs de la survenue de ce problème auquel certains couples sont confrontés dans l’hégémonie de leur union. Les causes Divers syllogismes qualifient ce phénomène. Ce mal peut être provenant d’un ennui sanitaire ou médial. Cela dit l’infertilité qui, dû au dysfonctionnement de certains organes féminin est l’une des causes principales. Selon le docteur Guy BIO YERIMA, gynécologue obstétricien, l’infertilité est le fait qu’un couple vit pendant au moins deux ans sans enfant et qui durant tout ce moment a suivi des traitements sans un résultat positif.

Il poursuit que les problèmes de fertilité chez la gent féminine émanent souvent du dysfonctionnement de certains organes, notamment l’ovaire (problème d’ovulation), l’utérus qui peut être bouchée au niveau des trompes, mais aussi la mauvaise qualité des hormones régulant le cycle menstruel. Alors que d’aucun culpabilise la femme vu son pouvoir de la perpétuité humaine par le port de la grossesse. Les hommes ne sont pas aussi exemptés de la situation. Vis-à-vis de ces prétextes qui portent enclin à la reproduction dans les couples, Guy BIO YERIMA relativise. Ainsi, il insiste que la mauvaise qualité du sperme qui n’arrive pas à garder en vie les zoïdes, les infections comme les varicocèles, et la malformation des testicules empêchent aussi en partie la production ou non du bon sperme. Le mal peut être donc provenant de l’homme comme de la femme.

Pourtant les femmes continuent d’être la risée de leur confrérie existentielle. Cet état de chose n’est pas sans déconvenues sur la vie ces dernières et par ricochet sur celle du couple. Les revers du mal Face à ce spleen de fécondité, les femmes deviennent sujettes de certaines considérations péjoratives dans leur communauté existentielle. Ce faisant, elles sont psychologiquement abattues et éhontées au sein d’une société qui les discrimine. Dixit ADJIGNON Dénis HODONOU un socio-anthropologue. A l’en croire, ce fait non seulement qu’il rend malade ses victimes mais peut aussi entraîner celles-ci au suicide. Car il procure d’énormes soucis à l’existence de ses martyres. Par ailleurs la stérilité piètre sur la vie du couple dans son hégémonie.

Suite aux désidératas dont fait montre ce phénomène, le socio-anthropologue trouve qu’il orchestre l’infidélité et autres corolaires de l’altère. Il ajoute cependant, que « l’homme surtout ira chercher mieux ailleurs et sera tenté de prendre une autre femme ». Mais eu égard à tout cela, il est impérieux que les belles-familles tout comme les communautaires soient conscient que cette situation n’est d’aucune fatalité.

Rony FATOKINSI & Ferdinand NANSOUNON